L’agenda politique

Jan
21
mar
Trump devant ses détracteurs au Sénat américain @ Sénat américain
Jan 21 – Fév 2 Jour entier

Près d’un mois après avoir été voté par la Chambre des représentants, à majorité démocrate, l’acte d’accusation contre Donald Trump, a finalement été transmis au Sénat le 15 janvier. Ce vote ouvre la voie à l’ouverture, mardi 21 janvier, du procès en destitution du président des Etats-Unis, le troisième de l’histoire du pays. Le procès devrait durer environ deux semaines.

Jan
28
mar
Réforme des retraites : début des auditions à l’Assemblée @ Assemblée nationale
Jan 28 – Jan 29 Jour entier

A peine présenté en conseil des ministres, vendredi 24 janvier, le projet de loi sur les retraites arrive au Parlement cette semaine. Une commission spéciale sera installée officiellement à l’Assemblée nationale, mardi 28 janvier, sous l’égide de la députée La République en marche (LRM) Brigitte Bourguignon, également présidente de la commission des affaires sociales. Les 70 députés de tous les groupes qui y siègeront, commenceront leurs travaux dès mardi soir avec l’audition de Laurent Pietraszewski, secrétaire d’Etat chargé des retraites.

Le calendrier des travaux n’est pas officiellement arrêté, mais Mme Bourguignon a proposé aux présidents de groupe qu’une série d’auditions des partenaires sociaux ait lieu dès mercredi. Les organisations professionnelles d’employeurs seraient reçues le matin, les syndicats l’après-midi. Le soir, les députés devraient auditionner le Conseil d’orientation des retraites ainsi que le comité de suivi des retraites. Les députés auront ensuite jusqu’au jeudi 30 janvier à 17 heures, pour déposer leurs amendements. Les opposants de droite comme de gauche contestent ce calendrier, trop serré selon eux. Les Républicains critiquent le fait de devoir se prononcer sans avoir les conclusions de la conférence de financement entre les partenaires sociaux attendues fin avril.

Jan
29
mer
Nouvelles journées de grève et d’action contre la réforme des retraites @ France
Jan 29 – Jan 31 Jour entier

 

Les syndicats opposés au projet de réforme des retraites ont lancé vendredi à l’issue d’une réunion, un appel à une journée massive de grèves et de manifestations le mercredi 29 et, à des actions les 30 et 31 janvier. La CFE-CGC n’est cette fois pas signataire du texte. “Nous suspendons notre participation dans les manifestations, mais nous ne sortons pas de l’intersyndicale”, a précisé à l’AFP son numéro 2, Gérard Mardiné. La confédération des cadres a indiqué dès jeudi vouloir faire “une pause“. “La démocratie sociale et politique ne s’est pas exercée, espérons que dans les mois qui viennent, à l’occasion du débat parlementaire et des amendements, la démocratie reprenne un peu ses droits“, a déclaré le 24 janvier, avant le départ de la manifestation parisienne, le président du syndicat, François Hommeril.

Une journée de grève le 29

Au 51ème jour du mouvement, l’intersyndicale  (CGT, FO, FSU, Solidaires et organisations de jeunesse -FIDL, MNL, UNL et étudiante Unef ) a appelé dans un communiqué à faire du 29 janvier, veille de la conférence de financement, “une journée massive de grève et de manifestations interprofessionnelles et intergénérationnelles”. Les syndicats opposés à la réforme des retraites espèrent “une mobilisation maximale” et prévoit de “poursuivre et d’amplifier les actions”. Une nouvelle réunion se tiendra dans la soirée du 29 pour décider de la suite du mouvement. Cette nouvelle journée de mobilisation, cinq jours seulement après celle du vendredi 24 janvier, sera la huitième depuis le début du conflit.

 

Si les perturbations devraient être plus faibles à partir de mercredi, il faut s’attendre à un service limité sur plusieurs lignes.

Solidaires, syndicat minoritaire à la RATP, appelle à continuer la « grévilla », assurant que « la détermination des salariés en lutte est intacte », malgré la baisse du nombre de grévistes au fil des jours. D’où l’appel du syndicat à « surprendre » les détracteurs du mouvement. Les autres syndicats appellent aussi à la grève, de la CGT Cheminots à la SNCF, à Force Ouvrière et Sud.

