Les principales mesures sociales dévoilées par Benoît Hamon

Le candidat socialiste a présenté ce jeudi 16 mars son projet présidentiel, lors d’un point presse à Paris. Un programme davantage recentré sur le travail et l’emploi et enrichi des propositions de certains de ses adversaires lors des primaires citoyennes de la Gauche . Revue de détail des annonces sociales dévoilées ce matin.

Sur le fond, pas de virage à 180 degrés dans cette nouvelle version. Comme annoncé dans l’interview accordée ce jour au journal « Le Parisien », Benoît Hamon a repris les fondamentaux du projet qui lui ont permis de l’emporter aisément en janvier dernier. Le candidat socialiste a toutefois introduit quelques inflexions dans son programme, dont certaines constituent un signal fort envoyé à gauche.

?   Économie/Travail

➡️ La création d’un revenu universel d’existence pour ceux dont les revenus sont inférieurs à 2.250 euros mensuels nets apparaît désormais comme une mesure de soutien du pouvoir d’achat des 19 millions de Français qui le percevront : bénéficiaires du RSA, étudiants, indépendants, salariés percevant jusqu’à 1,9 SMIC. Le coût de la mesure évaluée à 35 milliards d’euros pour sa première étape, sera financée via une réorientation de 10 milliards d’euros des crédits alloués au CICE et au Pacte de responsabilité ainsi que par du déficit. Et non plus, comme annoncé lors de la primaire, par une réforme de la fiscalité du patrimoine.

➡️ L’augmentation du Smic et des minima sociaux. Afin de « redonner de l’oxygène » aux salariés et aux nouveaux précaires, le salaire minimum serait augmenté dans les premières semaines du quinquennat. Il passerait ainsi de 1.150 euros nets mensuels à 1.350 euros nets.

➡️ L’abrogation de la loi Travail et son remplacement par une nouvelle loi qui renforcera notamment le compte pénibilité. Mais aussi, l’encadrement des contrats précaire et la baisse du temps de travail basée sur un mécanisme d’incitation financière pour les entreprises.

➡️  La réforme du RSI, le Régime social des Indépendants.

 ➡️ La création d’un « statut de l’actif », pour ceux ne bénéficiant pas de la protection du code du travail ou du régime général de la Sécurité sociale.

➡️ La création d’une « taxe robots » destinée à alimenter un Fonds de transition travail destiné à financer la formation et le retour à l’emploi des chômeurs.  Cette contribution ne concernera que les entreprises dont la robotisation s’accompagne d’une réduction des effectifs.

➡️   L’obligation, pour les entreprises qui délocalisent, de rembourser les aides publiques qu’elles auraient perçues.
➡️   Inégalités salariales : un renforcement des contrôles et des sanctions appliquées à l’encontre des entreprises qui ne respectent pas la loi.

?   Santé/Retraite

Parmi les mesures relatives à la santé, citons notamment, la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle, la suppression des franchises médicales ou encore, la mise en place d’un plan d’amélioration des conditions de travail à l’hôpital. S’agissant de la retraite, le candidat socialiste confirme qu’il ne remettra pas en cause l’âge légal de départ à la retraite et indique qu’il instituera un dispositif permettant le transfert de trimestres de cotisations entre conjoints.

         

?   Prestations familiales et sociales

➡️  Un droit aux allocations dès le premier enfant. La mesure défendue, au cours de la primaire, par Vincent Peillon est reprise par Benoît Hamon, qui la fait sienne. Le candidat socialiste propose ainsi le versement d’allocations familiales dès le premier enfant, au lieu du versement après le deuxième enfant, comme c’est le cas aujourd’hui. Une mesure qui, à ses yeux, permettra de « soutenir notre démographie ».

➡️ L’augmentation  de 10% du minimum vieillesse et de l’allocation aux adultes handicapés.

 Le Replay de la conférence de presse du 16 mars 2017

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