Ecart salarial hommes-femmes : les bons et mauvais élèves de la zone euro

 

Selon les chiffres publiés par Eurostat, l’écart de salaire entre les hommes et les femmes s’élevait en 2013 à 16,4% dans l’Union européenne. Juste en dessous de la moyenne, la France se situe au même niveau que la Suède, pourtant jugée progressiste. La grande surprise vient de l’Allemagne qui fait figure de mauvais élève.

Après les chiffres de l’APEC sur les écarts de salaires hommes/femmes en France, ce sont les données dans l’Union européenne qui ont été dévoilées le 5 mars par Eurostat,l’office européen de statistiques.

Selon cette étude, en 2013, les femmes gagnaient en moyenne 16,4 % de moins que les hommes dans la zone euro. Un chiffre encore très loin de la parité, même si l’écart de rémunération entre les sexes en Europe a diminué de près d’un point depuis 2008.

Une situation très contrastée

On constate néanmoins de fortes disparités selon les pays. Au rang des bons élèves qui comptent l’écart le plus faible : la Slovénie (3,1%), Malte (5,1 %), et la Pologne (6,4 %), suivis par l’Italie (7,3%), et la Croatie(7,4%). Un podium complété par le Luxembourg, la Roumanie et la Belgique qui affichent un écart de l’ordre de 9%.
Parmi les cancres, l’Estonie qui caracole en tête de classement avec l’écart de revenus hommes-femmes le plus élevé (29,9%) et juste derrière, l’Autriche (23 %), la République tchèque (22,1 %) et… l’Allemagne à 21,6%. C’est la surprise de taille de ce classement.
Autre constat surprenant: les pays du nord de l’Europe, souvent vantés pour leur progressisme,sont loin d’être les plus vertueux. La Norvège, le Danemark,ou encore l’Islande accusent ainsi des différences de salaires supérieures à celles de notre pays.

Et la France ?

Elle situe dans le milieu du tableau, avec un écart  de rémunération entre les sexes de 15,2%%. Un chiffre là encore trop élevé, même si l’écart salarial s’est réduit de 1,7 point depuis 2008. L’Hexagone se place en revanche à la 11e place, au-dessus de la moyenne européenne, sur le taux d’employabilité des femmes.

Des données à rapprocher de celles publiées au mois de février par l’APEC qui révèlent qu’à profil identique,les hommes cadres sont rémunérés 8,5% de plus que leurs homologues femmes. L’étude montre que ce fossé croît avec l’ancienneté et l’âge, passant de 4,2 % chez les moins de 30 ans, pour approcher les 10 % vers 40 ans, voire davantage à partir de 50 ans.

Le communiqué de presse Eurostat est ici.

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