Quant aux avocats (Ils sont 70.000 en France) ils ont voté la poursuite de la grève en trouvant dans l’avis émis vendredi 24 janvier 2020 par le Conseil d’Etat, des raisons de durcir leur mouvement. « Un certain nombre d’alertes que nous avions formulées apparaissent dans ce que dit le Conseil d’Etat, explique Christiane Feral-Schuhl, présidente du Conseil national des barreaux (CNB). On ne s’était pas trompé, on a eu raison de se mobiliser. »

Des “initiatives”, les 30 et 31

Les organisations syndicales appellent également à “poursuivre le renforcement et l’élargissement de la mobilisation en multipliant les initiatives les jeudi et vendredi qui suivent notamment avec des retraites aux flambeaux, des dépôts d’outils de travail, des assemblées générales, des initiatives en direction de la population”.

Ratification par le Parlement européen de l’accord de Brexit @ Parlement européen
Jan 29 @ 10:35 – 11:35

Le texte, qui fait entrer dans la loi britannique l’accord de 535 pages conclu en octobre, a été promulgué par la reine Elizabeth II le 23 janvier, huit jours avant la date fatidique.  Après signature le  24 janvier par les présidents de la Commission européenne et du Conseil de l’accord de retrait, reste désormais une dernière formalité: la ratification mercredi par le Parlement européen du traité de Brexit. Cette dernière interviendra mercredi 29 janvier, date à laquelle les eurodéputés se prononceront à partir de 15 h00, sur le retrait du Royaume-Uni et de l’Irlande du Nord de l’Union européenne. Jeudi 30 janvier, les diplomates des États membres de l’UE approuveront par écrit l’accord, assurant ainsi le départ en bon ordre de la Grande-Bretagne le 31 janvier à minuit.

 

La ratification de cet accord ouvrira officiellement le 31 janvier 2020, date de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), une période de transition jusqu’à fin 2020 pour trouver un accord sur la future relation entre l’UE et les britanniques.

Jan
30
jeu
Réforme des retraites : ouverture de la conférence de financement @ Palais d'Iena
Jan 30 Jour entier

La conférence de financement des retraites, qui doit réunir les partenaires sociaux afin de trouver avant fin avril les moyens de garantir l’équilibre financier du système universel d”ici 2027, est lancée par le Premier ministre, le jeudi 30 janvier, au Conseil économique, social et environnemental. “J’ai bon espoir qu’elle permette de déboucher sur quelque chose d’intelligent et de responsable”, a expliqué Edouard Philippe dans un entretien à “La Croix”, se refusant à lancer des pistes autres que celles de l’âge pivot : “parce que si je commence à évoquer tel ou tel instrument, je réduis à néant l’intérêt de cette conférence”, a indiqué le chef du gouvernement.

“Une martingale avant fin avril”

Dans cet entretien accordé au quotidien catholique, le Premier ministre a défendu le “bon compromis” trouvé avec les syndicats réformistes : “J’ai bougé en retirant l’âge pivot. Les organisations syndicales, dont la CFDT, ont bougé de leur côté”, en admettant le principe d’un retour à l’équilibre”, a indiqué le locataire de Matignon. Le gouvernement a en effet consenti mardi 7 janvier une ouverture sur les modalités financières de la réforme des retraites, en reprenant la proposition de la CFDT d’une “conférence de financement”. Une initiative saluée par les syndicats réformistes qui exigent toutefois le retrait de “l’âge pivot” du projet de loi.

Cette conférence des financeurs qui sera présidée par l’ancien directeur général de l’Agirc-Arrco, Jean-Jacques Marette, est censée “trouver la martingale” avant fin avril, afin que les propositions des partenaires sociaux puissent être prises en compte avant le vote du projet de loi de réforme des retraites en seconde lecture”, écrit Edouard Philippe dans une lettre au Président de la République du 11 janvier 2020. Un délai jugé “ambitieux” par le numéro 1 de la CFDT, Laurent Berger, pour qui “il va falloir passer aux travaux pratiques” et qui en appelle “à tous ceux qui seront autour de la table pour garantir l’équilibre à long terme du système de retraite“. Faute d’accord d’ici cette date butoir, le gouvernement reprendra la main et prendra par ordonnance les mesures nécessaires pour atteindre cet équilibre en 2027.

Une proposition loin de faire l’unanimité

Édouard Philippe a proposé que cette conférence “réunisse tous les partenaires sociaux qui participeront à la gouvernance  du futur  système universel ” de retraite. La proposition qui semble désigner a minima les cinq organisations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) et les trois fédérations patronales (Medef, CPME, U2P) représentatives au niveau national, est toutefois loin de faire l’unanimité.

