- Cet évènement est passé.
Premier débat télévisé des candidats de la primaire de gauche
Les candidats à la primaire sociale-démocrate ont rendez-vous ce mercredi 23 septembre, à 20h40, sur LCI, pour un premier débat. Un moment crucial pour ces cinq challengers, avant le scrutin du mois d’octobre, qui déterminera qui de ces personnalités sera candidat à l’élection présidentielle. Les enjeux de chacun.

Ce sera leur première confrontation face caméra avant la primaire de la gauche les 17 et 18 octobre prochains. Les cinq candidats de cette primaire organisée par le Parti socialiste et Place publique sont les invités ce mercredi soir sur LCI d’une émission spéciale “Face aux Français“ présentée par David Pujadas à partir de 20h40.
Cinq candidats sur le plateau
Alors qu’initialement ils étaient six à devoir participer à l’émission, ils ne seront ce soir que cinq sur le plateau. Suspendu à titre conservatoire le 16 septembre par le Parti Socialiste à la suite d’accusations de violence, Philippe Brun, s’en est remis à la justice mardi pour obtenir sa réintégration au Parti socialiste et ainsi pouvoir participer à la primaire de la gauche. Mais, les juges saisis en référé ont douché les espoirs du député PS de l’Eure, en rejetant sa demande ce mercredi matin. Figeant ainsi la liste des participants pour ce soir, malgré la décision de l’intéressé de faire appel du jugement.
Présidentielle 2027 : Philippe Brun sera ne sera pas réintégré au PS et à la primaire de la gauche, tranche la justice
Un premier face-à-face en public, avant deux autres confrontations
Pour la première fois, les cinq candidats à la primaire de la gauche croiseront le fer sur un même plateau, ce soir, à partir de 20h40 : Olivier Faure, 58 ans, premier secrétaire du PS, député de Seine-et-Marne ; Raphaël Glucksmann, 46 ans, co-président de Place publique, député européen ; Ségolène Royal, 73 ans, ex-ministre, ex-députée socialiste, ex-présidente de la région Poitou-Charentes, finaliste de l’élection présidentielle de 2007 ; Jérôme Guedj, 54 ans, député PS de l’Essonne et Emmanuel Maurel, 53 ans, ex-membre du PS, animateur national de la Gauche républicaine et socialiste, député du Val-d’Oise. Ils répondront en direct aux questions d’une dizaine de Français “sur les grands enjeux internationaux, économiques, sociétaux, écologiques et de gouvernance qui structurent la campagne, à sept mois du premier tour“, indique la chaîne. Inégalités, retraite, Ukraine, alliance politique… Quelles divergences ? Quelles convergences ?
🔴 Ce mercredi 23 septembre, dès 20h40 sur LCI !
🗳️ Soirée spéciale « Primaire de gauche : face aux Français »
🗣️ En face de David Pujadas, cinq candidats à la primaire de la gauche : Ségolène Royale, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel.
➡️… pic.twitter.com/iSR9jbwe2s
— LCI (@LCI) September 22, 2026
Cette émission spéciale en partenariat avec Le Parisien en direct sur le canal 15, sera suivie de deux autres débats avant le premier tour de la primaire : le premier, le jeudi 1er octobre sur France Télévisions, et le second, le dimanche 4 octobre sur BFMTV.
Ce qui va se jouer
Cette première confrontation pourrait un peu éclairer les dynamiques d’une élection plus qu’incertaine. Tous ont quelque chose à gagner, mais certains pourraient y perdre.
Premier débat de la primaire socialiste sur LCI : 5 défis pour 5 candidats. Les participants du scrutin organisé par le PS et place publique se retrouvent ce mercredi pour leur 1er débat télévisée. Le tour des enjeu pour chacun d’eux https://t.co/TjtgncMQNQ
— Florence Labbé (@flolabbe) September 23, 2026
“Celui qui risque le plus“
Tous les regards seront tournés vers lui ce soir. Par son statut de favori des sondages et fort de ses succès passés (notamment aux Européennes), Raphaël Glucksmann est l’homme à abattre. Le co-président de Place publique sera à n’en pas douter le plus exposé aux attaques. Ses concurrents ayant tout intérêt à le déstabiliser pour briller à ses dépens. “Qu’il reste le plus possible dans [son] couloir, pour ne perde pas de plumes”, confiait hier à Politico l’un des conseillers de l’eurodéputé qui l’a aidé a préparer le débat. Après plusieurs apparitions audiovisuelles en demie teinte, le patron de Place publique va également devoir prouver qu’il est bien la bonne personne pour porter les couleurs socialistes. Moins rompu à l’exercice des débats nationaux de politique intérieure que ses rivaux du PS, une prestation hésitante sur la dette, les retraites ou le pouvoir d’achat pourrait entamer son statut de présidentiable. Récemment attaqué par Ségolène Royal (qui l’a qualifié de “stagiaire“), l’eurodéputé doit enfin prouver sa stature de leader sans s’embourber dans des querelles d’ego.
“Celui qui a tout à gagner“
Pour ce premier débat de la primaire socialiste, Olivier Faure aborde la confrontation avec plusieurs atouts politiques majeurs liés à sa position et à sa ligne stratégique. En premier, la maîtrise de la machine du parti : En tant que premier secrétaire du PS depuis huit ans, il bénéficie d’une connaissance fine de l’appareil militant et d’un ancrage local fort au sein des fédérations, ce qui constitue un appui logistique précieux pour mobiliser le vote des sympathisants.
Il se présente par ailleurs comme le candidat capable de rassembler le bloc de gauche hors La France insoumise, et plaide pour une gauche réformiste et apaisée tout en maintenant une stratégie d’union globale indispensable pour faire barrage à l’extrême droite. Et à ce titre, en tant que challenger, il “ne peut que gagner des points“. Le rejet de l’option qu’il défendait a matérialisé sa mise en minorité au sein du parti. Lors des trois débats télévisés, il pourra donc continuer de s’afficher en défenseur d’une union avec Les Ecologistes et les insoumis. Volontaire mais impuissant à mettre en œuvre ce qu’il prône à longueur de journée.
“La trublionne“
Ségolène Royal, lancée dans une charge violente contre Raphaël Glucksmann ce week-end, n’a a priori rien à perdre. L’ancienne candidate à la présidentielle peut autant, par sa surface médiatique, attirer des votants… que desservir la primaire si le débat devenait “trop caricatural“, pointe une source à Politico. Bien décidée à participer au scrutin, l’ancienne finaliste de la présidentielle de 2007 a rassemblé les parrainages requis avec une facilité quasi déconcertante. Habituée des sorties fracassantes, flirtant parfois avec le complotisme, elle pourrait aborder cette passe d’armes en débarquer avec une furieuse envie d’enchaîner les uppercuts. Hier soir pour son premier meeting à Alfortville, l’ex-ministre a réservé ses coups au macronisme qui “laisse un Etat en déliquescence“, raconte Le Parisien ce matin.
Celui qui doit sortir du rôle de l’anti LFI
A l’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle, début février, Jérôme Guedj affirmait vouloir “porter la voix d’une gauche républicaine, européenne, universaliste, laïque, sociale, écologiste.“ Un vaste programme raillé du côté de LFI. “Guedj n’a rien à proposer si ce n’est taper sur les insoumis“, raillait il y a peu un député de La France Insoumise. L’élu de l’Essonne va devoir prouver le contraire ce soir et tenter de se débarrasser de cette image, après avoir fait de la critique des mélenchonistes son fonds de commerce.