Emmanuel Macron dans la Creuse et en Haute-Vienne

Quand :
24/01/2022 – 25/01/2022 Jour entier
2022-01-24T00:00:00+01:00
2022-01-26T00:00:00+01:00
Où :
Département de la Creuse
Creuse
France

Emmanuel Macron est attendu ce lundi dans la Creuse, pour la première étape d’un déplacement de deux jours sur le thème de l’accès à l’emploi, aux soins et aux services en milieu rural, qui l’emmènera ce mardi en Haute-Vienne. Il s’agit d’une nouvelle étape du tour de France présidentiel démarré l’été dernier à Saint-Cirq-Lapopie, dans le Lot, qui sera bien sûr l’occasion pour le chef de l’État de rayer la Creuse de la liste des départements dressée cet été par l’Elysée comme n’ayant pas été visités par le chef de l’Etat depuis le début de son quinquennat.

Ce déplacement se fera en force avec pas moins de 5 ministres pour accompagner le Président : Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Olivier Véran, ministre des Solidarités et la Santé, Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Amélie De Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, et enfin Joël Giraud, secrétaire d’État chargé de la Ruralité.

Lundi 24 janvier : visite en Creuse

La visite se fera en deux temps. Le premier est consacré le matin aux jeunes et au milieu associatif, au sein du lycée agricole de Ahun, avec des échanges programmés avec des lycéens.

L’après-midi tournera autour de la désertification médicale, un enjeu majeur pour le département de la Creuse, l’un des départements les plus touchés en France. Avec seulement 90 médecins généralistes pour 117.000 habitants, le territoire cherche des solutions pour attirer des praticiens.

Un crochet par la Maison de Santé pluridisciplinaire de Bourganeuf dans l’après-midi,  permettra au président de “cocher la case de la question de la santé en ruralité, sujet qui est monté fort chez tous les candidats“.  Suivra un échange sur l’offre de soin en milieu rural, autour de l’enjeu du développement de l’accès et du renforcement des soins de proximité. La journée se clôturera par 00la remise de la Grande-Croix de la Légion d’honneur à l’ancien ministre creusois André Chandernagor qui fête cette année ses 100 ans

Mardi 25 janvier : déplacement en Haute Vienne

En Haute-Vienne, Emmanuel Macron doit visiter une maison France Services et un espace de co-working à Saint-Léonard-de-Noblat. Il se rendra ensuite à 13 heures à Oradour-sur-Glane pour pour un dépôt de gerbe et une remise de médaille à Robert Hébras, dernier survivant du massacre perpétué par la division SS Das Reich le .

Mais ce déplacement suscite déjà la polémique. Pour Guillaume Guérin, président des Républicains dans le 87, c’est clair : “C’est le candidat Macron qui se rend en Haute-Vienne“ tonne celui qui est aussi orateur de Valérie Pécresse dans sa campagne. Il argumente : “nous sommes à 76 jours de l’élection présidentielle, et le président multiplie les visites, qui coûte d’ailleurs des centaines de milliers d’euros au contribuable.“

“Il faut bien que le Président ait conscience qu’il n’y a pas qu’Oradour-sur-Glane en Haute-Vienne“, ajoute l’élu . Il y a aussi un projet d’autoroute concédée entre Limoges-Poitiers, et nous n’avons pas beaucoup d’engagement de l’Etat pour l’instant sur cette A 147. Il y a également le dossier St Just le Martel, avec cette décision unilatérale d’implanter le centre européen du dessin de presse à Paris, plaide t-il.

Même position du côté du président du département, Jean-Claude Leblois, pour qui Emmanuel Macron doit se positionner entre candidat et président. Quant aux thèmes de sa visite , en particulier la ruralité : “cela ressemble à une session de rattrapage qui sent bon la campagne électorale. On ne doit pas espérer des annonces“, tonne l’élu qui souligne : “A deux mois de la présidentielle, s’il y a des annonces, c’est qu’on prend conscience d’un certain nombre de choses. Or, les problèmes existent déjà“. 

 

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