L’agenda politique

Août
19
lun
Emmanuel Macron reçoit Vladimir Poutine @ Fort de Bréguençon
Août 19 Jour entier

A cinq jours de l’ouverture à Biarritz du sommet du G7, Emmanuel Macron effectue sa rentrée pré-diplomatique. Le chef de l’état reçoit son homologue russe, Vladimir Poutine, lundi 19 août, à Brégançon, résidence d’été des présidents français. Un cadre de travail moins solennel que le palais de l’Elysée, qui vise à donner un caractère plus personnel à la rencontre entre les deux hommes. La troisième après celle de Versailles en mai 2017 puis la visite d’Emmanuel Macron à Saint-Pétersbourg un an plus tard, sans compter l’entretien en marge de sommets du G20 à Osaka fin juin.

Fin juin, Emmanuel Macron avait annoncé au Japon, après un long entretien avec le président russe, qu’il aurait avec lui “dans les prochaines semaines une rencontre bilatérale”. “Je considère que, dans le cadre de la présidence du G7, il est indispensable que nous puissions prendre cette initiative” avec la Russie afin d‘”explorer toutes les formes de coopération sur les grands sujets de déstabilisation ou de conflit, sans naïveté, mais sans que la porte ne soit fermée“, avait alors expliqué le chef de l’État.

La Russie a été exclue du format G8 qu’elle avait intégré en 1998, après son annexion de la Crimée en mars 2014. Le président américain Donald Trump avait appelé en 2018 ses homologues du G7 à envisager sa réintégration  dans cette instance, quelques jours avant de s’envoler pour le Canada au sommet du G7, à la Malbaie.

La rencontre entre les deux hommes débutera par un entretien en tête à tête et se poursuivra par un dialogue élargi aux conseillers. “Il s’agit d’une visite de travail qui permettra un dialogue nourri et approfondi entre les deux chefs d’État, à propos d’un agenda stratégique et de sécurité sur lequel le dialogue franco-russe est essentiel dans la situation actuelle de tensions internationales”, explique-t-on à l’Élysée. Bien que ne faisant pas partie du club très fermé du G7, Moscou est en effet un acteur incontournable sur les dossiers brûlants que sont l’Iran et la Syrie, sans même parler de l’Ukraine. La date choisie à quelques jours de l’ouverture du G7, fait à ce titre sens. Emmanuel Macron veut ainsi souligner l’importance de consultations sur les grands dossiers internationaux avec la Russie, sans pour autant la réintégrer dans cette instance. Bien que compliquées, les relations entre les deux présidents n’ont jamais autant qu’aujourd’hui été aussi “indispensables”, selon l’Elysée.

 

Les dossiers sur la table

Sur fond de tensions croissantes entre Washington et Téhéran sur le programme nucléaire iranien et de reprise de l’offensive en Syrie par les forces de Bachar Al-Assad, appuyées par Moscou, l’Iran et la Syrie, les sujets de crispation sont nombreux. Premier d’entre eux : le dossier iranien, dans lequel ­Emmanuel Macron tente de s’inscrire comme médiateur entre les Etats-Unis, qui se sont retirés de l’accord de 2015 sur le nucléaire, et la République islamique, qui, sous la pression des sanctions économiques, durcit le ton. Le président français voudrait que Vladimir Poutine presse à ses côtés le régime iranien pour qu’il renonce à enfreindre ses obligations, ce qui ouvrirait un espace pour une désescalade, voire une médiation entre Téhéran et Washington.

Autre point chaud : la Syrie. Alors que le régime de Bachar El-­Assad, appuyé par l’aviation russe, bombarde depuis des semaines la province d’Idlib, dernière zone rebelle du pays, avec plus de 700 civils massacrés, Emmanuel Macron fera part au président russe de sa préoccupation. La désescalade en Ukraine sera aussi un autre sujet majeur des discussions, alors que le nouveau président, Volodymyr Zelensky auquel la France a affiché son soutien, appelle à reprendre les négociations avec Moscou sous le parrainage de Paris et Berlin, afin de mettre fin au conflit dans le Donbass. Emmanuel Macron devrait enfin également aborder la question de la répression des manifestations contre le pouvoir et les 1.400 arrestations. “Sur les droits fondamentaux en Russie, la position de la France a toujours été extrêmement claire. Elle a toujours été rappelée par le président français dans ses entretiens avec le président russe“, rappelle la présidence française.

