L’agenda politique

Fév
26
lun
Crise agricole : réunion au ministère de l’Economie et des Finances @ Ministère de l'Économie et des finances
Fév 26 Jour entier

Depuis le Salon de l’agriculture, dans un contexte chahuté, Emmanuel Macron a annoncé ce samedi 24 février la mise en œuvre rapide d’un “plan de trésorerie d’urgence“ pour les exploitations agricoles en difficulté.  Restant évasif sur les contours de ce plan, le chef de l’État a indiqué qu’une réunion se tiendra au niveau national dès ce lundi 26 février au ministère de l’Economie et des Finances avec tous les acteurs concernés : banques, assurances et mutualité sociale agricole (MSA). Dès la semaine prochaine, les ministres ici présents avec moi [de l’Agriculture Marc Fesneau et la ministre déléguée Agnès Pannier-Runacher] avec leur collègue de l’Économie et des Finances, rassembleront les banques et l’ensemble aussi des secteurs pour pouvoir mettre en place ces plans de trésorerie“, a annoncé le président. Une réunion qui permettra de “leur mettre la pression“, selon l’intéressé. Concrètement, les ministres concernés vont étudier en particulier avec les banques, les possibilités de moratoires ou d’échelonnement des remboursements des exploitants agricoles.

Un recensement des exploitations en difficulté

Par ailleurs, un recensement région par région des exploitations en difficulté va être lancé “dès lundi“, comme l’a annoncé le chef de l’État lors de sa visite au salon de l’Agriculture. “Nous lancerons un recensement dans chaque région des exploitations qui sont dans les plus grandes difficultés de trésorerie pour pouvoir les accompagner“, a t-il indiqué.

 

Réunion des soutiens européens de l’Ukraine à Paris @ Palais de l'Elysée
Fév 26 Jour entier

Deux ans après le début de l’offensive russe, une vingtaine de dirigeants, en majorité européens, se réunissent ce lundi en fin d’après-midi à Paris, pour un sommet de soutien à l’Ukraine organisé à l’initiative d’Emmanuel Macron. Il réunira “plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement ou leurs représentants ministériels“, afin d’“étudier les moyens disponibles pour renforcer la coopération des partenaires en soutien à l’Ukraine“, a indiqué la présidence française le 22 février, une semaine après la signature par Paris et Kiev, d’accords de sécurité bilatéraux inscrivant dans la durée l’aide de la France à l’Ukraine.

Remobiliser et faire échec à l’agression russe

Selon l’Elysée, cette réunion a pour vocation d’être très “opérationnelle“, avec l’ambition d’augmenter “l’efficacité sur le terrain“ de l’aide à l’Ukraine. Mais l’idée est avant tout d’envoyer un “message très clair“ de détermination à Vladimir Poutine et de contrer le discours du Kremlin sur la victoire annoncée de la Russie, a déclaré dimanche la Présidence. Emmanuel Macron veut aller à l’encontre d’un sentiment croissant de pessimisme sur la situation en Ukraine, l’expression “doom and gloom” (“pessimisme et morosité“) ayant été beaucoup entendue lors de la conférence sur la Sécurité de Munich mi-février.

Le but est de “remobiliser et examiner tous les moyens de soutenir l’Ukraine efficacement“, explique l’Elysée. “Il s’agit de contredire l’impression que les choses sont en train de se déliter, de réaffirmer que nous ne sommes pas fatigués et que nous sommes déterminés à faire échec à l’agression russe. Nous voulons envoyer le message clair à Poutine qu’il ne l’emportera pas en Ukraine“, insiste la présidence française.

La réunion se penchera également sur la recrudescence des attaques cyber et informationnelles d’une Russie “de plus en plus agressive“  et qui représente “un risque montant pour l’Europe“, selon la présidence française.

Une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement attendus à Paris

La grande majorité des dirigeants européens, dont les Premiers ministres de 15 pays de l’UE seront présents à cette réunion à l’Elysée, qui sera ouverte par une intervention en visioconférence du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Le chancelier allemand Olaf Schloz, le premier ministre espagnol Pedro Sanchez, le chef du gouvernement néerlandais Mark Rutte, le chef de la diplomatie britannique David Cameron, les dirigeants scandinaves, l’Estonienne Kaja Kallas, le Polonais Andrzej Duda, sont entre autres attendus à Paris. Les Etats-Unis seront pour leur part, représentés par le Secrétaire d’Etat adjoint aux affaires européennes et eurasiennes Jim O’Brien, et le Canada par le ministre de la défense Bill Blair.

La Première ministre italienne, Giorgia Meloni ne fera pas le déplacement. C’est le très peu connu Edmondo Cirielli, vice-ministre aux Affaires étrangères, qui représentera Rome. Les représentants hongrois et slovaque, les deux pays de l’UE les plus réticents vis-à-vis de l’Ukraine, ne seront également pas présents “pour des raisons d’agenda“, affirme l’Elysée.

Pas d’annonces prévues sur de nouvelles aides

Si des annonces sur de nouvelles livraisons d’armes ou de nouvelles aides ne sont pas prévues, les participants vont examiner les moyens de “faire mieux et de manière plus décisive“, alors que Kiev a affirmé dimanche que la moitié des armes occidentales promises sont livrées en retard. “Chacun fait tout ce qu’il peut en matière de livraison d’armes. Il faut que nous puissions tous ensemble faire mieux, chacun selon ses capacités“, relève la présidence française.

Alors que l’Union européenne (UE) peine à remplir sa promesse de livrer un million de munitions à l’Ukraine, plusieurs pays plaident pour l’achat de munitions produites en dehors de l’UE. La France n’y est pas favorable. Mais la position de Paris sur ce point n’est pas “dogmatique“ selon un conseiller du président qui ajoute qu’il ne faut pas décourager les industriels européens de produire plus.