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Sommet UE-Balkans occidentaux

4 juin

Emmanuel Macron se rend ce jeudi 4 juin à Tivat, en République du Monténégro, à l’occasion du Sommet UE-Balkans occidentaux. Le président français rencontrera à cette occasion, le Premier ministre monténégrin, Milojko Spajic, reçu à l’Élysée le 27 mai. 

Six mois après un premier sommet à Bruxelles, les  dirigeants de l’Union Européenne (UE) et des Balkans occidentaux se réunissent ce vendredi 5 juin à Tivat, au Monténégro, sous le thème “Prospérité et stabilité partagées de l’UE et des Balkans occidentaux“.

Ce sommet réunit les représentants de l’UE, le président du Conseil européen, António Costa, et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et les six pays des Balkans occidentaux : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Kosovo, Macédoine du Nord, Monténégro et Serbie.

Après un dîner de gala le 4 juin commémorant le 20e anniversaire du rétablissement de l’indépendance du Monténégro, deux sessions de travail sont programmées le mardi 5 juin. Elles porteront sur les progrès de l’intégration des Balkans occidentaux à l’UE, le programme de croissance, le renforcement de la stabilité régionale, la connectivité et la durabilité.

L’adhésion des Balkans occidentaux à l’UE

Au cours de cette réunion, les dirigeants aborderont la question de l’élargissement de l’Union Européenne. Ce sera l’occasion pour l’UE de réaffirmer son engagement en faveur de l’adhésion des Balkans occidentaux. Les dirigeants devraient évaluer les progrès accomplis dans l’intégration progressive des Balkans occidentaux à l’UE et examiner les moyens de la poursuivre, notamment grâce au plan de croissance pour les Balkans occidentaux. Lancé en 2023, ce plan vise à faire bénéficier les pays partenaires de la région des avantages de l’adhésion à l’UE avant même leur entrée en vigueur. Il cherche à intégrer ces partenaires au marché unique européen, à renforcer la coopération économique régionale, à approfondir les réformes liées à l’UE et à accroître les financements de pré-adhésion. Le 20 mai dernier, la commission européenne a débloqué dans le cadre de ce plan, 158,9 millions d’euros, dont 49 millions d’euros en faveur de l’Albanie, 44,2 millions pour le Monténégro Monténégro et 65,7 millions d’euros pour la Macédoine du Nord.  La Serbie et la Bosnie-Herzégovine ont en revanche été exclues de cette session car elles n’ont pas encore pleinement mis en œuvre les réformes qui étaient une condition préalable au versement de ces fonds.

La France soutient l’adhésion du Monténégro à l’UE

En amont du sommet UE-Balkans occidentaux, Emmanuel Macron a reçu mercredi 27 mai, à l’Élysée le Premier ministre monténégrin Milojko Spajić, profitant de cette rencontre pour réaffirmer le soutien de la France à la candidature du Monténégro à l’adhésion à l’UE. “Le Monténégro peut compter sur le plein soutien politique de la France dans la phase finale du processus de négociation et dans la préparation du traité d’adhésion à l’Union européenne“, a déclaré le président français, confirmant l’objectif de clore tous les chapitres de négociation restants d’ici fin 2026. 

Le Monténégro, dont l’adhésion à l’UE a pour date butoir finale, 2028. est le candidat le plus avancé dans la course à l’investiture dans les Balkans occidentaux. Mercredi 22 avril, les ambassadeurs des Vingt-Sept ont ainsi validé la création d’un groupe de travail chargé de préparer le traité d’adhésion du pays. Cette étape, technique mais politiquement importante, rapproche encore ce petit pays d’une entrée dans l’Union européenne. Derrière, le voisin albanais semble également en bonne voie pour adhérer à l’Union européenne d’ici 2030.

Renforcement de la Sécurité et Défense

Dans un contexte d’incertitude géopolitique et d’instabilité économique croissantes, les dirigeants  examineront les moyens de renforcer la coopération en matière de politique étrangère, de sécurité et de défense. D’abord, dans les domaines de la sécurité et de la défense, en renforçant en particulier les forces armées des Balkans occidentaux par le biais de la Facilité européenne pour la paix et en intensifiant la collaboration grâce à des partenariats et des dialogues sur la sécurité et la défense. Mais également, le renforcement de la la résilience face aux cybermenaces et autres menaces hybrides, afin de lutter contre la manipulation et l’ingérence étrangères dans l’information, notamment par le biais de l’Agence de l’UE pour la cybersécurité (ENISA), du Bouclier européen pour la démocratie et du Système d’alerte rapide (SAR) contre la désinformation.

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