Depuis son élection, le chef de l’état s’est lancé dans un délicat exercice, montrant sa volonté de dialogue avec Moscou tout en rappelant les fondamentaux et en dénonçant les ingérences russes. M. Macron a toutefois reconnu par le passé que la Russie avait encore “des efforts à faire”. En premier lieu sur l’Ukraine et la mise en œuvre des accords de Minsk, parrainés par Paris et ­Berlin en février 2015, instaurant un fragile cessez-le-feu entre Kiev et les rebelles. “Sans cela, pas de reformation du G8″, avec réintégration au G7 de la Russie, insiste l’Elysée.

 

 

Août
20
mar
Italie : vote de la motion de censure contre la gouvernement @ Senato della republica
Août 20 Jour entier

Le ministre de l’Intérieur et chef de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini, réclamait la tenue d’élections anticipées, après avoir fait éclaté le 8 août dernier la coalition formée depuis 14 mois avec le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème). Si les sénateurs ont rejeté le 13 août la proposition de l’homme fort de l’exécutif, de signer dès ce mercredi la fin du gouvernement Conte, ils ont toutefois accepté que soit organisé le 20 août, un débat sur la motion de censure contre ce dernier.

Le président du conseil s’exprimera ce jour-là devant la chambre haute sur la crise politique qui agite l’Italie, avant un vote qui scellera sa chute. C’est un contretemps relatif pour Matteo Salvini, qui cherche à profiter de sa forte popularité pour mettre les clés du pouvoir dans les seules mains de son parti.

 

 

Août
21
mer
Conseil des ministres de rentrée @ Palais de l'Elysée
Août 21 Jour entier

Après une rentrée pré-diplomatique à Bréguençon ce lundi, Emmanuel Macron présidera le conseil des ministres de rentrée mercredi 21 août. Après un peu plus de trois semaines de congés, c’est en effet l’heure de la reprise pour le gouvernement. En retrouvant ses ministres, le président devrait à nouveau les exhorter à accélérer les réformes tout en écoutant davantage les Français, son leitmotiv depuis le grand débat. Avec l’essoufflement du mouvement des “gilets jaunes” cet été, l’ambiance est certes plus clémente pour l’exécutif, encore porté par le score honorable de la liste présidentielle aux Européennes et des courbes de popularité qui remontent. Le chef de l’Etat peut surtout s’enorgueillir d’une baisse du chômage au 2e trimestre à 8,5%, le plus faible depuis dix ans. Mais il sait que la contestation peut reprendre à tout moment. “Je ne crois pas du tout que ce qui, à un moment, crée la colère sincère d’une partie de la population soit derrière nous”, a reconnu M. Macron juste après son arrivée dans le Var. Car cette rentrée 2019 s’annonce semée d’embûches, avec notamment deux réformes explosives.

Parmi les dossiers incontournables, le projet de loi bioéthique, présenté en Conseil des ministres le 24 juillet, et qui doit être examiné par l’Assemblée nationale à partir du 24 septembre. Si la majorité fait valoir le soutien de quelques députés de droite et d’une large approbation populaire, certains dans les rangs macronistes mettent en garde contre un possible réveil du camp conservateur. Des associations ont d’ores et déjà appelé à une grande manifestation à Paris le 6 octobre, afin de contrecarrer la mesure phare du texte : l’extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes.

Par par nature très sensible, la réforme des retraites constitue l’autre “bombe à retardement” de cette rentrée. Présentée au début de l’été, elle préconise un âge pivot de 64 ans pour une retraite à taux plein, unanimement rejetée par les syndicats. Une phase de concertation va s’ouvrir les 5 et 6 septembre avec les partenaires sociaux reçus à Matignon. Si la CFDT semble ouverte au dialogue, FO et la CGT ont déjà prévu de mobiliser contre cette réforme, respectivement les 21 et 24 septembre. Enfin, la réforme de la fonction publique, promulguée début août, que les syndicats perçoivent comme un “mauvais coup“. Sa mise en oeuvre doit être présentée le 5 septembre.

