Une coalition de trente cinq pays menée par la France et la Grande-Bretagne tient ce jeudi une réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères afin de travailler sur la sécurisation et la réouverture du détroit d’Ormuz.

A l’initiative de la cheffe de la diplomatie britannique, 35 pays doivent évoquer par visioconférence cela question de la sécurisation de cette voie maritime stratégique, par où transite en temps normal un cinquième de la production de pétrole mondiale et du gaz naturel liquéfié, dont la fermeture a entraîné une forte hausse du prix des hydrocarbures, avec un impact économique mondial.
Des discussions sous pression des États-Unis
Ces discussions interviennent alors que l’on craint de plus en plus que les États-Unis ne se retirent des efforts internationaux visant à rouvrir cette voie navigable cruciale. Cette réunion virtuelle fait suite à l’appel lancé en début de semaine par le président Donald Trump à la Grande-Bretagne et aux autres alliés des États-Unis pour qu’ils “se rendent dans le détroit“. Une position réaffirmée mercredi soir, lors du discours à la Nation du président américain: “À ces pays qui ne peuvent pas se procurer de carburant, dont beaucoup ont refusé de participer à la décapitation de l’Iran, j’ai une suggestion — Numéro 1, achetez du pétrole aux États-Unis. Et Numéro 2, rassemblez un peu de courage tardif, allez au détroit, et prenez-le simplement“, a déclaré le locataire de la Maison Blanche.
.@POTUS: To those countries that can’t get fuel, many of which refused to get involved in the decapitation of Iran, I have a suggestion—Number 1, buy oil from the United States. And Number 2, build up some delayed courage, go to the Strait, and just take it. Iran has been,… pic.twitter.com/n7lV2w7qJE
— Rapid Response 47 (@RapidResponse47) April 2, 2026
Cette réunion, à laquelle participera également la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, ainsi que des ministres allemands, italiens et néerlandais, fait suite à la publication, le mois dernier, d’une déclaration par une coalition de 35 pays menée par la France et la Grande-Bretagne, qui “condamnait avec la plus grande fermeté“ la “fermeture de facto“ du détroit par Téhéran.
Un objectif : rétablir la liberté de navigation
Sir Keir Starmer, le Premier ministre britannique, a déclaré mercredi qu’une “désescalade“ du conflit et la réouverture du détroit constituaient “le moyen le plus efficace“ de faire face à la crise du coût de la vie en Grande-Bretagne. “Le Royaume-Uni a maintenant rassemblé 35 nations autour de notre déclaration d’intention de faire front commun pour la sécurité maritime dans le Golfe. Plus tard, cette semaine, la ministre des Affaires étrangères, Yvette Cooper, accueillera une réunion de ces pays pour la première fois“, avait annoncé ce même jour le chef du gouvernement britannique, lors d’une conférence de presse à Downing Street.
Foreign Secretary Yvette Cooper will host a summit of international leaders to discuss plans to restore freedom of navigation in the Strait of Hormuz, PM Keir Starmer announces
It's in "the British national interest", he adds
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— BBC Politics (@BBCPolitics) April 1, 2026
La réunion de jeudi permettra “d’évaluer toutes les mesures diplomatiques et politiques viables que nous pouvons prendre pour rétablir la liberté de navigation, garantir la sécurité des navires et des marins bloqués et reprendre le transport des marchandises essentielles“, a précisé M. Starmer. Au cours de cette réunion, “nous évaluerons toutes les mesures diplomatiques et politiques viables que nous pouvons prendre pour rétablir la liberté de navigation, garantir la sécurité des navires et des marins bloqués et reprendre la circulation des marchandises vitales“, a indiqué le locataire du 10 Downing Street. Selon le chef du gouvernement britannique, des discussions se produiront ensuite également au niveau des “planificateurs militaires“ des pays alliés, “afin d’examiner comment nous pouvons mobiliser nos capacités et rendre le détroit accessible et sûr, une fois les combats terminés“.
Une initiative soutenue par Bruxelles
L’Union Européenne a apporté son plein soutien à la coalition, menée par la Grande-Bretagne et la France. “Nous avons discuté de la situation au Moyen-Orient et dans le détroit d’Ormuz“, a déclaré Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, après un entretien téléphonique avec Sir Keir Starmer, le Premier ministre britannique. “Les actions de l’Iran mettent en péril la stabilité économique mondiale. Nous travaillerons avec nos partenaires pour que la liberté de navigation puisse être rétablie au plus vite“, a t-elle ajouté.
EU backs European-led coalition to reopen the Strait of Hormuz https://t.co/bC3CaGUtm2 pic.twitter.com/GTagCD5dXx
— Euractiv (@Euractiv) April 2, 2026