Présidentielle 2027 : le PS et Place publique valident l’accord sur leur primaire

Le Parti socialiste et Place publique ont ratifié, mardi 25 août au soir, leur accord sur les modalités de la primaire de la gauche socialiste et démocratique, qui se tiendra en deux tours, les 9-10 et 16-17 octobre, pour désigner leur candidat à la présidentielle.

La “primaire de la gauche socialiste et démocratique“ se précise.  Le Parti socialiste (PS) et Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann, ont ratifié dans la soirée de mardi l’accord trouvé sur les modalités de ce vote qui servira à désigner leur candidat à la prochaine élection présidentielle. L’accord a été ratifié par le Conseil national du PS, par 159 voix pour, 32 contre et 21 abstentions. L’Assemblée politique nationale de Place publique, l’a de son côté validé à l’unanimité.

À ce stade, quatre candidats ont déjà annoncé qu’ils souhaitaient participer à cette primaire : Raphaël Glucksmann et trois socialistes, les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj, ainsi que l’ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal. Le patron du PS Olivier Faure n’a pas encore fait acte de candidature. A noter que le petit parti Gauche républicaine et socialiste (GRS), du député Emmanuel Maurel, pourrait par ailleurs se joindre à la primaire, a appris l’AFP de source socialiste.

Quelles règles du jeu ?

Les modalités de la primaire ont été arrêtées selon une circulaire interne datée du 25 août, qui a été soumise au vote mardi soir, lors du Conseil national du Parti Socialiste (PS). Deux tours, tarif entre 10 et 15 euros, scrutin électronique… Dans un communiqué de presse publié dans la soirée du 25 août, le PS a rendu public ces règles.

Un scrutin électronique uninominal

 Le vote qui servira à désigner leur candidat à la prochaine élection présidentielle aura lieu en deux tours :

  • le premier tour se tiendra le tiendra du vendredi 9 octobre à 8 h, au samedi 10 octobre à 20 h ;
  • le second, s’il est nécessaire, du vendredi 16 octobre à 8 h, au samedi 17 octobre à 20 h.

Le vote pour désigner celui qui représentera l’arc social-démocrate à l’élection présidentielle des 18 avril et 2 mai sera un scrutin électronique uninominal. Il se déroulera en ligne. Chaque électeur recevra un identifiant et un mot de passe par courrier. Des points de vote physiques équipés d’une tablette pourront toutefois être installés par les fédérations ou sections PS, pour accompagner les militants dans la procédure de vote électronique. Le taux de participation sera calculé et rendu public toutes les heures pendant le scrutin. Le dépouillement débutera après la fermeture du vote, à partir de 20 heures, samedi 10 octobre.

Une primaire ouverte exclusivement aux militants

Le scrutin est réservé aux adhérents d’un des deux partis “à jour de cotisation“ ainsi qu’aux personnes qui auront cotisé à “un pôle social-démocrate“, structure tierce créée pour ceux qui ne souhaitent pas adhérer à un parti.  Côté PS, pour participer au premier tour, il faudra avoir adhéré au plus tard le 5 octobre 2026 à 23h59. Pour un éventuel deuxième tour ce sera le 12 octobre, avant minuit.

Les électeurs devront être à jour de leurs cotisations, disposer d’une adresse électronique individuelle et d’un numéro de téléphone, et être inscrits sur les listes électorales ou à défaut, fournir un document officiel permettant d’établir leur identité. Le vote est personnel et secret. Une même personne ne pourra voter qu’une fois, y compris en cas d’adhésion à plusieurs organisations participant à la primaire. Aucune procuration ne sera également possible.

Une cotisation de 15 euros sera enfin demandée pour participer au vote – avec un tarif social à 10 euros “arraché“ par le courant d’Olivier Faure, précise la direction du PS. Ce tarif réduit sera accessible aux étudiants, personnes sans emploi ou aux revenus trop faibles, sur attestation sur l’honneur.

Qui peut être candidat ?

Les candidats devront se déclarer entre le 1er septembre à 0h et le 15 septembre à 23h59. Pour l’heure, quatre candidats ont déjà annoncé qu’ils souhaitaient participer à la primaire : Raphaël Glucksmann (place publique) et trois socialistes, les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj, ainsi que l’ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal. Le patron du PS Olivier Faure n’a pas encore fait acte de candidature.

Quels parrainages ?

Pour être recevable, un candidat devra obtenir au choix,  le parrainage de :

  • quinze membres titulaires du conseil national pour les socialistes), ou de dix parlementaires ;
  • de 50 maires et présidents d’intercommunalités, provenant d’au moins cinq départements et trois régions ;
  • ou, de cinquante conseillers régionaux ou départementaux ou élus assimilés, provenant également d’au moins cinq départements/collectivités et trois régions ou collectivités équivalentes.

Les parrains devront être des élus du PS ou de Place publique, à jour de leurs cotisations. Le plafond de campagne est fixé à 15 000 euros par candidat. Les dépenses devront respecter les normes de la CNCCFP et être visées par un expert comptable. Elles pourront être intégralement remboursées à partir de 3% des suffrages exprimés. Le non-respect des ces règles pourra entraîner l’invalidation de la candidature et le non-remboursement des dépenses engagées.

Une charte des valeurs

Les candidats devront tous signer une charte des valeurs : la direction du PS a obtenu que la mention qu’“il n’y aura pas d’accord avec LFI aux législatives“ n’y figure pas, contrairement à ce que souhaitait le coprésident de Place Publique. “Cela n’avait pas sa place dans ce genre de charte“, explique un socialiste. Les candidats devront s’engager, à travers cette charte, “à proposer le rassemblement à tous les partis de la gauche démocratique, écologique et républicaine afin de construire ensemble un programme commun, un accord législatif et un contrat de gouvernement“, précisé le PS dans son communiqué.

Posted in Dernière minute, Politique, Présidentielle 2027.

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