L’apprentissage rate sa cible

Formation-Apprentissage

 

Réformer de fond en comble l’apprentissage en France : c’est la proposition du conseil d’analyse économique (CAE) qui dresse un tableau sévère de la formation en alternance en France. A la clé de ce rapport, des propositions concrètes pour une remise à plat du système.

L’apprentissage rate sa cible : c’est en substance le message délivré par le CEA qui dénonce dans une note du 7 janvier, le faible taux d’insertion des jeunes peu ou pas qualifiés.

Malgré le doublement des effectifs d’apprentis depuis 20 ans et  la forte progression des moyens financiers, le système fait selon le CAE la part belle aux étudiants de l’enseignement supérieur, tandis que le nombre d’entrées en apprentissage de jeunes sans  diplôme a chuté de manière significative depuis 2011. Parmi les dysfonctionnements pointés du doigt, la multiplication des intervenants, dont les actions mal coordonnées concourent à une gouvernance opaque, avec un grand nombre d’intermédiaires et un pilotage déficient.

En cause également, la répartition de la taxe d’apprentissage, plus précisément le mécanisme du « hors quota », dont l’affectation libre oriente une part trop substantielle des fonds vers l’enseignement supérieur. Enfin, des formations trop rarement en adéquation avec les besoins des entreprises. La faute selon le rapport au rôle central de l’Éducation nationale peu connectée aux évolutions du marché du travail» et à la validation des formations par le rectorat.

Face à ce constat, les auteurs de la note proposent une réforme en profondeur des formations en alternance afin de les rendre plus simples, plus transparentes, et plus attrayantes pour les entreprises comme pour les jeunes.

Parmi les pistes explorées, la fusion de l’apprentissage et du contrat de professionnalisation, dont les financements seraient unifiés via une subvention unique modulée en fonction des niveaux de diplôme. Mais aussi, l’institution d’un système unique de certification des formations en alternance via la création d’agences de certification commanditée par une commission nationale réunissant tous les acteurs concernés.

Les auteurs plaident enfin pour une modulation, des subventions en fonction des diplômes en privilégiant ceux qui favorisent le plus et l’insertion et, de la contribution des entreprises en fonction du devenir de leurs alternants  Une proposition qui ne manquera pas de faire réagir.

Le rapport du CAE est à consulter ici.

Publié le 13 janvier 2015.

Posted in Uncategorized and tagged .

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *