L’agenda politique

Juin
18
mar
Les associations d’élus reçus à Bercy @ Ministère de l'Economie et des finances
Juin 18 – Juin 20 Jour entier

Opération séduction du premier ministre, Édouard Philippe,  à l’occasion de la clôture du Congrès annuel des villes de France.  Devant les élus des villes de taille moyenne (10.000 à 100.000 habitants) réunis en congrès, le chef du gouvernement a salué le travail des maires notamment pendant le grand débat et la crise des gilets jaunes. “Je suis d’abord venu à Albi vous dire merci pour ses six derniers mois” a t-il dit. A neuf mois des municipales, l’exécutif cajole les maires avec un but bien précis: trouver des relais territoriaux pour défendre sa  ligne politique sur le terrain. Dans cet objectif, l’exécutif actionne plusieurs leviers. Afin de répondre à une revendications récurrente des maires, il promet ainsi un statut un statut de l’élu. Le texte sera présenté mi-juillet en Conseil des ministres par Sébastien Lecornu, ministre en charge des collectivités auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault.

A la demande du premier ministre,  les associations d’élus vont être également reçues à Bercy, mardi 18 juin, pour une journée entière d’échanges autour du ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, et la ministre de la Cohésion des territoires. Le gouvernement est attendu sur la réforme de la fiscalité locale, qui préoccupe les maires. De multiples questions restent en effet pour l’heure sans réponse. Comment, en particulier, doter les communes de recettes propres, à l’heure où la taxe d’habitation est condamnée à disparaître? La taxe foncière devra t-elle échoir aux communes ? Une part d’un impôt national (TVA ou CSG) ira t-elle aux départements et aux intercommunalités…

Dans le cadre des consultations préparatoires à la loi de finances 2020, et à la demande d’Édouard Philippe, la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, et le ministre de l’Action et des Comptes publics. Gérald Darmanin, recevront ce mardi les représentants  :

  • de l ’Association des Maires Ruraux de France (AMRF), à 11h00 ;
  • de France Urbaine, à 13h30 ;
  • de l’Assemblée des Communautés de France (AdCF), à 15h00 ;
  • de Villes de France, à 16h30 ;
  • de l’Association des Petites Villes de France (APVF), à 18h00 ;
  • de l’Assemblée des départements de France (ADF) à 19h30.

Ces rencontres seront suivies mercredi 19 juin, d’un entretien avec Régions de France (8h00) et jeudi 20 juin, d’un entretien à 17h00 avec l’Association des Maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF).

Juin
20
jeu
Conseil européen @ bâtiment Europa
Juin 20 – Juin 21 Jour entier

Après un mois de tractations entre les dirigeants européens et les groupes politiques du Parlement européen, un nouveau sommet européen se tient à Bruxelles, les 20 et 21 juin. Les vingt-huit chefs d’état et de gouvernement de l’UE se réunissent pour tenter de trouver un accord sur les postes clés de l’UE : présidences de la Commission, du Conseil et du Parlement et Haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères. L’accord sur le nom du futur numéro un de la Commission, l’exécutif de l’UE, devrait conditionner toutes les autres nominations : la présidence du Conseil européen, le poste de Haut représentant pour la diplomatie européenne et la présidence de la Banque centrale européenne. Les nominations pour ces trois fonctions relèvent de la prérogative des dirigeants européens. Mais elles sont encadrées par une série de contraintes. Un des grands postes doit revenir à une femme et un équilibre doit être respecté depuis 2004, entre petits et grands pays, anciens et nouveaux états membres pour les présidences des trois institutions et la fonction de chef de la diplomatie européenne.

La présidence de la commission

Depuis le traité de Lisbonne, le président de la Commission européenne est élu par le Parlement européen, sur proposition du Conseil européen qui désigne son candidat à la majorité qualifiée “en tenant compte du résultat aux élections au Parlement européen“. Si ce candidat n’est pas approuvé par le Parlement, le Conseil européen en propose un nouveau dans un délai d’un mois, et selon la même procédure. En vertu du principe du “spitzenkandidat”, adopté en 2014, c’est le candidat du groupe arrivé en tête au scrutin qui doit être nommé. En toute logique, le prochain patron de la Commission devrait être l’eurodéputé allemand, Manfred Weber, candidat du Parti Populaire Européen (PPE). Problème : président du PPE, Manfred Weber a fait toute sa carrière politique à Bruxelles et est inconnu en hors du Parlement européen. L’eurodéputé n’a par ailleurs  jamais participé à un gouvernement en Allemagne. Un double handicap pour remplacer Jean-Claude Juncker, puisque le président de la Commission est censé avoir rang de chef d’Etat ou de gouvernement.

