L’agenda politique

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76e session de l’assemblée générale de l’ONU : débat général @ Nations Unies
Sep 21 – Sep 27 Jour entier

Le débat général de la 76ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies (AGNU) se déroulera à New York du mardi 21 septembre, au lundi 27 septembre 2021. Les travaux de cette session porteront sur le thème : “Miser sur l’espoir pour renforcer la résilience afin de se relever du Covid-19, reconstruire durablement, répondre aux besoins de la planète, respecter les droits des personnes et revitaliser l’Organisation des Nations unies“.

Après l’AGNU virtuelle de l’année dernière pour cause de pandémie, une petite centaine de dirigeants devraient être physiquement présents dans l’enceinte des Nations unies à Manhattan, au bord de l’East River.  L’Américain Joe Biden, le Brésilien Jair Bolsonaro, le Turc Recep Tayyip Erdogan, l’Allemand Frank-Walter Steinmeier, le Britannique Boris Johnson, l’Israélien Naftali Bennett et le Vénézuélien Nicolas Maduro ou encore le sénégalais, Macky Sall, font partie des personnalités ayant annoncé leur venue. Le président Français ne fera quant à lui pas le déplacement. Contrairement à d’autres dirigeants ayant choisi la vidéo pour s’exprimer, Emmanuel Macron a choisi de laisser son chef de la diplomatie parler au nom de la France.

Des conditions sanitaires strictes ont été établies: masque et distanciation, sept personnes maximum par délégation sur le site de l’ONU, quatre dans l’amphithéâtre de l’Assemblée générale et des bilatérales réduites au maximum. Ce qui a immédiatement suscité l’irritation de certains pays: la Russie a dénonçant notamment une mesure “clairement discriminatoire“ et le président brésilien Jair Bolsonaro a affirmé qu’il viendrait même s’il n’est pas vacciné.

Quels thématiques ?

Les thèmes de cette 76ème session seront nombreux : de l’Afghanistan au Covid-19, en passant par la Libye, le nucléaire iranien, l’environnement, les droits de l’homme ou l’avancée des travaux de l’Alliance pour le multilatéralisme, lancée par Paris et Berlin il y a deux ans. Lors de son ouverture, mercredi 15 septembre, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rappelé que le monde était marqué par “de grands défis et des divisions, par des conflits et le changement climatique, par la hausse de la pauvreté, de l’exclusion et des inégalités, et par une pandémie qui continue de menacer la vie, les moyens de subsistance et l’avenir des populations“.

Pandémie et Réchauffement climatique

La lutte contre le réchauffement climatique et contre la pandémie de Covid-19, objets de deux sommets respectivement lundi et mercredi, seront au coeur des échanges, comme les dossiers iranien et libyen. “Nous allons dans la mauvaise direction dans tous les domaines. C’est absolument inacceptable qu’il y ait des pays où 80% de la population sont vaccinés et des pays où 2% de la population sont vaccinés“, dénonce Antonio Guterres.

Afghanistan, Birmanie, Guinée

Retombé aux mains des talibans, l’Afghanistan occupera également une part prépondérante dans les discussions de cette 76e session. Des spéculations se poursuivent pour savoir qui parlera au nom du pays, mais aussi de la Birmanie, dirigée par une junte militaire non reconnue par la communauté internationale, ou de la Guinée, théâtre d’un récent coup d’Etat. Ces trois pays sont inscrits en fin de débat, le 27 septembre, mais l’option de la chaise vide pourrait l’emporter.

Crise franco-américaine

La crise de la France avec l’Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni risque également de faire de l’ombre, cette semaine, aux sujets débattus lors de la 76e session de l’ONU.

Ordre jour 76e session ONU

 

Sep
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Deuxième tour de la primaire écologiste @ Virtuel
Sep 25 – Sep 28 Jour entier

 

L’eurodéputé, Yannick Jadot, et l’économiste, Sandrine Rousseau, se sont qualifiés ce dimanche au terme du premier tour de la primaire écologiste. Les deux candidats s’affronteront lors d’un deuxième tour organisé du samedi 25 au mardi 28 septembre.