Cette rentrée s’annonce par ailleurs contrainte par les impératif budgétaires. Bien que fort d’un chômage en baisse, le gouvernement a dépensé près de 17 milliards d’euros en baisses d’impôts et aides post-crise des “gilets jaunes”. La diminution du nombre de fonctionnaires est revue à la baisse. Aussi, la Cour des Comptes a épinglé en juin le flou sur le financement des mesures et craint un dérapage des déficits. Le budget 2020 risque donc d’être difficile à boucler. C’est dans ce contexte que le gouvernement va effectuer sa rentrée.

Août
22
jeu
Université d’été de La France Insoumise @ Centre de Congrès Pierre Baudis
Août 22 – Août 25 Jour entier

Après deux années à Marseille, c’est la ville rose qui accueillera cette année la 3ème édition des AMFiS de La France Insoumise (LFI). La formation de Jean-Luc Mélenchon organise en effet son université d’été à Toulouse, du jeudi 22 au dimanche 25 août. Au programme, de nombreux ateliers et conférences débat sur les élections européennes de 2019, le bilan de certaines luttes sociales, la stratégie militante, les enjeux locaux etc. Et pour assurer un peu d’éclat supplémentaire à cette nouvelle édition, des députés Les Républicains (LR), socialistes et communistes viendront cette année débattre. “On les invite pour nous confronter à la contradiction“, a indiqué au Parisien Alexis Corbière, député LFI, qui précise que plusieurs députés de la majorité (LREM) ont également été invités, mais ont décliné “pour des raisons diverses“.

Mais la grosse surprise de ces AMfis d’été, ce sont ses “guest star”. D’abord la venue de deux figures du mouvement des “gilets jaunes”, l’avocat François Boulo et Jérôme Rodrigues, dont la participation est mentionnée par le programme de l’université d’été. Les deux hommes sont annoncés dans le cadre d’un débat conférence “Quelle 6e République voulons-nous ?” aux côtés notamment de Raquel Garrido. Contacté par CheckNews, Jérôme Rodrigues a confirmé sa participation.

Autre surprise, l’université d’été de LFI accueillera le 23 août, Thierry Ardisson qui animera une table ronde lors d’une conférence ayant pour thème : “Télévision publique, télévision du public ?”. L’animateur-producteur, ancien présentateur de Salut les terriens devrait être accompagné pour l’occasion de son ex-chroniqueuse Raquel Garrido et du député LFI Alexis Corbière.

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Août
23
ven
Université d’été du PS à la Rochelle @ Espace Encan
Août 23 – Août 25 Jour entier

Après trois ans d’absence, l’université d’été du PS fait son retour, du 23 au 25 août à La Rochelle, dans un format renouvelé et avec une volonté d’”ouverture” a expliqué le premier secrétaire du Parti Socialiste (PS), Olivier Faure. L’événement rebaptisé “Campus“, se veut un lieu d’échanges et de formation. Le format classique du rendez-vous de La Rochelle avec ses “in” et ses “off”, laissera cette année la place à un évènement au format renouvelé, dont le thème central sera : ” Pour un avenir écologique et social “.

Placé sous le signe de “l’ouverture aux autres“, l’évènement est organisé en partenariat avec les alliés du PS aux européennes : Place publique, Nouvelle Donne, le PRG, mais aussi le MDC, le Parti communiste et l’UDE. La direction du parti doit aussi rencontrer une délégation de Générations, le parti fondé par Benoît Hamon, pour discuter de sa participation. “ Il faut accepter qu’à gauche personne n’est dominant et qu’on peut apprendre les uns des autres”, avance Olivier Faure.

Dans le calendrier du premier secrétaire, l’université d’été doit être le premier temps de la réflexion programmatique qu’il veut lancer. Elle devrait aussi être l’occasion d’afficher la stratégie d’ouverture entamée par le PS avec les européennes. La direction sait qu’elle doit donner du contenu à la nouvelle ligne politique mise en musique avec Raphaël Glucksmann lors du scrutin du 26 mai. “Nous devons désormais expliquer ce que nous voulons dire avec la social-écologie, comment articuler les revendications sociales et les exigences de l’urgence climatique, comment revoir nos schémas productivistes… Nous manquons encore de contenu”, explique le patron des socialistes.

L’organisation se veut également moins formelle. Fini les grands auditoriums avec des discours qui s’enchaînent, place à des débats d’un genre nouveau ainsi d’un “procès de la Ve République”, sorte de tribunal arbitral avec un “procureur”, des “avocats” et des “témoins”. Des personnalités comme la journaliste Audrey Pulvar ou Frédéric Sève de la CFDT seront également présentes. Des échanges coloniseront enfin le parvis de l’Espace Encan, transformé en une “forme d’agora”, de manière à ouvrir les débats à d’autres que les socialistes.

