Gilets jaunes : une nouvelle mobilisation le 31 octobre
Après deux premiers actes marqués par une forte mobilisation, la coordination des Gilets jaunes appelle à une nouvelle journée de mobilisation samedi 31 octobre, pour dénoncer la “dérive autoritaire“ du gouvernement. Un acte III, dont la forme varie sensiblement.

Un Acte III sous le signe de la riposte : à l’issue d’une journée de contestation relativement calme samedi 24 octobre, les Gilets jaunes ont appelé à une nouvelle journée de mobilisation le samedi 31 octobre , “pour la défense des libertés publiques“ et contre la “dérive autoritaire“ du gouvernement.
🔴Les Gilets jaunes confirment une nouvelle mobilisation le 31 octobre, un acte III pour dénoncer la «dérive autoritaire» du gouvernement
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Le 31 octobre, “nous manifesterons pour la liberté de manifester, et pour toutes nos libertés“, ont déclaré Benjamin Ball et Azelma Sigaux, deux membres de la coordination des Gilets jaunes, lors d’une conférence de presse organisée devant un café de la place de la Bastille. “Il y a une colère dans ce pays qui n’est pas entendue“, selon la oordination qui dénonce « le mépris, le refus d’écouter, le mensonge et la répression » du gouvernement.
Les gilets jaunes ont appelé ce samedi à une nouvelle journée de mobilisation pour "la défense des libertés publiques" le 31 octobre, avec rassemblements et sit-in devant l’Assemblée nationale et les mairies françaises pour dénoncer ce qu’ils qualifient de "dérive autoritaire" du… pic.twitter.com/do1tSkjDeY
— L'Echiquier social (@EchiquierSocial) October 24, 2026
“Il y a une colère dans ce pays“
“Il y a une colère dans ce pays“ qui “n’est pas entendue“, ont affirmé les membres de la coordination des Gilets jaunes, accusant le gouvernement de “mépris“, de “mensonge“ et de “répression“. “Nos libertés sont attaquées“, ont-ils également dénoncé. “Le président Emmanuel Macron et son gouvernement ont décidé de franchir une étape de plus dans la dérive autoritaire. Ils interdisent nos manifestations, imposent des couvre-feux et ferment les centres-villes aux manifestants. […] Nous ferons entendre nos casseroles sous les fenêtres des parlementaires“, promet la coordination dans un communiqué publié dimanche.
«Nos libertés sont attaquées», dénoncent les «gilets jaunes», fustigeant l’interdiction de nombreux cortèges en France ce samedi, une semaine après les pillages qui ont secoué le pays. →https://t.co/dFXppRkQ2c pic.twitter.com/wZk2v6L0x7
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Les organisateurs dénoncent notamment les restrictions imposées aux manifestations de ce samedi 24 octobre, une semaine après les violences et les pillages qui ont secoué plusieurs villes françaises le 17 octobre dernier. À Paris, la préfecture de police avait notamment imposé un changement de parcours au cortège du 24 octobre, initialement prévu entre Bastille et Nation. Les manifestants ont finalement dû emprunter un itinéraire reliant la porte d’Italie à la porte de Vincennes, après le rejet d’un recours des organisateurs devant la justice.
“Le gouvernement tente de nous diviser. En criminalisant notre mouvement, il veut empêcher le front uni qui est en train de naître“ ont dénoncé les gilets jaunes Benjamin Ball et Azelma Sigaux en lisant tour à tour une déclaration. “Notre réponse, c’est l’union“, ont-ils poursuivi en appelant à “des assemblées de convergence partout en France“ réunissant “lycéens, étudiants, gilets jaunes“ travailleurs, paysans, retraités…“
Une forme inédite de mobilisation
Pour cette journée, les organisateurs abandonnent le format des longs défilés en cortège au profit de rassemblements statiques et de sit-in. Le programme transmis par la coordination s’articule autour de plusieurs rendez-vous clés à Paris et en province :
Vendredi 30 octobre : des rassemblements sous forme de “casserolades“ sont prévus de 18h à 21h devant l’Assemblée nationale, ainsi qu’un appel général à faire du bruit aux fenêtres et dans la rue à 19 heures, partout en France.
Samedi 31 octobre : de grands rassemblements fixes et des sit-in sont programmés à partir de 14h, ciblant spécifiquement le parvis de l’Assemblée nationale à Paris et les places des mairies dans les différentes communes de France. Dans la capitale, la carte participative des mobilisations fait déjà apparaître des sit-in envisagés devant plusieurs mairies d’arrondissement, notamment celles de Paris Centre et des 10e, 11e, 12e, 13e, 14e et 15e arrondissements. Cette carte est alimentée par les participants eux-mêmes : elle donne une tendance, pas un programme confirmé, et peut encore évoluer d’ici samedi. Au-delà du week-end, un appel au “5 novembre du peuple“ a été lancé, incitant à une grève générale et à des blocages reconductibles.
La coordination des Gilets jaunes prévoit aussi une minute de silence “pour toutes les victimes de la police et de l’extrême droite“. Des prises de parole sont également annoncées pour “les victimes de la haine, après l’attentat raciste“ dans les Yvelines le 23 octobre.
Au-delà du week-end, un appel au “5 novembre du peuple“ a été lancé, incitant à une grève générale et à des blocages reconductibles.
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