L’agenda politique

Oct
9
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Edouard Philippe lance son parti @ Carré des docks
Oct 9 Jour entier

Ce sera bien une formation politique, et non un mouvement. Les mots ne sont plus tabous dans la bouche de l’entourage proche d’Edouard Philippe. L’ancien Premier ministre qui veut lancer une “nouvelle offre politique“, en dévoilera ce samedi 9 octobre dans sa ville du Havre, le nom, le logo et l’ambition lors d’un rendez-vous public au Carré des Docks. C’est en effet dans la ville dont il est maire, que l’ex numéro 2 de l’exécutif va lancer “un nouveau parti politique“, comme il l’écrit dans son invitation pour ce rassemblement. Près de 3.000 inscrits, 600 à 700 personnes sont attendues.

Pour l’heure, l’ancien locataire de Matignon a fait les choses dans les règles. D’abord la sortie de son livre “Impressions et lignes claires“, pour fixer le cap. Un récit sur l’art de gouverner co-écrit avec son ancien conseiller, Gilles Boyer. Puis l’affirmation de ses intentions pour la présidentielle de 2022, et le serment de fidélité renouvelé à Emmanuel Macron, mi septembre. Car, pas question pour Edouard Philippe de faire de l’ombre au chef de l’État. L’ancien Premier ministre est loyal. Son parti s’inscrira dans la majorité présidentielle et soutiendra l’actuel président en 2022. Mais…

Les législatives en ligne de mire

C’est un parti qui s’inscrit dans la majorité, sur la base d’Agir Ensemble“, que va lancer l’ex Premier ministre. Son objectif, il l’écrit : “concourir à la construction d’une offre politique nouvelle, rassemblant celles et ceux qui partagent l’ambition de raffermir la puissance de la France, la cohésion de notre société et la compétitivité de notre économie“. Avec le risque de faire de l’ombre à La République En Marche (LaREM). Car l’ancien chef du gouvernement voit bien plus loin que l’élection suprême d’avril 2022. Ce qu’il vise au moins dans un premier temps, ce sont les législatives du mois de juin. Et il veut avoir des élus. “Lorsqu’on crée un parti, c’est rarement pour aller aux champignons. Bien sûr, il veut des élus ! “sourit un proche, en pensant aux législatives.

Une offre pour élargir la majorité

Mon objectif avance Edouard Philippe, est de concourir avec ce parti “à la construction d’un offre politique nouvelle“. L’ancien Premier ministre qui va dégager ce samedi quelques thèmes sur lesquels il entend peser, en cite ses lignes directrices : “ l’ambition de raffermir la puissance de la France, la cohésion de notre société et la compétitivité de notre économie“. “Il crée une offre et répond aussi à une demande. Il crée un réceptacle, un port pour élargir la majorité“, explique un proche. Et cette offre, dont le nom et le logo seront dévoilés samedi, a vocation à récupérer tous les déçus de LR, en pleine déroute, les “orphelins de centre droit“ comme le résume le maire de Vesoul, Alain Chrétien, et même au-delà.

Une initiative qui crispe

L’initiative n’est pas sans crisper la majorité présidentielle. Elle crispe, car ce qui se joue avec ce nouveau parti , c’est la succession d’Emmanuel Macron si ce dernier est réélu en 2022. Autrement dit, le point d’équilibre de la future majorité présidentielle. Le maire du Havre est donc surveillé de près. Le patron des marcheurs à l’Assemblée, Christophe Castaner, fera d’ailleurs le déplacement au Havre ce samedi. Il sera accompagné des autres chefs de groupe de la majorité, Patrick Mignola pour le MoDem et Olivier Becht pour Agir. Une manière de montrer une volonté unitaire, face à l’initiative de l’ancien chef du gouvernement.

Du côté des “marcheurs“, on surveillera également attentivement les visages qui s’afficheront, samedi au Havre, aux côtés de l’ex Premier ministre. Les Macronistes guetteront aussi quels députés LaREM répondront à l’invitation du maire du Havre et combien, s’y rendront. Thomas Mesnier (Charente) et Marie Lebec (Yvelines) ont notamment prévu d’en être. Après quelques hésitations, le mouvement sera représenté par la numéro deux, Marie Guévenoux, et l’ancienne sénatrice Bariza Khiari. Les chefs de groupe parlementaire de la majorité complèteront la délégation officielle.

Participer à l’évènement

L’événement intitulé “Pour une nouvelle offre politique““ est organisé à partir de 10 h 30, au Carré des Docks, au Havre. Une billetterie en ligne a été ouverte.

 

 

Macron et Badinter commémorent l’abolition de la peine de mort @ Panthéon
Oct 9 Jour entier

Il y a 40 ans jour pour jour, la France abolissait la peine de mort. Le président de la République, Emmanuel Macron, commémore cet anniversaire ce samedi 9 octobre, en présence de celui qui a porté cette réforme emblématique, l’ancien ministre de la Justice, Robert Badinter. La cérémonie se tiendra à la mi-journée au Panthéon. Seront également présents, le Premier ministre, M. Jean Castex,, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, M. Éric Dupont-Moretti et la ministre de la Culture, Mme Roselyne Bachelot, a indiqué l’Elysée  jeudi  7 octobre, dans un communiqué de presse.

C’était une promesse de campagne du candidat socialiste François Mitterrand et ce fut l’une de ses premières réformes, portée par le ministre de la Justice, Robert Badinter.  Le projet de loi, permettant à la France de devenir le premier pays de la Communauté européenne à abandonner la peine capitale, avait été adopté par l’Assemblée nationale le 18 septembre 1981, puis par le Sénat le 30 septembre, avant d’être officiellement promulguée le 9 octobre. La France était alors l’un des derniers pays de l’Europe occidentale, à supprimer la peine capitale.

Cette cérémonie sera l’une des dernières grandes commémorations du quinquennat, après la célébration de la fin de la Grande Guerre, puis l’hommage à Georges Pompidou en 2019, et les festivités des 150 ans de la proclamation de la République, en 2020. Bien qu’inscrite à l’agenda élyséen depuis le mois de septembre 2020, la journée de ce samedi doit surtout permettre à Emmanuel Macron d’adresser des messages à la gauche. Une gauche qui se sent à la fois trahie – par la droitisation de l’exécutif -, et orpheline – par la faiblesse de ses représentants.

Le programme

Le chef de l’État doit s’entretenir à huis clos, en fin de matinée, avec l’ancien ministre de la Justice, Robert Badinter et  son épouse Élisabeth. Ils quitteront ensuite l’Élysée, à la mi-journée, pour rejoindre ensemble le Panthéon où aura lieu la cérémonie. Tour à tour, le célèbre avocat et le président de la République se succéderont à la tribune, pour prononcer chacun un bref discours d’une dizaine de minutes environ. “Ces prises de parole seront deux flèches qui ne viseront qu’une seule cible: la défense de l’abolition de la peine de mort, et le rappel de l’universalité du combat qu’il reste à mener sur ce sujet“.

