Un premier conseil des ministres très cadré

Au lendemain de l’annonce de la composition du gouvernement d’Édouard Philippe, Emmanuel Macron a présidé ce jeudi à 11 heures son premier conseil des ministres. L’occasion pour le nouveau président de fixer les grandes orientations de son quinquennat et la feuille de route de ses ministres.

Les choses sérieuses commencent. Ce jeudi à 11 h00, Emmanuel Macron a ouvert son premier Conseil des ministres pour « rappeler les grandes priorités du quinquennat » et souligner « l’obligation de réussite de ce gouvernement », selon Christophe Castaner, son porte-parole. Autour de la table du Conseil, outre le Président et son Premier ministre Édouard Philippe, 18 ministres et quatre secrétaires d’état, dont la moitié issue de la société civile. Du jamais vu sous la Ve République.

Fixer le cap

Les ministres ont passé un peu moins d’une heure dans le salon Murat, où se tient traditionnellement le Conseil hebdomadaire. Il s’agissait pour le président de fixer le cap de son quinquennat à un gouvernement qu’il veut « collégial » et collectif ». Ce ne sont pas nos origines politiques qui nous empêcheront de travailler ensemble pour la France. »  Voilà le premier message délivré par le chef de l’état à son gouvernement. Ne changez pas ! », leur a-t-il intimé, rappelant qu’ils avaient précisément été choisis pour ce qu’ils sont.

Peu après, les 22 membres du gouvernement, leur Premier ministre et le chef de l’état ont procédé à la traditionnelle « photo de famille », en bas de l’escalier d’honneur dans le vestibule, et non sur le perron de l’Élysée, en rupture avec la coutume républicaine.

Le point presse

A l’issue de ce premier conseil des ministres, Christophe Castaner, chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement a expliqué les orientations données par le président de la République. Il est notamment revenu sur la politique que souhaite conduire le duo à la tête de l’exécutif. Il a ainsi indiqué que pendant le conseil le chef de l’État s’est montré attentif à ce que chacun tienne sa place, estimant qu’il revenait au Premier ministre de conduire les arbitrages. Puis, il a précisé que les directeurs de l’administration centrale feraient « l’objet d’un examen ou d’un renouvellement dans les prochaines semaines ». Le nouveau porte-parole du gouvernement a ensuite répondu aux questions des journalistes :

Le soutien aux candidats de la majorité présidentielle

Bien que la question n’ait pas été abordée en Conseil des ministres, le porte-parole de l’Elysée a insisté sur le fait que les ministres, issus d’horizons divers, devaient « soutenir les candidats de la majorité présidentielle » pour la campagne des législatives. Pas question donc pour un ministre issu des LR de faire campagne pour un candidat de droite, ou inversement, pour un ministre encore PS de soutenir un candidat de gauche. « Les vingt-deux ministres sont désormais des « militants de la majorité présidentielle« , a précisé sans la moindre ambiguïté Christophe Castaner.

Les priorités du nouveau gouvernement

Parmi les priorités affichées par le nouveau président de la République, la présentation « avant le premier tour des élections législatives » du texte sur la moralisation de la vie publique. Ce projet de loi qui lui doit beaucoup, sera porté par le nouveau garde des Sceaux, François Bayrou. Christophe Castaner a aussi assuré que le dialogue social serait engagé « très vite » avec les partenaires sociaux, avant que le nouvel exécutif n’entame la réforme du code du travail.

 

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