Conseil européen

Quand :
20/06/2019 – 21/06/2019 Jour entier
2019-06-20T00:00:00+02:00
2019-06-22T00:00:00+02:00
Où :
bâtiment Europa
Rue de la Loi 175
1000 Bruxelles
Belgique

Après un mois de tractations entre les dirigeants européens et les groupes politiques du Parlement européen, un nouveau sommet européen se tient à Bruxelles, les 20 et 21 juin. Les vingt-huit chefs d’état et de gouvernement de l’UE se réunissent pour tenter de trouver un accord sur les postes clés de l’UE : présidences de la Commission, du Conseil et du Parlement et Haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères. L’accord sur le nom du futur numéro un de la Commission, l’exécutif de l’UE, devrait conditionner toutes les autres nominations : la présidence du Conseil européen, le poste de Haut représentant pour la diplomatie européenne et la présidence de la Banque centrale européenne. Les nominations pour ces trois fonctions relèvent de la prérogative des dirigeants européens. Mais elles sont encadrées par une série de contraintes. Un des grands postes doit revenir à une femme et un équilibre doit être respecté depuis 2004, entre petits et grands pays, anciens et nouveaux états membres pour les présidences des trois institutions et la fonction de chef de la diplomatie européenne.

MISE A JOUR

21-06-19 – Le chef du PPE, Manfred Weber est lâché par les chefs des groupes libéral et social-démocrate

21.06.19-15h00 

21.06.19- 11h00 – Déclaration du président Emmanuel Macron à son arrivée au Conseil européen

EN DIRECT | Déclaration du Président Emmanuel Macron au Conseil européen.

Publiée par Élysée – Présidence de la République française sur Jeudi 20 juin 2019

 

La présidence de la commission

Jeudi 20 juin- 13h00

Depuis le traité de Lisbonne, le président de la Commission européenne est élu par le Parlement européen, sur proposition du Conseil européen qui désigne son candidat à la majorité qualifiée “en tenant compte du résultat aux élections au Parlement européen“. Si ce candidat n’est pas approuvé par le Parlement, le Conseil européen en propose un nouveau dans un délai d’un mois, et selon la même procédure. En vertu du principe du “spitzenkandidat”, adopté en 2014, c’est le candidat du groupe arrivé en tête au scrutin qui doit être nommé. En toute logique, le prochain patron de la Commission devrait être l’eurodéputé allemand, Manfred Weber, candidat du Parti Populaire Européen (PPE). Problème : président du PPE, Manfred Weber a fait toute sa carrière politique à Bruxelles et est inconnu en hors du Parlement européen. L’eurodéputé n’a par ailleurs  jamais participé à un gouvernement en Allemagne. Un double handicap pour remplacer Jean-Claude Juncker, puisque le président de la Commission est censé avoir rang de chef d’Etat ou de gouvernement.

Le principe du “spitzenkandidat”est en outre loin de faire l’unanimité. Plusieurs gouvernements européens s’y opposentParmi ses plus farouches opposants, Emmanuel Macron, qui a obtenu lors du conseil du 28 mai dernier, qu’il ne soit plus automatique. Le Président français a d’autres noms à l’esprit : la commissaire européenne à la concurrence, la Danoise Margrethe Vestager, candidate des libéraux européens ; mais aussi le négociateur en chef du Brexit pour l’UE – le Français Michel Barnier ; ou encore le travailliste néerlandais Frans Timmermans, commissaire sortant. Lors d’une interview sur la  RTS (Radio Télévision Suisse), Emmanuel Macron a fait savoir qu’il souhaitait un candidat avec une expérience significative et une forte personnalité. Un pré-requis qui disqualifie aux yeux du chef de l’état la candidature de l’Allemand Manfred Weber. “L’Europe a besoin de visages, de personnalités fortes, de gens qui ont une crédibilité personnelle et les compétences pour remplir les postes qui sont les leurs » a rappelé M. Macron.

L’allemand Manfred Weber, entend néanmoins rester le candidat naturel au poste de président de la Commission européenne. Angela Merkel l’a soutenu sans ambiguïté lors d’un meeting à Munich ainsi que lors du dernier Conseil à Bruxelles, mardi 28 mai. “Nous soutenons notre candidat, Manfred Weber. D’autres soutiennent le leur, c’est clair“, a indiqué la chancelière allemande, pour qui le choix de M. Weber, 46 ans, permettrait à l’Allemagne d’obtenir l’un des postes les plus puissants au sein des institutions européennes et de garantir qu’il revienne à la famille du centre-droit, dont Angela Merkel est l’une des figures européennes principale.

Trois autres personnalités se dégagent : celle du néerlandais Frans Timmermans (S&D) et de la Danoise Margrethe Vestager (ADLE) et enfin celle du français  Français Michel Barnier, salué pour avoir défendu les intérêts de l’UE et des Vingt-Sept face au Royaume-Uni dans le cadre des négociations du Brexit

Le chef de file des sociaux-démocrates, Frans Timmermans, vient de remporter une belle victoire électorale aux Pays-Bas. Mais il souffre de deux handicaps : beaucoup en interne ne le trouvent pas suffisamment à gauche, et les pays de l’est lui reprochent son combat contre les atteintes à l’Etat de droit en Pologne et en Hongrie. La Danoise Margrethe Vestager qui ose s’attaquer aux Gafa, elle risque quant à elle de se retrouver en concurrence avec plusieurs Premiers ministres de la même couleur politique : son compatriote Lars Rasmussen, le Néerlandais Mark Rutte, le Belge Charles Michel, que l’on dit intéressés par un point de chute à Bruxelles.

La présidence du Conseil

Dans le traité de Lisbonne qui a instauré en 2007 le poste de président permanent du Conseil européen, rien n’est dit sur la procédure qui précède l’élection. Selon son article 15, “Le Conseil européen élit son président à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois. En cas d’empêchement ou de faute grave, le Conseil européen peut mettre fin à son mandat selon la même procédure.” Le nom d’Angela Merkel revient avec insistance pour présider l’instance des chefs d’Etat. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte est également cité comme un autre potentiel candidat. La chancelière allemande a reçu le soutien d’Emmanuel Macron. Interrogé sur la RTS la pertinence de son éventuelle candidature à la succession du Luxembourgeois Jean Claude Juncker, le président français a d’abord botté en touche.  “Je ne vais pas m’engager pour Angela Merkel pour qui j’ai beaucoup d’amitié“, a-t-il répondu, avant d’ajouter : “Le voudrait-elle, je la soutiendrais”.

 

 

 

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