Après leur discours respectif, Emmanuel Macron et Robert Badinter visiteront l’exposition “Un combat capital“, qui retrace l’histoire politique de l’abolition de la peine de mort. Cette dernière, lancée ce vendredi, se tiendra jusqu’au 9 janvier dans l’enceinte de la nécropole.

Oct
11
lun
Levée du port du masque dans le primaire dans 21 départements supplémentaires @ France
Oct 11 Jour entier

Depuis le 4 octobre déjà, le port du masque à l’école primaire n’était plus obligatoire pour les élèves de 47 départements. A partir de ce lundi 11 octobre,  21 nouveaux territoires sont concernés par cette mesure. Selon un décret du 6 octobre 2021 publié jeudi dernier au Journal officiel, ces derniers ont en effet atteint un taux d’incidence au-dessous du seuil de 50 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants, permettant d’assouplir les mesures sanitaires de lutte contre l’épidémie. Au total, 68 départements sont désormais concernés par cette nouvelle levée des mesures sanitaires.

68 territoires concernés par la levée du port du masque à l’école primaire

Aisne – Allier- Hautes-Alpes- Ardennes- Aube- Aveyron- Calvados- Cantal- Charente-Maritime- Corrèze- Haute-Corse- Côte-d’Or- Côtes-d’Armor- Creuse- Deux-Sèvres- Dordogne- Doubs- Eure- Eure-et-Loir- Finistère- Haute-Garonne- Gers- Gironde- Ille-et-Vilaine- Indre- Indre-et-Loire- Isère- Landes- Loir-et-Cher- Loire- Haute-Loire- Loire-Atlantique- Loiret- Lot- Lot-et-Garonne- Lozère- Maine-et-Loire- Manche- Marne- Haute-Marne- Meurthe-et-Moselle- Meuse- Morbihan- Nièvre- Nord- Oise- Orne- Pas-de-Calais- Puy-de-Dôme- Pyrénées-Atlantiques- Hautes-Pyrénées- Pyrénées-Orientales- Bas-Rhin- Saône-et-Loire- Haute-Saône- Sarthe- Savoie- Seine-Maritime- Somme- Tarn- Tarn-et-Garonne- Territoire de Belfort- Vendée- Vienne- Vosges- Yonne- La Réunion- Mayotte.

Le port du masque n’est pas la seule restriction supprimée à partir de ce lundi dans ces départements. Dans le cadre du passage du niveau 2 au niveau 1, les élèves scolarisés dans le primaire, dans ces territoires, ne seront plus obligés de manger par groupe de classe et à la même table chaque jour. Toutes les activités sportives seront par ailleurs autorisées à l’intérieur comme à l’extérieur. Les professionnels devront néanmoins maintenir le masque dans les espaces clos et à l’extérieur, si les règles du département l’exigent.

33 départements maintenus en niveau 2

Dans ces territoires où le niveau de circulation du virus reste encore trop élevé, rien ne change. Le protocole sanitaire de niveau 2 est maintenu et donc, le port du masque à l’école. Sont concernés, les départements suivants : Ain  Alpes-de-Haute-Provence – Alpes-Maritimes – Ardèche – Ariège – Aude – Bouches-du-Rhône – Charente – Cher – Corse-du-Sud -Drôme – Gard – Hérault – Jura — Mayenne – Moselle – Haut-Rhin – Rhône – Haute-Savoie -Var – Vaucluse – Haute-Vienne – Paris – Seine-et-Marne – Yvelines – Essonne – Hauts-de-Seine – Seine-Saint-Denis -Val-de-Marne -Val-d’Oise- Guadeloupe — Martinique – Guyane.

PLF 2022 : examen en 1ère lecture à l’Assemblée nationale @ Assemblée nationale
Oct 11 – Oct 15 Jour entier

Du lundi 11 au vendredi 15 octobre, l’Assemblée nationale examine en première lecture, le projet de loi de finances pour 2022. Ce dernier budget du quinquennat qui repose sur une prévision de croissance de 4 % pour 2022, est marqué par une forte hausse des dépenses,

Mais, deux importants volets manquent à l’appel : le plan d’investissement promis par Emmanuel Macron pour bâtir la France de 2030, qui sera dévoilé mardi par le chef de l’État, et le  “revenu d’engagement“ pour les jeunes, encore nimbé d’incertitudes. Sur ce point, toujours en cours d’arbitrage, le gouvernement pourrait revoir à la baisse ses ambitions et privilégier un “contrat d’engagement“ recentré sur 500 000 jeunes de 16 à 25 ans (plutôt qu’1 million évoqué au départ), les plus éloignés de l’emploi et des études.

 

Le gouvernement revendique, lui, un budget “de retour à la normale“, après le “quoi qu’il en coûte“ face à la crise sanitaire. Bercy promet de consacrer à la réduction du déficit une partie des meilleures recettes attendues grâce à une croissance dynamique cette année (+6%, puis +4 % en 2022 selon le gouvernement). Les annonces d’Emmanuel Macron et de Jean Castex se sont toutefois multipliées ces dernières semaines, entre plan pour les indépendants, coup de pouce à MaPrimeRénov, Beauvau de la sécurité, plan pour Marseille…

Et l’exécutif compte tenir ses engagements, avec l’augmentation de moyens alloués aux missions régaliennes – Intérieur, Justice, Armées – ainsi qu’à l’Éducation et à la Recherche. “La croissance est là, […] puissante“ et “c’est le moment d’investir, de préparer la France au succès économique des 15 à 20 prochaines années“, assume le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

Les mesures du PLF 2022

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Oct
12
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Emmanuel Macron présente le “ plan d’investissement France 2030“ @ Palais de l'Elysée
Oct 12 Jour entier

Le 12 juillet dernier, Emmanuel Macron à la veille de la fête nationale annonçait un plan ambitieux d’investissement censé bâtir la France de 2030. “Il s’agit de faire émerger dans notre pays et en Europe les champions de demain qui, dans les domaines du numérique, de l’industrie verte, des biotechnologies, ou encore de l’agriculture, dessineront notre avenir“ avait alors déclaré le chef de l’Etat dans son adresse aux Français.

Trois mois plus tard, le chef de l’État détaillera ce mardi 12 octobre, à 10h00, les contours du plan “France 2030“. Ce plan d’investissement vise à “retrouver le chemin de l’indépendance française et européenne sur des industries et des compétences d’avenir“, indique la présidence. Les fonds cibleront des secteurs comme l’hydrogène vert, les batteries, le nucléaire…

Investir dans une transition écologique soutenue

Près de 30 milliards d’euros sur cinq ans abonderont des filières d’avenir et financeront les énergies décarbonées. Plus d’un tiers de l’enveloppe sera consacré à la transition écologique. Alors que France relance comprenait des aides aux ménages désireux d’être plus vertueux, France 2030 soutiendra avant tout les industriels face aux défis environnementaux. Dévoilée dans la presse, la mise sur les rails des petits réacteurs nucléaires modulaires, dits SMR (« small modular reactors »), plus faciles à construire que les grandes centrales, est confirmée. Destinés à renouveler le parc nucléaire, ils bénéficient d’ailleurs déjà d’un financement dans le plan de relance post-Covid. Avec une enveloppe de 50 millions d’euros, le plan de relance investi sur deux ans dans la réalisation d’un avant-projet sommaire et engage ainsi la France dans la compétition mondiale sur les SMR.

