Budget 2026 : dernière ligne droite au Palais Bourbon en 1ère lecture

Une nouvelle semaine de débats budgétaires s’ouvre à l’Assemblée nationale, ce lundi. Les députés poursuivent l’examen de la partie “recettes“ du projet de loi de finances, sans même être surs de pouvoir la boucler. Or, l’ensemble du texte incluant la partie “dépenses“, doit être transmis au Sénat le 23 novembre à minuit, selon les délais constitutionnels. 

Le marathon budgétaire se poursuit cette semaine à l’Assemblée nationale. Ce lundi matin, les députés ont repris l’examen de la partie “recettes“ du projet de loi de finances (PLF) pour 2026. L’examen du budget de l’Etat est programmé jusqu’à dimanche soir. Et un vote solennel est prévu lundi prochain, 24 novembre. Mais la question reste la même depuis plusieurs semaines : le Parlement pourra-t-il adopter le budget 2026 dans les temps ? Alors qu’il reste encore plus de 1 500 amendements au compteur. Y aura-t-il un vote ?

La décision du gouvernement de ne pas faire siéger les députés le week-end dernier a relancé le débat. En invoquant “la fatigue des députés“, le ministre des relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a ravivé les accusations des oppositions de gauche, qui soupçonnent le gouvernement de jouer la montre, pour à la fin imposer sa version du budget, par son adoption in fine par ordonnances.

Y aura t-il un vote ?

La conséquence première de ce break parlementaire, a pourtant été de repousser le vote sur la partie “recettes“ du projet de loi de finances (PLF). Initialement prévu ce lundi 17 novembre, il n’a pu avoir lieu aujourd’hui. L’examen du budget de l’Etat est ainsi programmé jusqu’à dimanche soir. A cette date, le délai constitutionnel dont l’Assemblée nationale dispose pour examiner le PLF en première lecture, y compris donc la partie “dépenses“ sera épuisé.

S’il semble clair que les députés n’auront pas le temps d’aller au bout du texte, un vote sur la seule partie “recettes“ peut-il être assuré, alors que certains groupes ont prévu de retirer des amendements pour laisser une chance aux députés d’y parvenir. Après les socialistes, les élus écologistes ont fait savoir lundi soir qu’ils allaient retirer une partie de leurs amendements restants et leurs collègues macronistes s’apprêtent à annoncer eux aussi aujourd’hui le retrait d’au moins 15% des leurs. Le groupe EPR de Gabriel Attal entend “montrer qu’[il] ne veut pas que les débats soient bloqués et qu’[il] veut que ça aille plus vite“, en forçant les autres groupes à retirer à leur tour des amendements et à ouvrir ainsi la voie à un scrutin avant la fin du temps imparti, dimanche à minuit. Car si les députés arrivaient au bout de la partie “recettes“, cette dernière pourrait alors faire l’objet d’un vote.

Le gouvernement se veut confiant. “Il reste plus de 70 heures de débats cette semaine. Il y a du temps. L’objectif est que le budget soit voté“, a assuré le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent PanifousSi les députés “le souhaitent“, il y aura “tout le temps d’aller au vote avant dimanche prochain à minuit“, a surenchéri ce dimanche dans Le Parisien, Amélie de Montchalin, la ministre des comptes publics.

Un passage en force ?

Si les députés ne se prononcent pas sur le PLF, le texte partira directement au Sénat dans sa version initiale. C’est ce qu’il s’est passé la semaine dernière : le budget de la Sécurité sociale a été transmis au Sénat sans vote à l’Assemblée (avec les amendements adoptés par les députés, car la partie “recettes“ avait été votée, ce qui pourrait ne pas être le cas du PLF). Face à l’impasse qui se profile, l’hypothèse d’une loi spéciale ou d’un budget par ordonnance est dans toutes les têtes, même si le gouvernement continue d’assurer que ce n’est pas son plan. “Je confirme qu’il n’y a pas de rédaction d’ordonnances à Bercy, ce n’est pas notre scénario, ce n’est pas notre stratégie“, a redit une nouvelle fois ce lundi, Amélie de Montchalin, qui plaide pour la construction d’“un compromis, celui de la Nation“.

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