L’agenda politique

Juil
14
mer
Défilé du 14 juillet 2021 sur les Champs-Elysées @ Avenue des Champs Elysées
Juil 14 Jour entier

Après une cérémonie en format restreint en 2020, sur la place de la Concorde, le traditionnel défilé militaire du 14 Juillet aura bien lieu cette année, ont annoncé, vendredi 4 juin ses organisateurs. “Nous sommes dans un contexte plutôt favorable de sortie de crise sanitaire. Sous réserve qu’elle se poursuive, cette dynamique doit nous permettre un retour au classique, avec un beau 14 Juillet sur les Champs-Elysées“, a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) le gouverneur militaire de Paris (GMP), le général Christophe Abad.

Un protocole sanitaire strict

Pour autant, la célébration ce mercredi de la fête nationale sur la “plus belle avenue du monde“, restera très encadrée. Les tribunes devraient accueillir quelques 25.000 personnes, dont le président Emmanuel Macron. Celles assises seront occupées sans aucune jauge, mais dans le respect des gestes barrières. Dans celles debout, seule une personne tous les 4 m2 sera autorisée. A la faveur d’une décrue de l’épidémie, grand public sera lui aussi autorisé cette année à admirer les régiments derrière les barrières de sécurité sur les Champs-Elysées.

Mais attention, toutes les personnes souhaitant assister au défilé militaire à Paris, devront respecter certaines mesures sanitaires, qu’elles soient placées en tribunes ou derrière des barrières. Elles devront ainsi être munies du pass sanitaire et porter un masque, a annoncé lundi 12 juillet la préfecture de police. “Compte tenu de la situation épidémique, plusieurs mesures sanitaires seront obligatoires pour les spectateurs du défilé, qu’ils assistent aux festivités en tribune ou le long de l’avenue des Champs-Elysées“, a indiqué cette dernière.

La cérémonie

Quelques 5000 participants

Le défilé qui durera environ 2 heures mobilisera cette année quelque 5 000 participants, dont 4 300 militaires à pied, 71 avions, 25 hélicoptères, 221 véhicules et 200 chevaux de la garde républicaine. Pour ce 14 juillet, dont le slogan est “Gagner l’avenir“, du nouveau matériel militaire sera présenté. Le blindé Griffon, véhicule de transport de troupes de nouvelle génération destiné à remplacer le véhicule de l’avant blindé, défilera pour la première fois, tout comme le camion-citerne blindé Carapace, déployé par les troupes françaises au Sahel. L’avion léger de reconnaissance et de surveillance (ALSR) de l’Armée de l’Air, utilisé pour collecter du renseignement, participera également au traditionnel défilé aérien ouvert par la Patrouille de France.

Les forces armées présentes

Le Régiment de marche du Tchad (RMT) ouvrira le défilé de l’armée de Terre à l’occasion des 80 ans du “serment de Koufra“ prononcé par le colonel Leclerc dans le désert libyen, aux troupes dont le RMT est l’héritier:  “Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg“.

Côté Marine, honneur aux sous-mariniers, avec la présence de l’équipage du sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) Emeraude, de retour d’une mission de huit mois dans la très stratégique région Indo-Pacifique. L’équipage du premier SNA de nouvelle génération Suffren, qui partira en mission à l’automne, sera également convié. L’armée de l’air fera défiler son nouveau commandement de l’espace, ainsi que des aviateurs engagés en début d’année dans la mission “Skyros“, au cours de laquelle quatre Rafale, deux A400M et un ravitailleurs A330 Phénix ont enchaîné les escales en Inde, aux Emirats arabes unis, en Egypte et en Grèce.

Le groupement Takuba à l’honneur

Parmi les troupes à l’honneur, figurera le groupement de forces spéciales européennes Takuba, dont les opérations viennent d’être suspendues en raison du second coup d’Etat militaire du 24 mai à Bamako. Initié par la France pour accompagner les forces maliennes au combat,  huit nations participent à ce dispositif à ses côtés  : la Belgique, l’Estonie, l’Italie, les Pays-Bas, la République tchèque, le Portugal, la Suède.