Parmi les autres secteurs visés, figurent aussi les voitures intelligentes, l’intelligence artificielle ou encore les nouvelles technologies agricoles et environnementales. Ce plan comprendra enfin également un volet compétences et métiers afin d’assurer la transmission des savoirs et l’engagement des jeunes.

Répondre aux pénuries d’emploi

Cette injection de milliards dans de nouveaux projets s’accompagnera aussi d’investissements dans le capital humain. France 2030 comportera un chapitre “Compétences“ pour répondre aux besoins en qualification des entreprises. Il s’articulera avec les mesures contre les pénuries d’emploi annoncées, fin septembre, par le Premier ministre, Jean Castex. Une partie des fonds proviendra du plan d’investissement dans les compétences, le PIC, lancé en 2018 et doté de 15 milliards d’euros. Le gouvernement souhaite inciter les jeunes et les demandeurs d’emploi de longue durée à intégrer des formations porteuses.

Oct
13
mer
Pass sanitaire-État d’urgence sanitaire : présentation en conseil des ministres du projet de loi @ Palais de l'Elysée
Oct 13 Jour entier

Le projet de loi autorisant la prolongation de l’état d’urgence sanitaire et le recours au pass sanitaire jusqu’à l’été prochain est présenté en Conseil des ministres, ce mercredi 13 octobre. Le texte sera examiné en première lecture par l’Assemblée nationale le 19 octobre prochain, pour une adoption définitive avant le 15 novembre, date à laquelle doivent prendre fin les mesures sanitaires en vigueur.

Ce projet de loi vise à rassembler deux précédents textes adoptés par le Parlement et qui seront bientôt caducs. D’abord, celui portant sur la sortie, ou plutôt la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, dont les mesures courent jusqu’au 31 décembre prochain. Ensuite, celui sur la création du pass sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants voté au mois de juillet, et valable jusqu’au 15 novembre.

Le porte-parole du gouvernement s’est exprimé sur ce sujet mercredi 29 septembre à l’issue du Conseil des ministres. Il a affirmé que le gouvernement souhaitait “maintenir“ la possibilité d’y avoir recours au “jusqu’à l’été“ 2022, confirmant qu’un projet de loi en ce sens serait présenté le 13 octobre en Conseil des ministres. “Il faut se donner les moyens pendant encore plusieurs mois d’avoir la possibilité de recourir à des mesures, si c’est nécessaire, pour protéger les Français“, a indiqué Gabriel Attal, alors que la possibilité légale de mise en place du pass sanitaire arrive à échéance le 15 novembre. “Ce que nous voulons, ce que nous allons proposer au Parlement, c’est de maintenir pendant plusieurs mois encore, jusqu’à l’été, la possibilité d’y recourir“, a-t-il ajouté.

Le Conseil scientifique a rendu publiques jeudi ses dernières préconisations sur le sujet. Deux scénarios se dessinent : une “sortie rapide voire immédiate“ du pass sanitaire ou une “sortie différée“ entre le 15 novembre et la fin de l’année 2021.

Le président (LR) du Sénat, Gérard Larcher, a d’ores et déjà posé ses conditions. Il ne veut pas accorder de “blanc-seing“ au gouvernement . “Ça veut dire qu’en février nous devrons débattre à nouveau. [Le passe sanitaire] est une atteinte aux libertés individuelles et collectives, ça ne peut se faire que sous le contrôle du Parlement“, a-t-il argumenté.

Oct
15
ven
Emmanuel Macron de retour à Marseille @ Marseille
Oct 15 – Oct 16 Jour entier

Cinq semaines après une visite très médiatisée, Emmanuel Macron est de retour à Marseille, vendredi 15 et samedi 16 octobre, pour un point d’étape sur la mise en oeuvre du plan “Marseille en Grand“ annoncé à la fin de l’été. Le président avait alors promis de débloquer de nouveaux moyens pour résoudre les problèmes de la ville en matière d’éducation ou de gestion de services publics par la métropole.  Il avait indiqué son intention de revenir. “Je reviendrais d’abord à la mi-octobre aux côtés de nos pompiers et donc je ferais le point à six semaines“, avait indiqué le chef de l’État. Avant d’ajouter : “Et je reviendrais ensuite en février prochain pour pouvoir rendre compte de ce qui a été fait et de ce qui n’a pas été fait.

J’attends que ce soit une visite fructueuse“ a déclaré cette semaine le maire socialiste de Marseille, Benoît Payan, qui avait alerté le président sur les besoins énormes d’une des agglomérations les plus pauvres de France. Des aléas climatiques et une nouvelle crise des déchets ont ravivé les tensions, conduisant le maire de la ville à écrire au président pour demander un “retour de souveraineté“ pour sa ville. Dans l’entourage du président, on se félicite de “l‘avancée des principaux chantiers“, même si certains progressent plus facilement que d’autres, en prévoyant que la réunion permettra d’affiner le calendrier de leur mise en oeuvre.

Pour sa part, Martine Vassal a répété jeudi avoir “beaucoup d’espoir et d’optimisme“, avant cette visite. En particulier sur le point particulièrement sensible de la métropole, qui regroupe 92 communes, et dont le fonctionnement avait été critiqué par Emmanuel Macron. La présidente du département a assuré qu’“un consensus“ s’était dégagé au sein de la métropole pour lancer une réforme de cette collectivité afin de la recentrer sur “ses compétences stratégiques“.“Maintenant la balle est dans le camp du gouvernement, qui doit changer la loi“, après avoir mis en place cette métropole “mal née et trop boulimique depuis sa création“ en 2016, a insisté l’élue LR, qui doit rencontrer dans la soirée la ministre de la Cohésion des Territoires Jacqueline Gourault, en charge du dossier.

Le programme

Le président de la République est attendu à 18h15 vendredi au Cloître des faiseurs d’avenir (13e), un village d’entreprises engagées dans la formation des jeunes. Il y effectuera une revue des engagements pris dans le cadre du plan qu’il a annoncé en se concentrant sur les thématiques liées à l’accès, à l’emploi et à l’insertion. La soirée se poursuivra avec un dîner de travail à la préfecture des Bouches-du-Rhône.

