La composition du nouveau gouvernement

Treize jours après l’annonce de la démission de Gérard Collomb de son poste de ministre de l’intérieur, l’exécutif a annoncé ce mardi matin dans un communiqué, un large remaniement ministériel. Au final, on compte quatre sortants et de nouvelles personnalités parmi les entrants, notamment secrétaires d’état.

« La messe est dite » :  après deux longues semaines de tractations, et un nouveau retard d’une journée dû aux  inondations dans l’Aude , la nouvelle équipe ministérielle a été enfin dévoilée ce mardi matin. Invitée à commenter le remaniement ministériel, l’Elysée a vanté « une équipe renouvelée », mais « dont le mandat politique reste le même »« Cette équipe gouvernementale va inscrire son action dans la continuité de la politique menée par le gouvernement et du calendrier des réformes pour les mois à venir », ajoute la présidence.

Fidèle parmi les fidèles, Christophe Castaner connaît une promotion express. L’ancien secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement,  devient ministre de l’Intérieur en remplacement de Gérard Collomb. Il sera épaulé par le patron du renseignement, Laurent Nunez, nommé secrétaire d’État.

Désormais composé de 35 membres, contre 31 auparavant, l’équipe gouvernementale voit quatre de ses membres perdre leur portefeuille ministériel. De nouvelles jeunes personnalités font également leur entrée, en tant que secrétaire d’état.

Quatre sortants

Très critiquée et affaiblie par des scandales liés à des aménagements immobiliers de son ex-maison d’édition Actes Sud, la ministre de la culture Françoise Nyssen ne fera pas partie du gouvernement Philippe III. Stéphane Travert devenu ministre, à la faveur du jeu de chaises musicales déclenché par le départ de Richard Ferrand, en juin 2017, quitte lui aussi le gouvernement. Il pourrait endosser des responsabilités au sein de La République en marche. Sont également annoncés sortants, le ministère de la cohésion des territoires, Jacques Mézard qui n’aura jamais trouvé sa place au sein du gouvernement, ainsi que la secrétaire d’État auprès de Bruno Le Maire, Delphine Gény-Stephann, qui n’est également pas parvenue à s’imposer.

Huit arrivants

Au total, le nouveau gouvernement compte huit entrants. D’abord, Laurent Nuñez, le grand patron du renseignement, nommé en juillet 2017. Il devient le bras droit de Christophe Castaner, le nouveau ministre de l’intérieur. Nommé secrétaire d’Etat, il aura la lourde charge de coordonner les services de police, de gendarmerie, ainsi que le renseignement.

Le député Franck Riester (Agir) rapporteur des projets de loi Hadopi 1 et 2, prend quant à lui la tête du ministre de la culture et de la communication, en remplacement de Françoise Nyssen. Sa nomination renforce le parti centriste au gouvernement. Le président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale Marc Fesneau, est pour sa part nommé au gouvernement en remplacement de Christophe Castaner, nouveau ministre de l’intérieur. Enfin, le sénateur de la Drôme, Didier Guillaume, devient ministre de l’Agriculture, en remplacement de Stéphane Travert, un ancien socialiste comme lui.

De nouvelles jeunes personnalités, encore inconnues du grand public, font également leur entrée au gouvernement en qualité de secrétaire d’état. Emmanuelle Wargon à la Transition écologique, qui fut par le passé conseillère de Bernard Kouchner, avant d’intégrer le groupe Danone.

La députée La REM, Christelle Dubos, à la Solidarité et la Santé auprès de la ministre, Agnès Buyzin.

Agnès Pannier-Runacher à Bercy et Gabriel Attal (La REM) à l’Education nationale. La première occupait jusqu’alors la fonction de numéro 2 de la Compagnie des Alpes, une entreprise de loisirs et filiale de la Caisse des dépôts et consignations. Le second était jusqu’à présent député LREM des Hauts-de-Seine, élu en juin 2017.

Des changements de portefeuille ou d’affection

Six membres membres du gouvernement changent de portefeuille ou voient leurs attributions modifiées. Christophe Castaner, actuel chef du parti présidentiel La REM et secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, est nommé ministre de l’Intérieur en remplacement de Gérard Collomb. Il sera épaulé par Laurent Nuñez, actuel patron de la DGSI.  Jacqueline Gourault « prend du galon » et remplace Jacques Mézard au ministère de la Cohésion des Territoires. Elle est secondée par Julien Denormandie et Sébastien Lecornu qui sont promus ministres délégués. Mounir Mahjoubi passe de Matignon à Bercy. En dépit de la disparition de la référence au numérique dans l’intitulé de ses nouvelles fonctions, le nouveau secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances et du ministre de l’action et des comptes publics, reste toutefois chargé de ces thématiques.

 

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