Le défilé s’achèvera en musique avec une chorale de 120 “jeunes engagés“ : lycéens militaires, membres du service civique, des services militaires volontaire (SMV) et adapté, et pompiers bénévoles. A l’issue du défilé, des animations seront proposées aux Parisiens : exposition d’aéronefs sur l’esplanade des Invalides et présentation d’équipements et de matériels des armées dans plusieurs arrondissements de la capitale. Enfin pour l’anecdote, les YouTubeurs McFly et Carlito seront présents lors du défilé à bord d’un avion de la patrouille de France, comme s’y était engagé Emmanuel Macron. 

Le programme

  • 9h20 : fin de la mise en place des troupes sur la place de la Concorde.
  • 9h30 : inspection des troupes par les officiers généraux commandant les défilés à pied et motorisé.
  • 9h45 : fin de la mise en place des détachements d’honneur de la garde républicaine, place Charles-de-Gaulle et place de la Concorde.
  • 10h : arrivée du Président de la République
    Accueil par le général d’armée François Lecointre, Chef d’état-major des armées (CEMA), accompagné du général de corps d’armée Christophe Abad, Gouverneur militaire de Paris (GMP). Revue des troupes.
  • 10h15 : Honneurs rendus au Président de la République, place de la Concorde, par le 1er régiment d’infanterie (RI) de la garde républicaine
    Accueil par le Premier ministre, M. Jean Castex, la ministre des Armées, Mme Florence Parly, la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, Mme Geneviève Darrieussecq, et le chef d’état- major particulier du Président de la République, l’amiral Jean-Philippe Rolland.
  • 10h20 : animation d’ouverture
    Le lieutenant-colonel Antoine Langagne, chef de la musique de la garde républicaine, a souhaité un tableau énergique et optimiste intitulé “Concorde nationale“ qui met à l’honneur “la résilience dont a fait preuve la nation dans la crise qui l’a frappée si durement“.  Les musiciens de la garde républicaine, appuyés par douze instrumentistes des fanfares de l’armée de Terre, interpréteront six morceaux issus du répertoire militaire dynamique et joyeux !
  • 10h35 : Défilé aérien
    Ce défilé des avions sera commandé par le général de division aérienne Laurent Lherbette, commandant en second la défense aérienne et les opérations aériennes.

    Les ALPHAJET de la Patrouille de France seront en formation “Big Nine“, suivis par un Mirage 2000 C de l’escadron de chasse 2/5 Île de France de la base aérienne 115 d’Orange-Caritat, d’un Rafale de l’escadron de chasse 3/30 Lorraine et d’un Rafale de l’escadron de chasse 2/30 Normandie-Niemen de la base aérienne 118 de Mont-de- Marsan pour commémorer les 80 ans de la création des premières unités des forces aériennes françaises libres.

    L’armée de l’Air et de l’Espace commémorera les 30 ans de l’opération DAGUET avec un avion ravitailleur C135 de l’escadron de ravitaillement en vol 4/31 Sologne de la base aérienne 125 d’Istres, de 2 Mirage 2000 C, de l’escadron de chasse 2/5 Île de France de la base aérienne 115 d’Orange-Caritat et d’un avion C160 Transall de l’escadron de transport 3/61 Poitou de la base aérienne 123 d’Orléans-Bricy.

    Le défilé du 14 juillet 2021 mettra aussi à l’honneur la task force Takuba. Composée de forces spéciales et conventionnelles de huit pays européens, elle est déployée au Mali dans le cadre de l’opération BARKHANE.

Suivre le défilé

Comme chaque année, le défilé militaire sera retransmis par les grandes chaines nationales qui prévoient des éditions spéciales et la plupart des chaines d’infos.

La Une proposera une émission spéciale dès 7 heures, présentée par les journalistes, Anne-Claire Coudray, Gilles Bouleau et Jean-Pierre Pernaut. Ils seront accompagnés de la footballeuse Amandine Henry, l’invitée d’honneur de cette édition, qui va participer au défilé aérien en volant à bord d’un Alpha Jet ! Six heures de direct sont prévues, jusqu’au JT de 13h, qui montreront les coulisses du défilé. Plusieurs reportages ponctueront la matinée… de même que de nombreux temps forts !