Celui-ci sera l’occasion d’effectuer un suivi des engagements pris dans le cadre du plan « Marseille en grand ». Aides au programme de rénovation des écoles et financement des projets de transports visant à désenclaver les quartiers populaires du nord de la ville feront notamment partie des sujets au menu de ce dîner qui réunira Benoît Payan, la présidente de la métropole Aix-Marseille Martine Vassal (LR), un représentant de la région PACA, le préfet, le nouveau préfet délégué chargé de l’exécution du plan et le recteur. Mais aussi la ministre de la Cohésion des Territoires Jacqueline Gourault, son homologue de l’Intérieur Gérald Darmanin ainsi que le premier président de la Cour des Comptes, Pierre Moscovici.

Selon les dires de ce dernier dans une interview à la Marseillaise, le président profitera aussi de ce déplacement pour “faire des annonces“ en vue d’améliorer la situation de Marseille. Il doit aussi prononcer dimanche un discours sur la nuit du 17 octobre 1961 au cours de laquelle la police parisienne se livra à un massacre contre les “Français musulmans d’Afrique du Nord.

Samedi, le chef de l’État est attendu au 127e congrès national des 250000 sapeurs-pompiers de France, dont 80 % sont volontaires, qui s’est ouvert vendredi à Marseille. Il y prononcera un discours à 11heures. Emmanuel Macron pourrait y faire valoir l’accord trouvé entre députés et sénateurs sur une proposition de loi sur les sapeurs pompiers qui prévoit notamment des bonifications financières plus avantageuses ou un accès facilité au logement social. Mais les pompiers comptent demander davantage pour les volontaires notamment en compensation retraite, ont-ils indiqué.

 

Fin des tests gratuits contre le Covid-19 @ France
Oct 15 Jour entier

C’est la fin du modèle français du tout gratuit. Et d’une facture de plus de 8,8 milliards d’euros. A partir de ce vendredi 15 octobre, les tests de dépistage du Covid-19, PCR comme antigéniques, deviennent payants pour les adultes français partiellement ou non vaccinés.

La mesure avait été annoncée par Emmanuel Macron lors de son allocution du 12 juillet. “Cet automne, les fameux tests PCR seront rendus payants, sauf prescription médicale, et ceci afin d’encourager la vaccination plutôt que la multiplication des tests“, avait expliqué le chef de l’Etat. Une information confirmée quelques jours plus tard par le Premier ministre Jean Castex, dans une interview aux Échos.

A qui s’applique la mesure ?

Tous les français ne devront pas mettre la main à la poche, pour se faire tester. Seuls les adultes non vaccinés et sans ordonnance seront concernés par la mesure qui prend effet ce vendredi 15 octobre. La gratuité demeure ainsi la règle pour :

  • les personnes ayant un schéma vaccinal complet ou ayant une contre-indication à la vaccination. Soit près de 49,3 millions de personnes au 13 octobre
  • les individus non-vaccinés symptomatiques, sur présentation d’une ordonnance datant de moins de 48 heures ;
  • les personnes ayant un certificat de rétablissement de moins de six mois ;
  • les cas contacts signalés par l’Assurance maladie ;
  • les mineurs (et personnes majeures encore scolarisées au lycée). Soit, environ 11 millions d’enfants concernés (sur près de 14,5 millions en France, selon l’Insee, 3,4 millions ont été vaccinés) ;
  • les personnes concernées par des campagnes de dépistage collectif, par exemple dans les établissements scolaires ;
  • ceux qui ont besoin d’un test pour se faire opérer ou qui bénéficient d’un certificat de contre-indication au vaccin ;
  • et enfin, tous les habitants de Guyane, Guadeloupe et Martinique jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire dans ces territoires (fixé au 15 novembre), ainsi que tous les habitants de Mayotte, sans date de fin.

Dans la réalité, la fin du remboursement des tests ne concerne donc qu’une minorité de la population. Ce sont en effet plus de 60,8 millions de personnes pour qui la gratuité perdure, à condition de présenter un justificatif. Moins de 6,6 millions de français, sur 67,4 millions, devront donc désormais payer leurs tests (soit 9,8 % de la population).

Quels justificatifs fournir ?

Pour continuer à bénéficier de la prise en charge d’un test par l’Assurance maladie, les personnes concernées devront présenter l’un des justificatifs suivants :

  • un certificat de vaccination, de contre-indication vaccinale ou de rétablissement, sous forme de “QR code“  (papier ou numérique) ;
  • une pièce d’identité pour les mineurs ;
  • un justificatif de contact à risque (mail ou SMS) envoyé par l’Assurance maladie pour une prise en charge au 1er et au 7e jour ;
  • une prescription médicale valable 48 heures et non renouvelable.

Quels tarifs ?

France métropolitaine

Les prix à régler seront identiques à ceux actuellement pris en charge l’Assurance maladie. Ils varient en fonction du type de test, du professionnel qui les réalise, du jour et du lieu où ils sont effectués. Ainsi :

  • pour les tests PCR, réalisés par des laboratoires de biologie médicale, le tarif de référence sera de 43,89 € ;
  • pour les tests antigéniques, le tarif varie selon les cas de 22,02 € à 45,11 €.

Outre-Mer

Afin de tenir compte des spécificités des territoires d’outre-mer, l’application de la fin de la gratuité des tests y est adaptée. En Guyane, Martinique et Guadeloupe, la gratuité s’arrêtera “à la date de fin de l’urgence sanitaire“, le 15 novembre. À Mayotte, les tests resteront gratuits, “compte tenu de la fragilité du système de dépistage local.“ À La Réunion, à partir de ce vendredi le tarif des tests sera fixé à 27,16 euros en semaine, et à 32,16 euros le dimanche.

La fin des auto-tests pour valider un passe sanitaire

Attention : à partir de ce vendredi, les autotests ne peuvent plus être utilisés pour valider un passe sanitaire. La mesure avait été annoncée début octobre par le ministère de la Santé qui avait alors indiqué : “les autotests réalisés sous la supervision d’un professionnel de santé ne seront plus reconnus“, ajoutant que “ce dispositif avait en effet été déployé temporairement au cours de l’été, afin d’accompagner l’extension de l’utilisation du passe sanitaire“.

Hommage militaire aux Invalides à Hubert Germain, dernier compagnon de la Libération @ Hôtel des Invalides
Oct 15 Jour entier

Dernier compagnon de la Libération, Hubert Germain s’est éteint ce mardi à l’âge de 101 ans. “Le dernier Compagnon de la Libération, Hubert Germain, s’est éteint aujourd’hui, après avoir vécu et incarné un siècle de liberté”, a écrit le Palais de l’Élysée dans un communiqué publié ce même jour, saluant  “une figure de proue de la France libre“, ayant “incarné un siècle de liberté“. Le président a lui aussi rendu lui aussi hommage sur Twitter  à “ce résistant de la première heure, héros de Bir Hakeim et du Débarquement de Provence, qui reconquit notre liberté et reconstruisit notre patrie“.

