Meeting de la Vilette : Emmanuel Macron se pose en rassembleur

Emmanuel Macron organisait ce lundi 1er mai son dernier grand meeting de campagne à six jours du deuxième tour. Très offensif à l’égard du Front national, le candidat de En Marche ! s’est posé en garant du fonctionnement démocratique du pays.

« Le 7 mai, ce sera elle ou nous« , a lancé Emmanuel Macron ce lundi, lors de son dernier grand rassemblement devant 12.000 personnes. Faire barrage au Front national tout en tentant de convaincre ceux qui n’ont pas voté pour lui au premier tour : c’est le double objectif du discours  prononcé ce lundi 1er mai par le candidat d’En Marche !, depuis La Villette à Paris.

Pour l’essentiel, Emmanuel Macron s’est employé une nouvelle fois à diaboliser Marine Le Pen, à la tête d’une extrême droite « aussi haineuse que lâche », qui ne serait pour la République qu’ »un aller sans retour». « Ce que propose madame Le Pen, c’est le repli sur soi, la misère et la guerre. Et cela, on n’en veut pas ! » a lancé le candidat. Quelques heures plus tôt, à Villepinte, la présidente du Front National l’avait accusé d’incarner « En Marche ou crève ». « Elle a raison, ‘En Marche, c’est nous ! ».

     

Le projet de l’extrême droite c’est aussi contre la liberté de la presse a dénoncé le candidat qui met également en garde sur les droits des femmes, « avec l’IVG remise en cause, c’est cela le FN« , ou encore sur les droits des homosexuels.

Lors d’un long réquisitoire, Emmanuel Macron a aussi critiqué la sortie de l’euro proposée par Marine Le Pen : « Elle annonce la sortie de l’euro, l’appauvrissement de tous les Français qui ont une épargne, de tous les salariés de tous les retraités. »

Une main tendue à ceux qui ne l’ont pas choisi

Emmanuel Macron s’est par ailleurs adressé à ceux qui doutent et sont tentés par l’abstention : « Beaucoup voteront pour moi aussi pour ne pas avoir le FN », a-t-il reconnu. Je veux leur dire mon respect, et le fait que j’ai pleinement conscience, que le 7 mai je fais plus que défendre un projet politique, je porte aussi avec lui un combat pour la République et pour la démocratie ouverte et libre. » « Demain certains combattront mon projet »,a t-il poursuivi. Et de conclure : « Mon combat aujourd’hui est que vous puissiez expliquer demain votre désaccord. Que nos désaccords soient possibles ».

    

Emmanuel Macron a néanmoins opposé une fin de non-recevoir à Jean-Luc Mélenchon en refusant d’abandonner sa réforme du droit du travail, mais s’est engagé à rencontrer « toutes » les organisations syndicales et patronales s’il est élu président le 7 mai. « Les Françaises et les Français se sont exprimés et ont choisi le projet qui porte ces réformes, je ne vais pas les trahir en me reniant. Et je veux demain pouvoir agir, être efficace. Donc ces réformes, nous les avons conçues, portées, nous les ferons« , a martelé le candidat d’En Marche.

Un plaidoyer pour toutes les familles

Emmanuel Macron s’est fait le défenseur de toutes les familles.  » Serais-je un ennemi des familles parce que la mienne est un peu différente ? Et je l’assume pleinement » soutient le candidat. » Jean-Marie Le Pen m’a dit « vous n’avez pas le droit de parler d’avenir car vous n’avez pas d’enfant ». Monsieur Le Pen, j’ai des enfants et des petits enfants de cœur. C’est une filiation qui se construit, qui se conquiert, une filiation qui ne vous doit rien et c’est une filiation que vous n’aurez pas » a-t-il lancé.

     

Et de conclure tout en assurant  qu’ »il n’y aura pas de GPA » durant son quinquennat,: « Alors oui, il y a en France plein de familles, des couples de même sexe et des couples de sexes différents. Il y a des filiations différentes et il y a beaucoup d’amour. C’est pour cela que  je défendrai ce qui a été fait pendant ce quinquennat, que je protégerai tous les familles au nom de la famille. »

 

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