Deux thématiques seront à l’honneur lors de cette université : le social et l’écologie. La question des élections municipales de mars 2020 sera toutefois au coeur des débats de ces trois jours.”Nous démarrerons à La Rochelle un processus qui durera jusqu’aux municipales, au cours duquel nous aurons à définir plus précisément ce qu’est la sociale-écologie“, a précisé M. Faure. Trois “forums” seront organisés d’ici les municipales des 15 et 22 mars pour décliner cette thématique.  La réflexion sera aussi lancée sur une “charte”, qui liera les candidats PS et ceux qu’il soutiendra. Cette charte sera soumise à l’approbation des militants du PS et à ses partenaires, de manière à “être adoptée courant octobre”.

Le campus est ouvert aux sympathisants du PS et pas seulement aux adhérents ou élus. L’inscription (hors hébergement) coûte entre 30€ et 60€ et peut se fait en ligne : evenements.parti-socialiste.fr/ue-2019

Programme officiel : les moments clés

Vendredi 23 août, à partir de 13h00 : ouverture des travaux

Samedi 24 août, 18h00 : Discours d’Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste

Samedi 24 août, 20h00 : Banquet et soirée conviviale

Dimanche 25 août, 10h00 : Échanges de questions/réponses avec Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste et la direction du Parti

Dimanche 25 août, 12h00 : Clôture des travaux.

Août
24
sam
Sommet du G7 Biarritz @ Centre de congrès de Bellevue
Août 24 – Août 26 Jour entier

Du 24 au 26 août, la station balnéaire de Biarritz deviendra la capitale diplomatique du monde en accueillant, sous les auspices d’Emmanuel Macron, un sommet du G7. Au total, 24 délégations étrangères sont attendues, avec en têtes d’affiche les dirigeants du G7 : l’Américain Donald Trump, l’Allemande Angela Merkel, le Japonais Shinzo Abe, le Canadien Justin Trudeau, le Britannique Boris Johnson et l’Italien Giuseppe Conte. Ils seront accueillis par le président français le samedi 24 août pour un dîner informel à l’hôtel du Palais, un majestueux palace qui domine l’Atlantique. Seront également présents les représentants de l’Union européenne et des grandes organisations internationales, comme l’ONU, le FMI ou l’OMC. Et Pour la première fois lors de cette édition 2019, les dirigeants et chefs de gouvernement des pays invités.

A propos du sommet du G7

Sept pays sont membres de droit du G7 : l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon, et le Royaume-Uni. L’Union européenne est également associée à ses travaux depuis 1977. Chaque année la Présidence du G7 est assurée par un des sept Etats qui en définit les grandes orientations. La France qui l’assure  jusqu’au 31 décembre 2019, accueille le sommet à Biarritz du 24 au 26 août 2019. Ce n’est pas la 1ère fois qu’elle préside ce sommet, c’est même elle qui l’a lancé, il y a 44 ans.

 

Un sommet sous haute tension

Pour ce premier G7 organisé en France depuis 2011, les autorités ont prévu “une mobilisation exceptionnelle” des forces de l’ordre, selon le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner. Dès le 19 août, les “anti-G7″qui regroupent deux plateformes : “G7 Ez”  implantée des deux côtés de la frontière, et “Alternatives G7”, qui réunit des organisations d’envergure nationale et internationale, s’installeront à Urrugne, à quelques kilomètres de la frontière espagnole. Sont également attendues : des organisations altermondialistes comme le Crid, Oxfam, des écologistes (Les Amis de la Terre, Sortir du nucléaire, etc.), des organisations sociales (LGBT, militants pour les droits de femmes, etc.) mais aussi des partis politiques (La France insoumise, EELV, NPA). Alors que les organisateurs ont assuré ce lundi qu’ils n’entendaient provoquer aucune dégradation ou confrontations avec les forces de l’ordre lors des manifestations prévues, la présence autour du contre-sommet de “black blocs”, est envisagée par les autorités.