Engagé dans les premiers, à 19 ans, au sein des Forces françaises libres (FFL), Hubert Germain rejoint en Palestine la 1ère division française libre destinée à combattre au Levant. Il intègre ensuite la Légion étrangère et combat en Libye. Puis, en Égypte (El Alamein), en Tunisie et en Italie. Blessé à Pontecorvo, il est évacué sur Naples, où il est décoré de la Croix de la Libération par le général de Gaulle fin juin 1944. Il participe au débarquement de Provence en août 1944. Puis il combat pour la libération de Toulon, de la vallée du Rhône et de Lyon, prend part aux campagnes des Vosges, d’Alsace, avant de terminer la guerre dans le sud des Alpes.

Un hommage militaire aux Invalides

Pour rendre hommage à ce héros de la seconde guerre mondiale, plusieurs cérémonies ont été programmées. D’abord ce vendredi 15 octobre. Un “hommage militaire“ sera rendu à Hubert Germain vendredi a annoncé mardi, sur france info Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées.

Emmanuel Macron présidera la cérémonie, qui débutera à à 15 heures, aux Invalides, à Paris. Cet hommage  “prendra la forme d’une cérémonie militaire dite d’honneurs funèbres incluant différents symboles militaires rappelant notamment l’engagement d’Hubert Germain dans la Légion étrangère. Au cours de celle ci, “le président de la République prononcera un éloge funèbre“, a indiqué la présidence dans un communiqué.

La cérémonie sera à suivre en Facebook Live sur le compte de l’Elysée. France 2 consacre également une édition spéciale à l’évènement, à suivre dès 14h50. Elle sera également retransmise en direct par Le Figaro Live.

La cérémonie d’inhumation le 11 novembre

Dans un deuxième temps, Emmanuel Macron présidera le 11 novembre, jour de la commémoration de l’armistice de 1918, la cérémonie d’inhumation d’Hubert Germain. Celle-ci doit commencer à l’Arc de Triomphe, puis s’achever au Mont Valérien, où la dépouille du dernier compagnon de la Libération, reposera. En cette qualité, un caveau lui est réservé au Mont-Valérien, haut lieu de la Résistance et de sa répression par l’occupant allemand et la police française, situé dans les Hauts-de-Seine.

 

Oct
16
sam
14ème week-end de mobilisation contre le passe sanitaire @ France
Oct 16 Jour entier

Malgré une mobilisation qui faiblit un peu partout en France depuis plusieurs semaines, les opposants au passe sanitaire seront de nouveau sur la brèche ce week-end pour le 14ème samedi consécutif. Au lendemain de la fin de la gratuité systématique des tests Covid-19, des manifestations sont de nouveau prévues à Paris et dans toute la France, ce samedi 16 octobre.

Trois cortèges à Paris

Comme le week-end précédent, trois cortèges défileront dans les rues de la capitale ce samedi.

Place de la Bourse- Hôpital Saint-Antoine (Gilets Jaunes)

Cette semaine, le principal cortège à l’initiative des “gilets jaunes“ partira de la place de la Bourse (2ème), en direction de l’hôpital Saint-Antoine (11ème). Rendez-vous est donné à partir de 13h00, pour un départ de la manifestation à 14h00. Le cortège empruntera l’itinéraire suivant : rue Vivienne  > boulevard Montmartre  > boulevard Poissonnière  > boulevard de Bonne Nouvelle  > boulevard Saint-Denis  > rue saint-Martin  > rue Réaumur  > rue de Bretagne  > rue Froissart  > boulevard des Filles du Calvaire  > boulevard Beaumarchais  > place de la Bastille  > rue du faubourg saint-Antoine.

Place du Trocadéro-Place Jacques-Rueff

Une nouvelle fois, le chef de file des Patriotes appelle ses partisans à participer à son “défilé pour la Liberté“. Le Premier depuis que le gouvernement a annoncé ce mercredi, son intention de présenter devant le Parlement, un projet de loi autorisant la prolongation de l’état d’urgence sanitaire et le recours au pass sanitaire jusqu’à l’été prochain. Le cortège partira à 15h de la Place du Trocadéro (16e), en direction de la Place Jacques-Rueff (7e).

Place de Clichy- Fontaine des innocents (Union Citoyenne Pour La Liberté)

Toujours à Paris, l’Union Citoyenne pour la Liberté donne rendez-vous à 13h00, Place de Clichy (9e), pour un défilé en direction de la place Joachim du Bellay- la Fontaine des Innocents à Châtelet-les-Halles (1er).

Plus de 200 manifestations en régions

Comme chaque semaine de nombreuses manifestations contre le passe sanitaire sont organisées en régions. Ce sera bien sur le cas dans les grandes villes françaises, notamment à Marseille (14h, Vieux Port), à Nantes (14h croisée des Trams), à Nice (14h pl. Garibaldi), à Toulouse (14h métro jean Jaurès), à Lille (13h pl. de la République) ou encore à Lyon (14h métro Brotteaux) . Des rendez-vous sont également nombreux dans les plus petites agglomérations : Angers (15h pl. du ralliement), Arras (15h pl. Maréchal Foch), Avignon (14h pl. de l’horloge), Belfort (15h préfecture), Chambéry (14h palais de justice), Dunkerque (14h place Jean Bart), Macon (10h place st Pierre), ou encore Colmar (14h pl. Rapp), pour n’en citer que quelques unes.

Des périmètres d’interdiction de manifester

Comme cela est le cas depuis plusieurs semaines déjà, des arrêtés prévoient dans différentes agglomérations une interdiction de manifester en centre-ville, ce samedi 16 octobre.

C’est le cas à Montpellier, où le préfet Hugues Moutouh a décidé dinterdire les manifestations dans le centre-ville de Montpellier ce samedi, entre 10h et 20h, en dehors d’un itinéraire déterminé. L’itinéraire se compose des axes suivants : Place de la Comédie → Rue de Maguelone → Rue de la République → Boulevard du Jeu de Paume → Boulevard Ledru Rollin → Rue François Franque / Rue la Blottière → Boulevard Henri IV → Boulevard Pasteur → Boulevard Louis Blanc → Boulevard Sarrail → Esplanade Charles de Gaulle.

A Rouen, après l’évènement “La rue aux enfants“ samedi 12 octobre, c’est “La fête du ventre“ qui justifie une nouvelle interdiction de rassemblement. La préfecture de Seine Maritime interdit ainsi toute manifestation de 8h à 22h, dans un périmètre compris entre la rue Jean-Lecanuet, la rue de Fontenelle, la rue des Carmes et Grand-Pont et la rue du Général-Leclerc et Racine.

Après plusieurs semaines de manifestations contre le pass sanitaire dans le centre-ville, les manifestants à Metz vont devoir changer d’itinéraire. Le préfet de la Moselle, Laurent Touvet, a en effet décidé d’interdire la prochaine manifestation dans le centre ville, qui devra emprunter un parcours dévoilé dans la journée de ce vendredi par la police nationale.

