Le plan d’Emmanuel Macron pour la langue française

Emmanuel Macron a présenté, ce mardi 20 mars à l’Académie française, une trentaine de mesures pour renforcer « la place et le rôle » de la langue française et du plurilinguisme dans le monde, devant quelques 300 jeunes, lycéens ou étudiants. Les déclarations clés du chef de l’état.

Après un long plaidoyer sur la langue française, le président de la République a commencé son discours par un hommage à « ces héros bien particuliers qu’on appelle les profs de français  » « Nous ne relèverons ce défi que si nous arrivons à faire lever une génération de militants et de héros : les professeurs de français. A chaque fois que nous avons décidé de fermer une classe ou de se priver d’un professeur, la langue française a reculé. »

En guise d’annonces, le Président a fixé l’objectif de doubler le nombre d’élèves dans les lycées français à l’étranger, qui accueillent actuellement près de 350.000 jeunes dans 500 établissements à travers le monde.

Emmanuel Macron a rappelé, à plusieurs reprises, que le français n’appartenait pas à la France. « »Le français s’est émancipé de la France, il est devenu cette langue monde », a-t-il déclaré, ajoutant que la langue française restait en constante évolution et que nous étions « à un seuil nouveau de l’histoire de notre langue ».

Le chef de l’État a également insisté sur la nécessité d’améliorer l’accès au français pour les réfugiés en France. « Je ne vois pas de meilleurs titres de séjour pour eux que la langue française. Si on ne leur donne pas cette chance, de rentrer dans notre pays par cette langue, quelle place leur donner » ? Ajoutant :  » Je vous défie d’apprendre le français en 250 heures ». Le Président a annonçé que le volume de cours gratuits serait porté à « 400 heures, voire à 600 heures, pour ceux qui ne maîtrisent ni la lecture ni l’écriture ».

Emmanuel Macron a ensuite évoqué le sort des étudiants étrangers qui viennent en France. « Nous ne pouvons plus être ce pays opposant aux étudiants étrangers un parcours du combattant. La France devra accroître le nombre d’étudiants étrangers sur son territoire, le nombreux de ceux qui viennent de pays émergent devra doubler. Les étudiant indiens, russes, chinois seront plus nombreux« . Il a indiqué : « Nous allons aussi développer les établissements partenaires, des pôles régionaux de formations seront crées pour former de nouveaux enseignements notamment au Mexique ou au Liban« . Un plan sera présenté début 2019.

Le Président a également plaidé pour l’enseignement de deux langues. « Je souhaite qu’en Europe soit enseigné deux langues en plus de la langue maternelle. L’anglais n’est pas la seule langue qui a vocation d’être parlé par les Européens », a t-il déclaré. Pour cela, il affirme que sera renforcée la formation linguistique dans les instances européennes.

Le chef de l’Etat a aussi souhaité que la francophonie touche de nouveaux publics. « L’institut français sera renforcé dans son rôle d’opérateur de la diffusion du français dans le monde, a t-il annoncé. Je souhaite qu’il y ait dix ouvertures par an d’alliances françaises à partir de 2019. (…). Je souhaite également que les crédits alloués à ces institutions soient sanctuarisés.« La francophonie doit aussi vivre et se répandre par le numérique, Internet. Le président indiquant qu’il veut « développer la publication des cours en ligne pour les étudiants. »

Enfin, Le château en ruine de Villers-Cotterêts, ville de naissance d’Alexandre Dumas et de l’édit de François 1er sur la langue française, sera  « transformé en laboratoire de la francophonie. » Ce sera un lieu d’échanges, de création, d’écriture, de spectacles, de résidences d’artistes. Il apportera un élan nouveau à un territoire qui doit retrouver l’espoir et l’esprit de conquête » a-t-il annoncé.

Le français est une « langue de combat » a conclu Emmanuel Macron.

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