Conseil de politique nucléaire

Le président de la République, Emmanuel Macron, préside ce jeudi 12 mars un sixième Conseil de politique nucléaire à Penly, en Seine-Maritime. 

La “séquence“ nucléaire ouverte le 10 mars par le deuxième Sommet international sur l’énergie nucléaire, se prolonge ce jeudi 12 mars, avec un conseil de politique nucléaire présidé par Emmanuel Macron depuis la centrale nucléaire de Penly (Seine-Maritime), sur les chantier de nouveaux réacteurs.

Il s’agit de la première visite du président de la République, sur ce chantier, dont il est à l’origine. Déjà doté de deux réacteurs en exploitation, le site fait partie des trois implantations retenues, avec Gravelines et le Bugey, pour accueillir une nouvelle paire de réacteurs du programme EPR2.

Ce conseil, créé par un  décret n°2008-378 du 21 avril 2008  définit les grandes orientations de la politique nucléaire et veille à leur mise en oeuvre, notamment en matière d’exportation et de coopération internationale, de politique industrielle, de politiques énergétique, de recherche, de sûreté, de sécurité et de protection de l’environnement. Cette instance décide des grandes orientations sur le programme de relance du nucléaire civil en France.

Un triplement des capacités nucléaires d’ici 2050

Ce mardi, Emmanuel Macron a accueilli le deuxième sommet nucléaire, après celui de 2024. A cette occasion, 38 pays se sont mis d’accord pour le triplement des capacités nucléaires à horizon 2050. “Je me réjouis et je suis fier du rôle décisif de la France pour rassembler trente-huit nations autour d’une ambition forte : développer l’énergie nucléaire et tripler les capacités nucléaires installées“, s’est félicité le ministre de l’Économie Roland Lescure dans un communiqué. Invité sur CNEWS le mardi 10 mars, Nicolas Forrissier, ministre chargé du Commerce extérieur, a rappelé pour sa part, l’intérêt de la France à “renforcer la production de nucléaire civil“. En 2025 , 68% de la production électrique provenait du nucléaire.

Plusieurs objectifs annoncés

Le cinquième Conseil de politique nucléaire (CPN) doit permettre de faire un point d’étape sur plusieurs dossiers structurants pour l’avenir de la filière nucléaire française : l’avancement du programme des premiers réacteurs EPR2, les projets industriels liés au retraitement du combustible, la stratégie de fermeture du cycle et le développement des petits réacteurs modulaires (SMR). Le site de Penly occupe une place centrale dans ce programme. Déjà équipé de deux réacteurs en exploitation, il fait partie, avec Gravelines et le Bugey, des trois implantations retenues pour accueillir les premières paires de réacteurs EPR2. Ce programme constitue le cœur de la relance du nucléaire décidée après le discours de Belfort en 2022.

 

Trois objectifs sont au programme, selon l’Élysée. Le premier est d’avancer sur la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires EPR2 – à Penly mais aussi Gravelines (Nord) et Bugey (Ain). EDF doit prendre sa décision finale sur ces investissements à la fin de l’année. L’éventualité de construire quatre paires de réacteurs supplémentaires sera également évoquée. À Penly toutefois, des travaux ont pourtant déjà démarré : “La mise en service est prévue en 2038 pour le premier réacteur, le second a vocation à être mis en service un an plus tard“, indique l’Élysée. Dans ce contexte, le Conseil de politique nucléaire vise à “permettre la bonne mise en route de l’ensemble des chantiers d’ici à la fin de l’année et assurer la livraison des réacteurs dans les temps et dans les coûts“.

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