A Ajaccio enfin, pour le deuxième samedi consécutif, la manifestation anti-pass sanitaire n’aura pas lieu. Le préfet Corse, Pascal Lelarge, a pris un arrêté pour interdire le rassemblement qui était prévu ce samedi  à 18 heures. “Compte-tenu des incidents constatés lors de rassemblements récents, la manifestation anti passe sanitaire annoncée pour le samedi 16 octobre est à nouveau interdite par arrêté préfectoral“ lit-on dans un communiqué diffusé ce vendredi par les services de l’Etat.

Un appel aux blocage des ronds-points

Alors que les prix du carburant atteignent des sommets, les appels à manifester des gilets jaunes se multiplient sur les réseaux sociaux. Une mobilisation surgie en milieu de semaine et qui annonce le retour des blocages de ronds-points pour ce samedi. Sur Twitter, le hashtag “#giletsjaunessaison2“ a fait son apparition dans les tendances France mercredi et jeudi soir. “Ça suffit! Appel national à reprendre tous les ronds points samedi“, peut-on ainsi lire sous ce hashtag sur le compte Twitter “Alsace révoltée“ Le mouvement des gilets jaunes, appelle, lui, à une mobilisation générale ce samedi et à la reprise des ronds-points dès 9 heures ce samedi, dans toute la France.

Des listes spécifiques de rassemblements sur les ronds-points, ce week-end circulent sur les réseaux sociaux

La liste des rassemblements en France du samedi 9 octobre 2021 (manifestations et blocage de ronds-points)

Oct
17
dim
“Reviens la Nuit“ : une soirée test dans une discothèque parisienne @ Machine du Moulin rouge et Belleviloise
Oct 17 Jour entier

Initialement prévue en juin, mais reportée faute de candidats, l’étude ITOC (Indoor clubbing Transmission of Covid-19), sur laquelle s’appuie le projet “Reviens la nuit“, est à nouveau programmée le dimanche 17 octobre, de 16h00 à 23h00. Une discothèque parisienne a été choisie : la Machine du Moulin rouge. A l’affiche de la soirée, le DJ Laurent Garnier, Kiddy Smile, Jabberwocky, Bambounou, La Créole, Pete The Monkey, Roni et RAG.

Quel objectif ?

L’expérience consiste à évaluer le risque de transmission au Covid-19 lors d’une soirée en discothèque, en jauge pleine, avec des personnes ayant un schéma vaccinal complet et participant à une soirée clubbing à jauge pleine, sans masque et en lieu clos. Elle s’inscrit dans la continuité du concert-test du groupe Indochine,“Ambition Live Again“ qui s’est tenu à Bercy, le 29 mai 2021. “Les résultats obtenus contribueront à faire avancer la recherche sur le Covid-19 et permettront d’envisager des protocoles sanitaires pour une ouverture pérenne de ces lieux de fêtes“, explique l’ANRS Maladies infectieuses émergentes et les chercheurs de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui coordonnent cette étude.

Les créateurs de l’étude espèrent ainsi combler un “manque de données sur la transmission du SARS-Cov-2 au sein d’une population vaccinée en situation de promiscuité“ ainsi que sur “l‘efficacité des mesures de contrôle à l’entrée des lieux de fête et sur la pertinence d’un test négatif de moins de 72h“.

Deux groupes distincts

Concrètement, les participants seront séparés en deux groupes. 2.200 personnes se rendront à la soirée, et les 2.200 autres resteront chez elles. Les résultats seront ensuite comparés par les chercheurs. Le jour précédent l’événement, un tirage au sort déterminera si le participant est dans le groupe “expérimental“ (participant à la soirée), ou dans le groupe “contrôle“ (et donc devoir rester chez lui au moment de la soirée).

Quel protocole sanitaire ?

Le port du masque ne sera pas obligatoire en intérieur, et aucune notion de distanciation sociale ne sera appliquée lors de cette soirée. Mais, attention : tous les participants devront certifier avoir reçu un schéma complet de vaccination. Ils seront par ailleurs invités à se faire dépister dans l’un des centres de dépistages de l’étude dans les 3 jours précédant la soirée. Une semaine après cette dernière (J7+/- 1 jour), tous les participants, quel que soit leur groupe devront déposer à La Machine, un second prélèvement salivaire fait à domicile. L’objectif étant d’évaluer l’absence ou non d’augmentation du risque d’infection par le virus lors de la soirée test. Le staff artistique et technique aura bénéficié quant à lui d’un dépistage dans les 48 heures précédant l’événement et devra porter le masque lors de ce dernier.

Comment participer ?

Le projet  repose sur 4 400 volontaires résidant en Ile-de-France  Pour prendre part à l’expérience, il faut être âgé d’entre 18 et 49 ans et justifier d’une vaccination complète à la date de l’évènement. C’est-à-dire concrètement, avoir reçu deux doses + 7 jours de vaccin Pfizer, AstraZeneca ou Moderna ou, une dose + 4 semaines de vaccin Janssen. Certains critères ne permettent pas l’inclusion dans l’étude. C’est le cas notamment pour les personnes présentant des facteurs de comorbidité ou porteuses d’un facteur de risque de covid-19 sévère, celles présentant des signes cliniques d’une maladie infectieuse respiratoire ou, vivant avec une personne présentant de tels risques.

Les volontaires peuvent s’inscrire sur le site “Reviens la nuit“. Il leur suffit pour cela, de remplir un questionnaire médical en ligne. Après la signature en ligne du consentement express exprès (avec traçabilité par un consentement électronique), il leur sera demandé de réaliser un test RT-PCR salivaire consistant en un prélèvement salivaire. Ils devront ensuite se rendre à une visite d’inclusion à l’expérience dans les trois jours précédant la soirée, où ils réceptionneront des kits de tests salivaires à réaliser après l’événement.

Note info Reviens la nuit
Oct
18
lun
Lancement des états généraux de la Justice @ Poitiers
Oct 18 Jour entier

 Emmanuel Macron, lance à Poitiers, ce lundi 18 octobre les États généraux de la justice. Le chef de l’État qui sera accompagné du garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti, prononcera un discours au Palais des congrès. Il échangera également avec “des citoyens, des étudiants en droit, des élus, des professionnels de la justice de toute la France (juges, procureurs, greffiers, avocats, notaires, huissiers, éducateurs…) et des forces de sécurité intérieure“, précise la présidence.

Ces États généraux, prévus par le ministère de la Justice, avaient été réclamés par Chantal Arens, la première présidente de la Cour de cassation, et François Molins, le procureur général de la Cour de cassation. À l’occasion d’une rencontre avec Emmanuel Macron le 4 juin, les deux magistrats avaient tiré le “ signal d’alarme face aux “mises en cause systématiques de la justice“, critiquée pour sa lenteur et son laxisme supposés.  Avec ce nouveau rendez-vous, Emmanuel Macron entend bien, un mois après la clôture du Beauvau de la sécurité, apaiser la colère du monde de la justice.