Un format renouvelé

A l’issue du G7 de la Malbaie (Canada), fin 2018, Emmanuel Macron avait affiché sa volonté de “réformer le format” de ce rendez-vous annuel qu’il avait qualifié de “théâtre d’ombres et de divisions“. Le chef de l’état a ainsi souhaité que la présidence française du G7 soit l’occasion de faire évoluer en 2019 le format du groupe. La décision a été prise de favoriser l’émergence de “coalitions de pays acteurs” désireux de “proposer des solutions concrètes sur les grands défis”, comme la lutte contre les inégalités, priorité affichée de Paris, la lutte contre le réchauffement climatique ou la coopération avec l’Afrique. La France a ainsi décidé d’associer au G7 des partenaires clés pour répondre à ces enjeux :  l’Afrique du Sud et son Président Cytil Ramaphosa,  l’Australie et son Premier Ministre Scott Morrison, le Chili et son Président Sebastián Piñera et l’Inde et son Premier Ministre Narendra Modi.

La présidence française a également souhaité nouer un partenariat avec l’Afrique. Outre l’Afrique du Sud, quatre pays qui jouent un rôle moteur sur le continent et qui sont des acteurs de la coopération multilatérale, attachés à la préservation de la biodiversité et à une mise en œuvre ambitieuse de l’Accord de Paris sur le climat, sont conviés au Sommet de Biarritz.

  • le Burkina Faso et son Président Roch Marci Christan Kaboré, qui préside en 2019 le G5 Sahel ;
  • l’Egypte et son Président Abdel Fattah al-Sissi, actuel président de l’Union africaine (UA) ;
  • le Sénégal et son Président Macky Sall, en qualité de président du NEPAD [Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique, l’agence de développement de l’Union Africaine] ;
  • le Rwanda et son Président Paul Kagame, qui a exercé en 2018 la présidence de l’UA.

Ont également été associés aux travaux du G7, des acteurs clés de la société civile, notamment des personnalités engagées dans la lutte contre les violences et les discriminations, l’accès des filles à l’éducation et l’entrepreneuriat féminin, au sein d’un  Conseil Consultatif pour l’égalité femmes-hommes.

La lutte contre les inégalités, comme fil rouge

La lutte contre les inégalités”est la priorité de ce  G7 2019. La présidence française a fixé dans ce cadre cinq grandes priorités :

  • Lutter contre les inégalités de destin : pour donner sa chance à chacun, quel que soit son genre, origine…
  • Lutter contre les inégalités liées à la dégradation de l’environnement. Le G7 abordera les inégalités environnementales, en rappelant l’attachement de la France à l’accord de Paris et en mettant l’accent sur la “finance climat” et la protection de la biodiversité, ainsi que sur la préservation des océans, dans la continuité de la présidence canadienne.

  • Lutter contre le terrorisme, en priorité son financement  (mise en oeuvre de l’agenda de Paris sur le financement du terrorisme, liste d’engagements pour lutter contre l’utilisation d’Internet à des fins terroristes, combattants terroristes étrangers), en particulier sur le continent africain.
  • Lutter contre les inégalités avec un partenariat renouvelé avec l’Afrique. L’un des premiers objectifs du sommet du G7 de Biarritz sera de renforcer les liens avec l’Afrique. Cette alliance associera les pays africains les plus impliqués dans la promotion du multilatéralisme, de la paix et de l’intégration régionale, et ceux qui sont en pointe sur l’action climatique.
  • Lutter contre les inégalités, par le développement du numérique et de l’Intelligence artificielle.

Les sujets qui fâchent

Le sommet tombe à pic pour échanger sur les grands dossiers de l’actualité qui fâchent : la taxation des géants du numérique, sur laquelle s’opposent Donald Trump et Emmanuel Macron, la guerre commerciale entre Washington et Pékin, qui inquiète capitales et marchés, ou encore les tensions américano-iraniennes qui menacent d’enflammer le Golfe.. Pour tenter de déminer une partie d’entre eux, le chef de l’Etat français aura reçu à Bréguençon le 19 août son homologue russe Vladimir Poutine afin d‘”explorer toutes les formes de coopération sur les grands sujets de déstabilisation ou de conflit, sans naïveté, mais sans que la porte ne soit fermée“, a t-il expliqué. 

Le nouveau Premier ministre britannique sera également au centre des attentions. Les Européens veulent discuter avec lui du Brexit, qu’il a promis de mettre en oeuvre au 31 octobre, y compris au prix d’un divorce sans accord avec l’UE.