Municipales 2020 : Cedric Villani annonce ses intentions

Quand :
04/09/2019 Jour entier
2019-09-04T00:00:00+02:00
2019-09-05T00:00:00+02:00
Où :
Paris
Paris
France

Il aura laissé planer le doute tout l’été. Le député de la République En Marche (LaREM) de l’Essonne Cédric Villani, doit officialiser mercredi 4 septembre  à 19h00, sa candidature à la mairie de Paris pour les Municipales de 2020.  Il prononcera un discours d’une dizaine de minutes face à une centaine de militants et de soutiens, parmi lesquels des parlementaires et des élus parisiens. “Il expliquera sa candidature et sa vision pour remettre la mairie de Paris au service de ses habitants”, précise son entourage. L’axe de la campagne est déjà tout trouvé : “Redonner aux Parisiens le pouvoir de vivre, c’est-à-dire le pouvoir de se loger, de se déplacer, de respirer dans Paris.” Après ce discours face à la presse, Cédric Villani passera “un moment convivial” avec ses soutiens, qui précèdera sûrement une campagne très mouvementée pour LREM.

MISE A JOUR 04.09.19- 19h45

Fin du suspense !! Le député Cédric Villani, écarté de l’investiture LaREM à la mairie de Paris, a annoncé, ce mercredi dans la soirée qu’il présentait une candidature dissidente aux municipales dans la capitale, dans une brasserie du XIVe arrondissement.

 

Le texte de la déclaration

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Lors d’un discours d’une dizaine de minutes, le député de l’Essonne a assuré vouloir être “le premier maire véritablement écologiste de Paris.”

Evoquant le process de désignation de son candidat par la République en Marche, il a indiqué avoir pu mesurer ” les limites du fonctionnement de l’appareil politique, que nous dénoncions il y a peu”, a t-il régretté.

Cédric Villani a assuré lundi à Emmanuel Macron et Edouard Philippe que sa possible candidature ne serait pas l’expression d’une “défiance” à leur égard. Dans un autre message adressé le même jour à Benjamin Griveaux et à Stanislas Guerini, délégué général du parti présidentiel, le député de l’Essonne leur a assuré que sa déclaration “ne serait pas contre LREM” ou contre eux “individuellement”. En réponse, le patron des marcheurs a plaidé pour le rassemblement, convaincu que sa place est à la République En Marche.

Même souhait de rassemblement chez le candidat de LaREM qui a indiqué mardi sur LCI. “J’aurais préféré que Cédric Villani respecte l’engagement qu’il avait pris et s’engage à nos côtés, c’est évident.” “Ma conviction, c’est qu’il le fera dans les semaines ou les mois qui viennent et que, à l’issue de cette campagne ou pendant cette campagne, nous saurons trouver les voies et le chemin du rassemblement”, a-t-il expliqué.

De son côté, quelques minutes après la déclaration du député, la République En Marche a indiqué dans un communiqué “regretter la décision de Cédric Villani de présenter sa candidature dissidente à Paris”, sans toutefois l’exclure du parti.

Début juillet le mathématicien, lauréat de la prestigieuse Médaille Fields, avait brigué sans succès l’investiture du parti présidentiel pour les Municipales de 2020, face à l’ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, désigné par la commission nationale d’investiture (CNI) de LaREM. Il avait à cette occasion grillé la politesse à la CNI, en annonçant sa défaite, plusieurs heures avant l’annonce officielle de la République En Marche. Depuis lors, à plusieurs reprises, il avait dénoncé une “procédure viciée”. Une défaite au goût amer, après laquelle le député de l’Essonne n’avait rien dévoilé  de ses futurs plans et d’un éventuel ralliement à Benjamin Griveaux.

Des rencontres tout au long de l’été

Le député de l’Essonne qui a pris sa décision à la fin du mois de juillet, a mis l’été à profit pour réfléchir et affiner son projet de candidature. Il s’est entretenu avec des leaders politiques, parmi lesquels, le président du Modem, François Bayrou. Il a aussi rencontré à deux reprises, l’ancien conseiller en communication de Hollande et fondateur du mouvement “Parisiennes, Parisiens, Gaspard Gantzer, également candidat à la mairie de Paris. Selon France Info, les deux hommes auraient évoqué une possible alliance au second tour des municipales.

Une candidature en solo qui “rebat les cartes”

Ces derniers jours, une candidature dissidente du député de l’Essonne, se précisait de plus en plus, malgré les “appels du pied”  du candidat officiel de LaREM, dans ce qui ressemblait à une offre de la dernière chance.

Benjamin Griveaux avait indiqué qu’il avait écrit au député de l’Essonne pour tenter de le convaincre de le rejoindre. “Ce que je lui ai proposé, c’est quelque chose de très clair“, a fait savoir  M. Griveaux sur Europe 1. Et de compléter : “Ce que je lui ai proposé, c’est que sur le projet, les grands choix programmatiques, et sur les personnes pour le porter, il soit à mes côtés. Qu’il co-préside, co-pilote cette campagne à mes côtés sur le fond et l’incarnation.“Comme nous avons un objectif commun, nous nous trouverons rassemblés.”

Sans oublier d’ajouter qu’il a déjà commencé à rassembler, citant notamment l’exemple de l’ex secrétaire d’état au numérique, Mounir Mahjoubi, qui après avoir rejoint Cédric Villani, a annoncé le 25 août, se rallier au candidat désigné par le parti. De son côté, le député de l’Essonne n’omet pas de souffler le chaud et le froid en indiquant ne pas voir dans M. Griveaux, “un ennemi”. En juillet dernier, le mathématicien avait expliqué qu’être“frondeur n’est pas [s]on genre”, et qu’il serait toujours “fidèle à Macron”.

Les cartes sont donc désormais totalement rebattues au sein de la République en marche. La candidature du député de l’Essonne, pour le moins attendue, vient en effet contrarier les plans de l’ex porte-parole du gouvernement dont le début de campagne a été pour le moins douloureux.

 

La question d’une exclusion de Cédric Villani de la République En Marche va désormais se poser. Stanislas Guérini, le délégué général de LaREM, aurait assuré qu’il serait évincé du parti “à la minute même où il officialiserait sa contre-candidature“. Le député de l’Essonne s’est en outre fait rappeler à l’ordre par le président de l’Assemblée nationale : “Cédric est mathématicien, mais il faudrait qu’il soit bon calculateur. La division, c’est l’échec. Le rassemblement, c’est la victoire” a indiqué Richard Ferrand. Et de tacler :  “Il a été investi par La République en marche, c’est comme ça qu’il est devenu député. A l’époque, il n’a pas contesté le choix de la Commission nationale d’investiture.

Invité dimanche de “BFM Politique” le président du groupe LaREM à l’Assemblée, Gilles Le Gendre s’est dit en revanche hostile à toute sanction contre le député de l’Essonne, ou ses soutiens. “Je veux la victoire de Benjamin Griveaux, et elle passera forcément par un rassemblement“, a déclaré le patron des marcheurs. Et d’ajouter : “Si on veut penser au rassemblement, le meilleur moyen de le préparer n’est certainement pas de créer des clivages par des sanctions et des divisions.

Aller plus loin…

 

 

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