La suppression des cotisations salariales se fera en deux temps

La suppression des cotisations maladie et chômage aura lieu en deux temps, tandis que l’augmentation de la CSG qui compense cette mesure sera appliquée dès le 1er janvier, précise Bercy dans un communiqué publié ce mercredi. Un décalage dans le temps qui permettra au gouvernement d’économiser plusieurs milliards d’euros.

C’est confirmé, le gouvernement engagera bien en 2018 le transfert des cotisations salariales maladie et chômage vers la CSG « afin de redonner 7 milliards d’euros de pouvoir d’achat aux actifs« , souligne le ministère des Comptes publics.  Mais « ce mouvement ambitieux de redistribution en faveur des revenus du travail sera réalisé en deux temps« , ajoute-t-il. 

Une première baisse de ces cotisations interviendra dès le 1er janvier, tandis qu’une seconde aura lieu à « l’automne 2018 », selon cette même source. Au total, 3,15 points de cotisations salariales disparaîtront donc l’an prochain, parallèlement à une hausse de 1,7 point de la CSG. Au final, « le gain net de pouvoir d’achat sera de 1,45% pour tous les salariés, soit 260 euros par an pour un salarié au SMIC ».  Pour les fonctionnaires, les modalités de la compensation de la hausse de la CSG seront définies lors de discussions prévues à l’automne autour du ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin.

Des nécessaires économies

Désireux de redonner du pouvoir d’achat aux salariés en supprimant les cotisations salariales, l’exécutif a vu sa marge de manœuvre restreinte en raison des précédents dérapages budgétaires. Or, le choix d’une hausse de la CSG au 1er janvier, accompagnée d’une baisse baisse en deux temps des cotisations salariales, devrait permettre au gouvernement » d’économiser quelques précieux milliards d’euros par rapport à la facture totale de cette réforme si la baisse totale des cotisations avait été immédiate » selon le quotidien les Échos. « Pendant quelques mois, les caisses de l’État se rempliront à la fois de la hausse de la CSG et de la part des cotisations salariales qui n’auront pas encore été supprimées », ce qui apportera « un coup de pouce à la réduction du déficit », souligne le journal.

Politiquement, » l‘opération pourrait en revanche se révéler moins heureuse« , poursuit-il, expliquant que « l’effet sur la fiche de paie des plus modestes risque toutefois d’être peu visible dans un premier temps » et que le gouvernement va devoir redoubler de pédagogie pour défendre cette réforme déjà contestée par les retraités ».

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