Dresser un état de la situation de la justice et formuler des propositions concrètes

Cette consultation, baptisée “Parlons justice !“, devrait déboucher en février sur des propositions de nature à bouleverser l’organisation judiciaire. Ces États généraux, prévus par le ministère de la Justice s’étaleront “sur plusieurs semaines“ et auront “pour ambition de dresser un état de la situation de la justice et de formuler des propositions concrètes pour la mettre au centre du débat démocratique“,  selon l’Élysée.

Ils réuniront pendant cinq mois, dans des groupes de travail, tout l’écosystème de la justice : juges, procureurs, greffiers, auxiliaires, avocats, mandataires huissiers, surveillants pénitentiaires, ainsi que des citoyens volontaires. Des débats seront menés autour de grands thèmes, rapporte Le Monde, comme par exemple : “Quel litige mérite d’être porté devant le juge, la place de la prison dans la cité.

Eric Dupond-Moretti devrait également faire un tour de France, tandis qu’une plate-forme en ligne Parlonsjustice.fr permettra avec des fiches thématiques de recueillir l’avis de citoyens, sur le modèle du grand débat national de 2019. Des tables rondes seront par ailleurs organisées sur tout le territoire et ouvertes à tous.“Des rencontres et des consultations des usagers de la justice auront lieu dans toute la France“, à cette occasion, sous la supervision d’un comité des États généraux de la Justice “qui sera indépendant“, indique l’Élysée.

Une analyse suivie d’une remise à plat

Viendra ensuite le temps de l’analyse. Une Commission indépendante présidée par Jean-Marc Sauvé,  grand serviteur de l’État, et par ailleurs président de la commission d’enquête sur les abus sexuels sur mineurs dans l’Église – pilotera les travaux et sera garant de leur indépendance. Elle remettra ses propositions à l’exécutif en février, avec « une carte blanche“, pour “une remise à plat“, selon l’Elysée.

 

Le port du masque à l’école levé dans 12 départements supplémentaires @ France
Oct 18 Jour entier

Le port du masque levé à l’école dans 79 départements

Après deux premières étapes, les 4 et 11 octobre, dans 68 départements, le masque n’est plus obligatoire à l’école dès ce lundi, dans douze nouveaux territoires. Il s’agit de : l’Ain, l’Ariège, la Charente, le Cher, la Drôme, le Gard, l’Hérault, la Moselle, le Haut-Rhin, le Var, la Haute-Vienne et la Seine-et-Marne. Tous ces départements respectent en effet le critère fixé : un taux d’incidence inférieur à 50 cas pour 100 000 habitants pendant au moins cinq jours consécutifs. A Partir de ce 18 octobre, les élèves du CP au CM2 seront donc exempts du port du masque dans 79 départements de l’Hexagone.

La mesure maintenue dans 22 départements

Pour les 22 départements restant “où une circulation élevée de l’épidémie est constatée“, le protocole sanitaire de niveau 2 est maintenu, et donc le port du masque pour les élèves du primaire. La mesure s’applique aux départements suivants : Alpes-de-Haute-Provence – Alpes-Maritimes – Ardèche – Aude – Bouches-du-Rhône – Corse-du-Sud – Hérault – Jura- Lozère – Mayenne – Rhône – Haute-Savoie – Vaucluse – Paris – Yvelines – Essonne – Hauts-de-Seine – Seine-Saint-Denis – Val-de-Marne – Val-d’Oise – Guadeloupe – Martinique – Guyane.

La mesure rétablit en Lozère

Après une circulation du virus galopante, le département de la Lozère, qui avait levé l’obligation de port du masque dans ses écoles depuis le 4 octobre, est contrainte de l’exiger de nouveau dans les écoles primaires. Le taux d’incidence du département a en effet augmenté de 252 % en une semaine, marquant ainsi le taux le plus élevé de France métropolitaine. Face à cette situation, la préfète a annoncé le rétablissement des mesures barrières strictes au sein des établissements recevant du public.

 

La carte interactive

Un assouplissement des restrictions sanitaires

Dans les 79 départements concernés par l’abandon du masque à l’école, les élèves écoles vont pouvoir de nouveau déjeuner ensemble, et non en tables séparées. Par ailleurs, toutes les activités sportives seront autorisées à l’intérieur comme à l’extérieur. Les professionnels devront néanmoins maintenir le masque dans les espaces clos et à l’extérieur, si les règles du département l’exigent.

Oct
19
mar
Examen à l’Assemblée du projet de loi de vigilance sanitaire @ Assemblée nationale
Oct 19 – Oct 20 Jour entier

Du mardi 19 octobre en fin d’après-midi au mercredi 20 octobre dans la soirée, les députés examinent en première lecture, le projet de loi portant diverses dispositions de vigilance sanitaire.

Ce que prévoit le texte

Le texte prévoit de repousser jusqu’au 31 juillet 2022 l’échéance de la fin de la “période transitoire“ de sortie de l’état d’urgence sanitaire dans l’hexagone, initialement prévue au 15 novembre . Il permet également de recourir au passe sanitaire jusqu’à cette date, si la situation l’exige. Son usage pourrait cependant être réduit à compter du 15 novembre “si les conditions épidémiques le permettent“, a précisé  Olivier Véran. “Ce que nous devons éviter à tout prix, c’est un nouveau départ épidémique, une nouvelle vague épidémique“, a assuré le ministre de la Santé devant la commission des lois de l’Assemblée.

Le projet de loi vise aussi à lutter contre la fraude au passe sanitaire, en réprimant la transmission d’un passe. Le fait de proposer, de fabriquer et d’utiliser un faux sera, selon le texte, passible de 5 ans de prison et de 75 000 euros d’amende. Une fois votée, la loi permettra en outre à l’Assurance maladie de contrôler les certificats de contre-indication à la vaccination.

Les apports en commission

Un pass territorialisé 

Lors de son examen en commission des lois, le texte adopté vendredi 15 octobre, a été amendé. Contre l’avis du rapporteur Jean-Pierre Pont (LaREM), un amendement du député Pacôme Rupin (LaREM) restreignant le recours au passe sanitaire à partir de la mi-novembre, a été adopté. “Il est important de mettre des critères. On ne peut pas laisser une totale faculté au gouvernement d’utiliser cet outil sans un minimum de règles. Je pense qu’on peut avancer, peut-être pas sur celui-là  [son amendement adopté, ndlr], mais sur un encadrement un peu plus strict“, a déclaré M. Rupin.

Concrètement que prévoit cet amendement ? Il vise à circonscrire l’utilisation du pass sanitaire géographiquement et en fonction de l’évolution de l’épidémie de Covid-19. Ainsi, il propose que le pass soit “départementalisé“ et mis en œuvre uniquement dans les territoires où le taux d’incidence est “supérieur ou égal à 50 sur une durée continue d’au moins sept jours.“ Le maintien de cette disposition dans sa rédaction actuelle lors de son examen dans l’hémicycle, reste toutefois incertain.

