Présidentielle 2027 : conseil national du Parti Socialiste
Le conseil national du Parti socialiste doit valider ce mardi 25 août les modalités de sa primaire, en vue de l’élection présidentielle. Quelles sont les conditions pour être candidat ? Qui pourra voter à cette primaire ? Quelles sont les règles de participation ? Tour d’horizon des points actées et des blocages .

Les discussions sur l’organisation de la primaire Parti Socialiste (PS)-Place publique (PP) entrent dans la dernière ligne droite. Trois jours avant les universités du parti, à Blois (Loir-et-Cher), le conseil national du PS doit en valider ce mardi 25 août les modalités lors d’un conseil national. Les deux partis ont prévu une ratification de ces conditions le même jour par leurs instances respectives.
Mettant le premier secrétaire du PS, Olivier Faure en minorité, le 9 juillet dernier, les militants socialistes ont voté à une large majorité (55,5% contre 44,5%) pour une primaire fermée. C’était le scénario défendu par les anti-fauristes comme Boris Vallaud, président des députés socialistes, Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen) et Hélène Geffroy (ex-maire de Vaulx-en-Velin). Depuis, des membres de chacun des différents courants du PS et des représentants de Place publique s’activent pour en définir les modalités précises.
Présidentielle : le PS se prononce pour une primaire fermée, un désaveu pour Olivier Faure. À lire ⤵️https://t.co/tr0HwMb2JP
— LCP (@LCP) July 10, 2026
Ce qui a été arrêté avant la pause estivale
Les dates de la primaire
La piste privilégiée est celle du week-end des samedi 10 et dimanche 11 octobre pour le premier tour, et le week-end suivant (17-18 octobre) pour le second, si aucun candidat n’a réuni la majorité absolue. Ces dates doivent maintenant être adoptées en conseil national du Parti socialiste. D’aucuns se sont laissé dire toutefois qu’Olivier Faure ne serait pas complètement opposé à ce que le scrutin ait lieu plus tard, en novembre par exemple, pour se laisser le temps de faire un peu plus campagne.
Les conditions pour voter
C’était le principal point d’achoppement entre Olivier Faure et ses opposants. Le patron du PS voulait une primaire ouverte aux “sympathisants“ socialistes, moyennant une participation de deux euros. Il entendait réunir ainsi entre 500 000 et un million de votants. Mais c’est l’autre option qui a été choisie, celle de ses opposants, qui voulaient un corps électoral beaucoup plus resserré. Les militants socialistes ont acté, à 55,5%, que cette primaire serait réservée aux “militants du Parti socialiste et des organisations politiques se reconnaissant comme faisant partie du pôle socialiste“. Ce qui intègre Place publique, allié du PS au Parlement et au Parlement européen. Pour pouvoir participer, il faudra donc être adhérent d’un des deux partis (PS ou PP) ou du “pôle socialiste“, une structure ad hoc créée pour les sympathisants qui ne souhaitent devenir membre d’aucune formation, moyennant toutefois la somme de 15 euros (10 euros pour le tarif social). Ce montant forfaitaire fait office de ticket d’entrée pour les électeurs extérieurs qui ne possèdent pas de carte dans l’un des deux partis.
Mais le montant de cette participation suscite déjà quelques remous. Candidats déclarés à la primaire, Philippe Brun, député PS de l’Eure et Ségolène Royal plaident ainsi pour abaisser le montant de la cotisation ouvrant le droit au vote de 15 à 10 euros (et à 5 euros pour le tarif social). “C’est trop cher. Comment justifier de passer de 2 euros (après les 20 euros de 2006) » en 2017 à 15 euros cette année !! Alors que le pouvoir d’achat a baissé. Vérifier une motivation en fixant une contribution symbolique oui, mais faire un barrage par un prix trop élevé risque d’affaiblir l’idée même la bonne initiative de primaire démocratique“, a dénoncé sur X la candidate à la primaire du PS et de ses alliés. Ce débat sera tranché ce mardi lors du conseil national du PS.
Présidentielle 2027 : 15 euros pour voter à la primaire du Parti socialiste ? « C’est trop cher », déplore Ségolène Royal
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Les conditions pour poser sa candidature
Outre le montant pour participer, on connaît également les conditions pour pouvoir déposer sa candidature. Il faudra obtenir le soutien, au choix, de 15 membres du conseil national, de 10 parlementaires, de 50 maires issus d’au moins trois régions, de 50 conseillers régionaux ou départementaux répartis dans huit départements et trois régions. Le tout avant le 15 septembre, date limite de dépôt des candidatures. Le suspense demeure sur la capacité de Ségolène Royal à remplir ces conditions.
Ce qui coince
Certains points continuent de poser problème. En premier l’absence pour l’heure de tout accord entre le PS et Place publique. Les pro Glucksmann craignent également les coups de Trafalgar inhérents aux dernières heures de négociation et la remise en cause des points déjà validés avant les vacances.
La charte de valeurs
La charte de valeurs que tout candidat à la primaire s’engagerait à respecter est également une source d’inquiétude dans le camp de l’eurodéputé . Un préalable pour Glucksmann qui a fait de l’édition de ce texte une condition sine qua non de sa participation au processus. Une première mouture “définissant notre identité politique et le périmètre politique dans lequel on se situe“ a été envoyée dans l’été aux socialistes, précise un de ses proches. Sans retour de leur part jusqu’à présent.
Dans le camp Glucksmann, on redoute en particulier qu’il ne soit pas écrit clairement dans cette charte qu’aucune alliance électorale ne sera conclue avec LFI. “Glucksmann demande un certain nombre de garanties sur le périmètre politique, basé sur ce qu’on avait fait pour les européennes en 2024 [il refusait, à l’époque, tout accord avec les Insoumis] ; Faure est sur quelque chose de plus allégé. Il faut que ce soit entre les deux“, décryptait la semaine dernière l’un des négociateurs du PS. Alors qu’il a a confirmé dimanche sur TF1 sa participation à la primaire du PS et de Place publique, prévue en octobre, Raphaël Glucksmann a redit une nouvelle fois “Si je gagne cette primaire, il n’y aura plus jamais d’accord avec Jean-Luc Mélenchon (…) Il faut arrêter d’avoir peur de lui“.
🔴 ⚡ Raphaël Gluksmann : "Si je gagne cette primaire, il n'y aura plus jamais d'accord avec Jean-Luc Mélenchon (…) Il faut arrêter d'avoir peur de lui"
▶️ LE20H de @TF1 avec @audrey_crespo pic.twitter.com/x52Wqmf7Mo
— LCI (@LCI) August 23, 2026