Le principe du “spitzenkandidat”est en outre loin de faire l’unanimité. Plusieurs gouvernements européens s’y opposentParmi ses plus farouches opposants, Emmanuel Macron, qui a obtenu lors du conseil du 28 mai dernier, qu’il ne soit plus automatique. Le Président français a d’autres noms à l’esprit : la commissaire européenne à la concurrence, la Danoise Margrethe Vestager, candidate des libéraux européens ; mais aussi le négociateur en chef du Brexit pour l’UE – le Français Michel Barnier ; ou encore le travailliste néerlandais Frans Timmermans, commissaire sortant. Lors d’une interview sur la  RTS (Radio Télévision Suisse), Emmanuel Macron a fait savoir qu’il souhaitait un candidat avec une expérience significative et une forte personnalité. Un pré-requis qui disqualifie aux yeux du chef de l’état la candidature de l’Allemand Manfred Weber. “L’Europe a besoin de visages, de personnalités fortes, de gens qui ont une crédibilité personnelle et les compétences pour remplir les postes qui sont les leurs » a rappelé M. Macron.

L’allemand Manfred Weber, entend néanmoins rester le candidat naturel au poste de président de la Commission européenne. Angela Merkel l’a soutenu sans ambiguïté lors d’un meeting à Munich ainsi que lors du dernier Conseil à Bruxelles, mardi 28 mai. “Nous soutenons notre candidat, Manfred Weber. D’autres soutiennent le leur, c’est clair“, a indiqué la chancelière allemande, pour qui le choix de M. Weber, 46 ans, permettrait à l’Allemagne d’obtenir l’un des postes les plus puissants au sein des institutions européennes et de garantir qu’il revienne à la famille du centre-droit, dont Angela Merkel est l’une des figures européennes principale.

Trois autres personnalités se dégagent : celle du néerlandais Frans Timmermans (S&D) et de la Danoise Margrethe Vestager (ADLE) et enfin celle du français  Français Michel Barnier, salué pour avoir défendu les intérêts de l’UE et des Vingt-Sept face au Royaume-Uni dans le cadre des négociations du Brexit

Le chef de file des sociaux-démocrates, Frans Timmermans, vient de remporter une belle victoire électorale aux Pays-Bas. Mais il souffre de deux handicaps : beaucoup en interne ne le trouvent pas suffisamment à gauche, et les pays de l’est lui reprochent son combat contre les atteintes à l’Etat de droit en Pologne et en Hongrie. La Danoise Margrethe Vestager qui ose s’attaquer aux Gafa, elle risque quant à elle de se retrouver en concurrence avec plusieurs Premiers ministres de la même couleur politique : son compatriote Lars Rasmussen, le Néerlandais Mark Rutte, le Belge Charles Michel, que l’on dit intéressés par un point de chute à Bruxelles.

La présidence du Conseil

Dans le traité de Lisbonne qui a instauré en 2007 le poste de président permanent du Conseil européen, rien n’est dit sur la procédure qui précède l’élection. Selon son article 15, “Le Conseil européen élit son président à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois. En cas d’empêchement ou de faute grave, le Conseil européen peut mettre fin à son mandat selon la même procédure.” Le nom d’Angela Merkel revient avec insistance pour présider l’instance des chefs d’Etat. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte est également cité comme un autre potentiel candidat. La chancelière allemande a reçu le soutien d’Emmanuel Macron. Interrogé sur la RTS la pertinence de son éventuelle candidature à la succession du Luxembourgeois Jean Claude Juncker, le président français a d’abord botté en touche.  “Je ne vais pas m’engager pour Angela Merkel pour qui j’ai beaucoup d’amitié“, a-t-il répondu, avant d’ajouter : “Le voudrait-elle, je la soutiendrais”.

 

 

 

Juin
21
ven
Fête de la musique à l’Elysée @ Palais de l'Elysée
Juin 21 Jour entier

Vendredi 21 juin, pour la traditionnelle Fête de la musique, l’Élysée ouvrira comme l’an passé ses portes au public dès 17 h 30. Pour participer, les réservations qui ont débutées vendredi 14 juin, sont obligatoires. “Les premiers inscrits seront donc les premiers servis“, fait savoir le Palais. Quatre cents places seront par ailleurs disponibles pour les jeunes de 18 ans de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne dans le cadre du Pass Culture.

Après les DJ stars de l’électro en 2018, le couple présidentiel a choisi cette année de n’inviter que des groupes féminins. C’est un clin d’œil volontairement assumé par le palais présidentiel. Parmi les formations attendues, le groupe Brigitte, deux jeunes femmes dont le nom de scène rend hommage à trois célèbres Brigitte (Bardot, Fontaine, Lahaie), connu pour son répertoire indie pop, folk et neo soul. Autres groupes au programme : la Portugaise d’origine angolaise Pongo (rap, électro, aux accents africains) et le groupe irlandais Saint Sister (folk et harpe électroacoustique, accents celtiques).