Les députés ont par ailleurs avancé au 15 février 2022 la date à laquelle le gouvernement devra avoir remis un rapport sur les mesures prises en application du projet de loi. Ce document, qui devra préciser l’impact des mesures prises sur plusieurs indicateurs comme le taux de vaccination ou le taux d’incidence, pourra faire l’objet “d’un débat en commission ou en séance publique“. Un second rapport devra être remis avant le 15 mai 2022.

Pas de “blanc seing“ de l’opposition

Lors de la discussion générale, la date butoir choisie par l’exécutif a été vivement dénoncée par plusieurs députés de l’opposition de droite, comme de gauche. “Vous pensez vraiment que nous allons vous donner un blanc-seing pendant huit mois, sans aucun moyen de contrôle sur des mesures attentatoires aux libertés ?“, s’est exclamé Antoine Savignat (LR). Le député a plaidé pour la suppression de l’état d’urgence sanitaire, actuellement appliqué dans certaines zones ultramarines, et que le projet de loi rendrait également applicable jusqu’au 31 juillet 2022.

Le secrétaire général de LR Aurélien Pradié, s’est lui aussi dit jeudi être opposé à la possible prolongation du passe sanitaire au-delà du 15 novembre et au projet de loi qui le proroge jusqu’au 31 juillet 2022. “Je suis personnellement défavorable à la prolongation du passe sanitaire sur une période aussi longue“, a indiqué le député du Lot. “Je pense qu’il ne faut pas aller au-delà du 15 novembre“.

A gauche également, la députée Lamia El Aaraje (PS) a elle aussi fait part de son étonnement sur la durée de l’extension des outils prévus pour lutter contre le Covid-19, affichant son opposition au texte.

PJL Vigilance sanitaire
Oct
25
lun
Emmanuel Macron dans la Loire @ Département de la Loire
Oct 25 Jour entier

Emmanuel Macron est en visite ce lundi dans le département de la Loire. C’est la première fois que le chef de l’État se rend dans le département depuis le début de son mandat. Un déplacement qui se veut dans la continuité du plan “France 2030“, présenté le 12 octobre, un plan d’investissement de 30 milliards d’euros destiné à réindustrialiser le pays et donner une plus grande place à l’innovation.

Le programme

Dès sa descente d’avion, dans un salon de l’aéroport, Emmanuel Macron rencontrera Gaël Perdriau, maire LR de Saint-Etienne et président de Saint-Etienne Métropole, pour un entretien d’une dizaine de minutes. L’occasion de remettre les choses à plat, alors que les relations sont plutôt fraiches entre les deux hommes, depuis ce jour de novembre 2017 où le président de la République avait convié les maires de France à une réception à l’Élysée, que le maire de Saint-Etienne avait qualifié de “dîner de cons“.

Direction ensuite Saint Etienne, où le chef de l’État visitera les locaux de l’entreprise Siléane spécialisée en robotique, vision et intelligence artificielle. On parlera donc “filières d’avenir“, “champions technologiques de demain“ ou encore “secteurs d’excellence“. Selon un communiqué de l’Élysée, l’entreprise “incarne ces entreprises que France 2030 a vocation à soutenir, dans des secteurs prometteurs et des filières d’avenir« . La présidence de la République dit vouloir « faire émerger les futurs champions technologiques de demain et accompagner les transitions dans nos secteurs d’excellence« . Après la visite, Emmanuel Macron échangera et déjeunera avec les salariés.

En début d’après-midi, direction Montbrison où le chef de l’État se rendra sur le site de la friche GéGé qui fait l’objet d’une reconversion d’envergure dans le cadre du dispositif mis en place par l’État, “Action cœur de ville“. L’ancienne entreprise de jouets a en effet été retenu pour bénéficier du fond de 650 millions d’euros débloqué pour 2021-2022 pour recycler des friches industriel partout en France, donner une nouvelle vie à ces sites. Un communiqué de l’Élysée fait savoir qu’“un financement de 1,5 million d’euro permettra (…) d’accueillir des logements sociaux et privés, des commerces de proximité et des espaces verts contribuant ainsi à la redynamisation du centre-ville de la commune.“

Avant de quitter la sous-préfecture de la Loire, Emmanuel Macron sera reçu en mairie de Montbrison par le maire divers droite, Christophe Bazile.

Oct
26
mar
Emmanuel Macron inaugure le musée Dreyfus à Médan @ Musée Dreyfus
Oct 26 Jour entier

Emmanuel Macron se rend ce mardi à Médan (Yvelines) pour inaugurer le premier musée consacré à l’affaire Dreyfus, installé dans la demeure d’Emile Zola, défenseur du capitaine Dreyfus et père du célèbre J’accuse publié dans L’Aurore. Liés de leur vivant par une lutte sans concession pour la vérité et la justice, les deux hommes sont désormais célébrés, ensemble, dans ce lieu symbolique. L’écrivain et journaliste engagé, Emile Zola, avait acquis cette maison en bord de Seine grâce aux droits d’auteur de “L’Assommoir“, en mai 1878.

La création de ce musée et la restauration de la villa ont été principalement financées par l’homme d’affaires Pierre Bergé, ainsi que par la Fondation pour la mémoire de la Shoah et la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah). L’établissement recevra principalement des scolaires pour traiter des questions de “l’antisémitisme, du racisme et de l’exclusion, du fonctionnement de la justice, du rôle des médias et des réseaux sociaux, de la place des intellectuels en démocratie“, a expliqué au Parisien Louis Gautier, président de l’association Maison Zola-Musée Dreyfus.

Un peu d’histoire

Officier français d’origine alsacienne et de confession juive, Alfred Dreyfus (1859-1935) a été la principale victime de cette affaire judiciaire, scandale majeur de la troisième République entre 1894 et 1906, Alfred Dreyfus est accusé d’espionnage en faveur de l’Allemagne et donc de trahison.

Malgré son innocence, le conseil de guerre le condamne. Le 5 janvier 1895, Alfred Dreyfus perd son titre de capitaine dans la cour d’honneur de l’école militaire, à Paris, devant 4 000 soldats et 20 000 civils. Après un procès truqué, aux nombreuses pièces falsifiées dans le dossier d’accusation, l’officier est emprisonné à perpétuité dans un bagne de l’Ile du Diable, en Guyane. Il lui faudra attendre huit ans pour être finalement innocenté.

Le vrai coupable a fait une première apparition dans l’affaire Dreyfus en 1896. En mars de cette année-là, le colonel Picquart, membre des services de renseignement, découvre que l’auteur de la lettre de l’espion à destination des services allemands est en fait le commandant Esterhazy. Le colonel prévient alors son supérieur le général Gonse, qui refuse alors de déjuger l’armée française en rouvrant l’affaire.

La chronologie de l’Affaire

Visite de la Maison Zola – Musée Dreyfus

Le Musée Dreyfus et la Maison Zola sont ouverts du mercredi au dimanche. Le billet pour visiter l’un ou l’autre de ces lieux ou des deux, est proposé sur la plateforme Cultival, accessible via le lien ci-après.