Sur France 2, à partir de 7 heures, ce seront les journalistes, Julian Bugier et Marie-Sophie Lacarrau qui présenteront cette Edition Spéciale, accompagnés de Pierre Servent, Stéphane Bern et Michel Drucker. Ils commenteront l’évènement jusqu’au JT de 13h depuis un plateau installé sur la place de la Concorde. L’émission sera ponctuée de témoignages et reportages, les journalistes ayant suivi des militaires afin de découvrir leur quotidien. Sont notamment au programme, des images de Julian Bugier dans le désert du Mali, de Chloé Nabédian avec la Marine Nationale, et de Pierre Servent dans les locaux de la DGSE… Marie-Sophie Lacarrau  sera elle, avec des parachutistes dans le ciel ! BFMTV, mais aussi LCI et france info proposent également une édition spéciale ce 14 juillet.

 

L’Union européenne dévoile ses propositions pour réduire les émissions de CO2 @ Commission européenne
Juil 14 Jour entier

La Commission européenne présente mercredi 14 juillet un ensemble de réformes et de propositions baptisé “Fit for 55“, en référence à l’objectif de l’UE de réduire ses émissions carbone de 55% d’ici 2030. Ce paquet législatif qui vise à remanier fondamentalement l’architecture de la politique climatique de l’UE, est composé de douze textes législatifs, mettant en musique le “Pacte vert“ de la commission.

Parmi les propositions du “Fit for 55“, qui seront négociées longuement entre États et Parlement européen, figurent notamment les mesures suivantes : la réforme du marché du carbone affectant le prix des carburants, la fin des quotas gratuits, la fin des voitures à essence, la création d’une taxe kérosène dans l’aérien,

Les principales propositions attendues du “Fit for 55“

 

Juil
15
jeu
Angela Merkel à Washington pour rencontrer Joe Biden @ Maison Blanche
Juil 15 Jour entier

Avant la fin de son mandat, la chancelière allemande, Angela Merkel, effectue une dernière visite aux États-Unis pour rencontrer le président Joe Biden, lors de ce qui sera probablement son dernier grand voyage à l’étranger avant les élections législatives de septembre. Les deux dirigeants se retrouveront face à face ce jeudi 15 juillet, à la Maison Blanche (Washington DC).

Selon la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, il s’agira d’une “visite de travail officielle“ visant à consolider le partenariat entre les deux pays et à identifier des moyens de renforcer davantage la coopération.  “La visite de la chancelière Merkel mettra en valeur les liens profonds entre les États-Unis et l’Allemagne“, a souligné Me Psaki dans un communiqué, précisant que la pandémie de Covid-19 et le Climat feraient partie des sujets prioritaires de la rencontre. Les deux dirigeants devraient également s’entretenir sur les attaques de ransomware qui ont frappé des entreprises aux États-Unis et dans le monde, ainsi que sur le gazoduc Nord Stream 2 entre la Russie et l’Allemagne, auquel Washington s’oppose.

En choisissant la chancelière allemande comme premier dirigeant européen à visiter la Maison Blanche depuis son entrée en fonction, Joe Biden adresse un message clair. Le président américain souhaite vivement que l’Allemagne, première grande économie d’Europe, participe à certains de ses propres objectifs géopolitiques, en particulier sur la Chine et la Russie, avant que le cycle de campagne pour les élections américaines de mi-mandat ne commencent. Angela Merkel se retrouve à travailler avec un homme qu’elle connaît depuis des années et qui a longtemps soutenu une solide relation transatlantique et des partenariats multilatéraux. Mais le travail sera ardu pour rétablir des relations abîmées par quatre années de présidence Trump. La question reste en outre de savoir dans quelle mesure Mme Merkel, qui tout au long de sa carrière a adopté une approche prudente et consensuelle, est prête à s’engager, alors que son quatrième mandat tire à sa fin.