Laurent Berger s’est personnellement réjoui de cette décision du gouvernement [retrait de l’âge pivot], assurant qu’il s’agit “d’une victoire pour la CFDT.” “Nous avons obtenu le retrait de l’âge pivot, une victoire pour la CFDT ! Nous allons maintenant poursuivre notre action pour un système de retraite plus juste et solidaire!“, a-t-il écrit dans un communiqué. “” Il faut mettre les chiffres sur la table. Il n’y aura pas pour la CFDT de situation acceptable si on revient à celle qui a été présentée en décembre avec ce fameux âge pivot“. Même volonté de dialogue à la CFTC, dont le secrétaire général, Cyril Chabanier s’est dit prêt à “entrer dans le processus de dialogue“.

Pour autant,  à la CFDT on  pointe un paquet d’imprécisions du gouvernement. Pour Laurent Berger à l’initiative de cette conférence, ce rendez-vous devrait impérativement débuter par une discussion de l’étude d’impact. “On demandait des chiffres depuis des mois et des mois. Là, on en a et ils sont très contestables, a indiqué le secrétaire général de la CFTC, regrettant le biais de l’étude d’impact qui se base sur un âge d’équilibre à 65 ans. Sur la conférence de financement, on veut d’abord mettre à plat la question de l’équilibre à court terme et moyen terme du système. On veut savoir quelles sont les intentions des uns et des autres, a déclaré lundi sur France inter” le numéro 1 de la CFDT, invitant chacun à assumer sa part de responsabilité : les entreprises, l’État […]. Ce texte ne parle pas de situations réelles, concrètes, et les gens sont paumés, a-t-il encore dit, martelant que la conférence de financement doit commencer par une étude très claire, avec des experts indépendants, des projections financières dévoilées dans cette étude d’impact.

L’épouvantail de l’âge pivot doit être retiré”, a insisté le secrétaire général de l’autre syndicat réformiste, l’Unsa, Laurent Escure, espérant que que les premiers signes de souplesse vont se confirmer.  Le président de la CFE-CGC, François Hommeril, a quant à lui regretté une “opération un peu cousue de fil blanc”. “Nous n’avons pas d’étude d’impact sur la réforme des retraites, c’est obligatoire, c’est écrit dans la Constitution”, a-t-il souligné. 

La CGT et Force ouvrière, continuent pour leur part de réclamer le retrait pur et simple du projet.  Jeudi matin, avant l’annonce de la date de la conférence, Philippe Martinez ,le secrétaire général de la CGT, laissait planer un doute quant à sa présence au groupe de travail collégial. “Imaginez que l’on vous propose d’aller à une réunion, mais qu’on vous dise que vous ne pouvez pas parler de ça, ni de ça et ni de ça aussi”, a t-il indiqué. Le leader de la CGT a finalement confirmé mardi la présence de la CGT à la conférence. “On participe, tous les endroits où on peut dire comment améliorer notre système actuel, on y est (…). On va expliquer comment améliorer notre système actuel”, a indiqué Philippe Martinez au micro de Franceinfo.

Bien que perplexe vis-à-vis de la conférence, Force Ouvrière a également confirmé sa participation “FO participera bien à la conférence pour y porter ses positions et analyses” a confirmé au Figaro Philippe Lama, secrétaire confédéral. 

Côté patronal enfin, l’accueil est également pour le moins réservé. Le Medef a posé deux conditions à sa participation à la conférence : qu’elle livre ses conclusions avant la fin des débats au Parlement et que le gouvernement mette “tous les coûts sur la table”, toutes les dépenses notamment”.

Une voie étroite

Cette conférence doit aboutir à des alternatives à l’âge pivot pour la future réforme des retraites. Reste que la voie vers un compromis est étroite. La lettre d’Edouard Philippe adressée le 11 janvier aux syndicats fixe les règles : “Ni baisse des pensions, pour préserver le pouvoir d’achat des retraités, ni hausse du coût du travail, pour garantir la compétitivité de notre économie.”

Une phrase qui a fait bondir Philippe Martinez, avant même que la CGT ne se prononce : “Qu’est-ce qu’on va aller faire dans une conférence où on ne va pas discuter de tout?”, a déclaré le leader de la CFT. Force Ouvrière de son côté compte y participer. “Je ne vais pas laisser le gouvernement et les employeurs décider du sort des salariés sans aller dire ce que j’en pense”, a déclaré son secrétaire général,  Yves Veyrier. “Je refuserai de m’en tenir au cadre donné par le gouvernement, qui nous interdit de négocier sur le coût du travail, ce qui me paraît très grave du point de vue de la conception du dialogue social”, a t-il ajouté. Et de conclure : “l’étude d’impact montre que le gouvernement ne maîtrise pas le sujet, assène des formules fausses. Nous avons l’intention d’aller réfuter les faux arguments. On va aller se bagarrer partout où on peut.