Avec quelque 106 000 votants, entre 23 000 et 29 000 voix pour chacun des quatre premiers candidats, ce premier tour s’est joué à quelques milliers de clics. Les scores de quatre candidats sont en effet relativement serrés.  L’eurodéputé Yannick Jadot sort en tête, avec 27,70% des voix, suivi de près par Sandrine Rousseau, avec 25,14 % des voix. La députée des Deux-Sèvres, Delphine Batho, chantre de la décroissance et candidate “100% laïque“ revendiquée, est arrivée troisième avec 22,32 % des voix, mais échoue à se qualifier au second tour, suivie par le maire de Grenoble, Éric Piolle, avec 22,29 % et l’entrepreneur Jean-Marc Governatori avec 2,35 %.

Un deuxième tour très ouvert

L’élection reste donc grande ouverte. Quand on lui parle de second tour, Julien Bayou évoque la “part de l’ange“, ces électeurs qui se seront perdus en chemin entre les deux tours.  “Les gens iront où ils voudront“, résume, pour sa part, David Cormand, ancien secrétaire national et soutien de M. Piolle.

L’ex-ministre et présidente de Génération écologie, Delphine Batho, a très tôt dégainé dans la soirée de dimanche un communiqué de presse dans lequel elle exclut clairement d’apporter son soutien à l’un des deux finalistes. “Je ne donnerai pas de consigne de vote“ écrit-elle. Et d’ajouter : “Nous faisons confiance à la maturité des électeurs et des électrices de la décroissance pour faire les bons choix“. Même son de cloche de la part d’Eric Piolle, qui se refuse lui aussi a donner quelque consigne de vote. “Cette primaire leur appartient, je les laisse à ce choix“, a t-il indiqué. “L’écologie sort grandie de ces débats“, a déclaré le maire de Grenoble, qui a insisté sur le besoin d’une écologie qui “s’ouvre aux aspirations des Français“, en particulier de “la jeunesse et des milieux populaires“.

 

Un clivage politique net

Les deux qualifiés pour le second tour de la primaire se sont succédé dimanche à la tribune, affichant leur volonté de rassemblement mais aussi leurs différences de lignes. D’un côté, Yannick Jadot, qui incarne une approche “pragmatique“ et “réaliste“ de l’écologie, a souligné la nécessité de faire le choix d’une “écologie de gouvernement“.  “On ne peut pas s’offrir un quinquennat de plus d’Emmanuel Macron“, a t-il indiqué, saluant “la résilience face aux attaques incessantes de certains responsables politiques“, de son adversaire.

De l’autre, l’écoféministe, Sandrine Rousseau, qui défend une “radicalité environnementale“. “Le temps des petits pas et de l’accompagnement n’est plus le moment“. “C’est une victoire d’être au second tour, c’est une victoire d’être dans un mouchoir de poche avec Yannick Jadot, et je vous promets d’autres surprises“ a-t-elle déclaré dimanche au micro de BFMTV, parlant de “victoire au second tour“.

C’est donc un choix très clair entre deux options. D’un côté, l’approche d’une écologie dite “pragmatique“, et de l’autre une jugée plus “radicale“. Dans le camp de Yannick Jadot, on reste toutefois confiant pour la suite, car si Sandrine Rousseau est présentée comme une écologiste radicale, l’eurodéputé compte sur son profil de rassembleur.

Le point fort de Yannick, c’est de parler au plus grand nombre, de rassembler, et c’est cela qu’il doit mettre en avant cette semaine“, déclare ainsi à BFMTV Matthieu Orphelin, député Europe Ecologie Les Verts (EELV) et soutien de Yannick Jadot. Selon le député européen Damien Careme, “Ça va être la stature d’homme présidentiable qui va jouer maintenant parce qu’il faut rassembler, rassembler dans la famille écologiste pour être le vainqueur de cette primaire des écologistes“.