Tour de France: Emmanuel Macron sur la 18ème étape du Tour de France @ Hautes-Pyrénées
Juil 15 – Juil 16 Jour entier

Après Jean Castex lors de la première étape pyrénéenne, Emmanuel Macron suivra ce jeudi 15 juillet une étape de montagne du Tour de France, entre Pau et Luz-Ardiden. Comme il l’a fait tous les ans depuis le début de son quinquennat, le président montera dans le véhicule du directeur du Tour, Christian Prudhomme, pour suivre cette 18e étape, marquée par l’ascension du col du Tourmalet. Une ascension à laquelle il avait déjà assisté en 2019. Thibaut Pinot s’était alors imposé devant Julian Alaphilippe en jaune. Le chef de l’Etat assistera ensuite à la remise des prix à Luz-Ardiden.

C’est un de ces moments où vous pouvez embrasser le pays et ses paysages“, a confié Emmanuel Macron récemment au magazine Zadig, y témoignant aussi de son amour pour le Tour de France et ses “grands moments d’héroïsme sportif.“ “J’y vais à chaque fois, et j’adore“, a t-il indiqué en disant vivre ces moments “comme spectateur, pas comme président.“

Le président débutera jeudi son déplacement de deux jours dans les Hautes Pyrénées,  à Sainte-Marie-de-Campan,un village de montagne emblématique de cette terre du Tour de France“ selon l’Elysée. Il y rencontrera des habitants, des spectateurs et les élus locaux.
La visite présidentielle dans les Pyrénées se poursuivra vendredi avec d’abord une rencontre avec les salariés du constructeur espagnol de matériels roulants CAF, à Bagnères-de-Bigorre. France Relance y a investi 25 millions d’euros qui permettront, selon l’Elysée, la création sur place de 200 à 250 emplois.

Le séjour présidentiel dans les Pyrénées s’achèvera à Lourdes par un échange avec les acteurs du tourisme et une visite du sanctuaire qui se relève difficilement de plusieurs mois d’arrêt, pour cause de crise sanitaire.

 

Juil
17
sam
Nouveaux appels à manifester contre le pass sanitaire @ Conseil d'Etat
Juil 17 Jour entier

Après celles du mercredi 14 juillet, qui ont vu défiler 17000 personnes en France selon le ministère de l’Intérieur, de nouvelles mobilisations sont prévues ce samedi 17 juillet dans de nombreuses villes de France, pour dénoncer les mesures jugées “liberticides“ du gouvernement.

 Depuis les récentes annonces d’Emmanuel Macron, des personnalités diverses s’entendent pour appeler les Français à agir contre l’extension du passe sanitaire.“Je vis ça comme une humiliation“, s’est indigné l’insoumis François Ruffin sur BFMTV, qui a martelé son intention de se “bagarrer“. “D’abord à l’Assemblée nationale“  et a invité à des manifestations.

Plusieurs personnalités politiques annoncées

Plusieurs personnalité ont déjà déclaré se joindre à la manifestation parisienne, notamment Nicolas Dupont-Aignan, candidat déclaré à la présidentielle de 2022. Sur les réseaux sociaux, le député de l’Essonne a lancé une pétition “contre l’extension du passe sanitaire“. Il appelle “les Français qui refusent la prise d’otage de 30 millions de nos concitoyens et dont la flamme de la résistance brûle encore, à battre le pavé pour faire reculer le gouvernement sur ce projet scélérat“. “L’assaut contre nos libertés a été lancé !“, déclare-t-il.

Le souverainiste sera rejoint par Florian Philippot, autre candidat à la Présidentielle. L’ancien numéro 2 du Front National (FN) promet un “défilé historique“ dans la capitale, organisé “pour la liberté“. “La fronde populaire face au passe de la honte est immense, puissante, impressionnante ! Je pense que le pouvoir l’a complètement minimisée ! On va les faire plier !“, déclare t-il. L’ancien bras droit de Marine Le Pen s’est dit très confiant sur une mobilisation qui pourrait être selon lui “historique“.

Ancienne gloire de la Présidentielle, l’eurosceptique François Asselineau sera lui aussi de la partie, mais à Lille. Sur son site internet, le fondateur de l’UPR qui Il a salué  les rassemblements qui se sont tenus mercredi, allant jusqu’à les qualifier de “manifestations anti-dictature“, invite les citoyens à la “mobilisation“, notamment en écrivant aux parlementaires.