 

 

Jan
31
ven
Brexit : heure H @ Royaume-Uni
Jan 31 Jour entier

Après trois ans et demi de négociations laborieuses, le Royaume-Uni doit quitter officiellement l’Union européenne le vendredi 31 janvier à minuit (23h00, heure de Londres). Une date déjà reportée trois fois depuis le référendum de 2016, qui est avant tout symbolique. Concrètement, dans l’immédiat peu de choses changeront. L’accord de divorce entre le Royaume-Uni et l’Union Européenne (UE) prévoit en effet une période transitoire pour une sortie en douceur, au 31 décembre.

Les festivités du 31

Réduite au silence depuis deux ans en raison de vastes travaux, “Big-Ben “ne sonnera pas pour l’occasion.  Pour faire tonner la célèbre horloge qui jouxte le Palais de Westminster, l’État aurait dû débourser 500 000 livres. Une dépense qu’a refusée le Parlement, même si l’idée émanait directement du Premier ministre. À la place, le gouvernement a prévu d’installer un cadran lumineux devant le 10 Downing Street, chargé de faire le décompte avant le Brexit.

Quelques mouvements eurosceptiques, dont le groupe Leave.E.U, appellent également “tous les patriotes à sonner les cloches de leurs églises locales à 9 heures le samedi 1er février pour célébrer l’indépendance retrouvée du Royaume-Uni”. Nigel Farage, chef du Parti du Brexit, a, quant à lui, obtenu l’autorisation d’un rassemblement le 31 janvier sur Parliament Square.

Le Premier ministre, Boris Johnson, prévoit surtout de s’exprimer devant la nation le 31 janvier au soir, peut-être à 23 heures, lorsque précisément le Royaume-Uni se détachera officiellement du bloc européen. Après ce discours, un spectacle de sons et lumières pourrait avoir lieu devant la résidence officielle du Premier ministre.

Une toute dernière étape

Après son adoption par la Chambre des Communes  le 9 janvier, le texte, qui fait entrer dans la loi britannique l’accord de 535 pages conclu en octobre, a été promulgué par la reine Elizabeth II le 23 janvier, huit jours avant la date fatidique. Reste une dernière formalité: la ratification mercredi 29 janvier par le Parlement européen du traité de Brexit, qui a fait l’aller-retour Bruxelles-Londres vendredi pour être signé par les deux parties. Les diplomates des Etats-membres de l’UE l’approuveront le lendemain par écrit, cette toute dernière étape qui officialisera la procédure du Brexit.

Et Après? 

La journée du 31 janvier devrait être historique pour le Royaume-Uni. Pour autant en se levant le 1er février, les sujets de sa Majesté ne verront pas grand chose de changé. Le Royaume-Uni va entrer en effet à partir de cette date dans une phase de transition dans laquelle ses relations avec les 27 resteront inchangées jusqu’à la fin de l’année. Il ne pourra en revanche, ni siéger dans les institutions européennes ni avoir son mot à dire sur leurs décisions.

Les britanniques peuvent décider de prolonger la période de transition au-delà de fin 2020 pour un ou deux ans, mais ils devront informer l’UE de leur demande avant le 1er juillet. Boris Johnson le répète: il ne compte pas demander d’extension. Mais la Commission européenne juge le délai de la période transitoire très serré. Sa présidente, Ursula von der Leyen, s’est d’ores et déjà dite pessimiste sur ce calendrier, doutant que le Royaume-Uni et les 27 aient le temps nécessaire pour parvenir à un accord sur leurs futures relations. Si nous ne pouvons pas conclure d’accord d’ici [fin] 2020, nous serons de nouveau au bord du précipice. Ce qui nuirait clairement à nos intérêts. Mais cela aurait plus d’impact sur le Royaume-Uni que sur nous”, a-t-elle ainsi lancé face aux eurodéputés.

Londres se dit prêt par ailleurs à lancer ses négociations commerciales dès le 1er février, mais les membres de l’UE discutent toujours pour déterminer leurs objectifs pour ces négociations. L’Union Européenne a de son côté annoncé la nomination d’un premier ambassadeur auprès du Royaume-Uni, qui prendra ses fonction à partir du 1er février. Parallèlement, Londres compte lancer des négociations avec d’autres pays, pour arriver à des accords de libre-échange. En particulier avec les Etats-Unis, Donald Trump ayant fait miroiter un accord commercial “magnifique” à Londres. Un accord qui n’a toutefois rien d’évident, et qui risque d’avoir un coût politique, voire géopolitique, élevé. Dans un discours prévu début février, Boris Johnson doit présenter ses ambitions d’arriver à un tel accord de libre-échange, sans alignement avec les règles européennes.