La manifestation parisienne

Plusieurs manifestations contre les mesures sanitaires sont prévues ce samedi à Paris. Le principal cortège rejoindra le Palais royal au ministère de la Santé. Il partira du Conseil d’État  (2ème arrdt) à 15 heures, pour rejoindre l’avenue Duquesne (7ème arrdt). Rendez-vous est donné à 14h30 sur la place du Palais royal.

Une autre manifestation, cette fois appelée par des Gilets jaunes, doit partir à 14h30 à Paris de la station de métro Plaisance, dans le 14ème arrondissement, en direction de Jussieu (5ème arrdt). Le cortège doit emprunter les rues d’Alésia, de Tolbiac, Jeanne d’Arc, Geoffroy Saint-Hilaire et de Linné.

Des défilés dans de nombreuses villes de France

Des manifestations sont également organisées dans de nombreuses villes de France. La liste des cortèges en régions.

En Occitanie, Toulouse devraient à nouveau être témoins de rassemblements, même si la préfecture de Haute-Garonne a fait savoir hier que toutes les “manifestations et autres rassemblements revendicatifs non déclarés“ seraient interdits ce samedi dans le centre-ville toulousain, en raison des troubles à l’ordre public survenus dans la ville rose lors des rassemblements non déclarés du 14 juillet.

Deux rassemblements sont par ailleurs prévus à Marseille sur le Vieux Port. L’un à 14 heures à l’appel des infirmiers, qui outre le pass sanitaire, contestent l’obligation de vaccination imposée aux soignants. L’autre, à 17 heures qui regroupera l’ensemble des opposants aux mesures annoncées par Emmanuel Macron.

Juil
19
lun
L’avant-projet de loi sur l’obligation vaccinale et le pass sanitaire généralisé en Conseil des ministres @ Palais de l'Elysée
Juil 19 Jour entier

Déjà transmis au Conseil d’Etat, l’avant-projet de loi “relatif à l’adaptation de nos outils de gestion de la crise sanitaire“ est présenté en Conseil des ministres ce lundi 19 juillet, à l’Assemblée nationale mardi après-midi, puis en plénière le lendemain. Le Sénat l’examinera dans la foulée, jeudi et vendredi et, éventuellement en commission mixte paritaire (CMP) samedi, si les deux assemblées votent le texte en des termes différents.

L’avis du Conseil d’Etat attendu dans l’après-midi, pourrait contraindre l’exécutif à certaines concessions. Au gouvernement, on s’attend notamment  à ce que les Sages retoquent notamment l’isolement obligatoire de dix jours sous contrôle des forces de l’ordre, pour les personnes positives au Covid. L’exécutif, en revanche, se laisse des marges de manœuvre sur l’extension du passe sanitaire : entre autres sur la date de son entrée en vigueur, qui pourrait être reportée au 15 septembre pour laisser plus de temps aux professionnels ; ou sur l’identité de la personne qui sera chargée de contrôler le passe, restaurateur ou autre.

La majorité de droite au Sénat pourrait-elle faire obstacle à l’adoption du texte? Les groupes LR et centriste, qui composent la majorité sénatoriale, ont annoncé jeudi 15 juillet qu’ils saisiraient le Conseil constitutionnel après l’adoption du projet de loi prévoyant l’extension du pass sanitaire. “Lors de son examen au Sénat, nous veillerons à trouver le meilleur équilibre entre la nécessité de combattre la propagation du virus et la protection de nos libertés publiques“, ont affirmé les présidents des groupes LR Bruno Retailleau et centriste Hervé Marseille dans un communiqué commun. “C’est ainsi que conscients de cette exigence, nous saisirons le Conseil constitutionnel pour avoir toutes les garanties possibles“, ont-ils ajouté.

Union contre nature, mais de circonstances : lundi, le groupe La France Insoumise à l’Assemblée a “adressé une proposition de principe“ aux parlementaires “pour atteindre le nombre nécessaire à cette saisine.

 

Projet de loi relatif “à l’adaptation de nos outils de gestion de la crise sanitaire“ : examen au parlement @ Parlement
Juil 19 – Juil 23 Jour entier

Le projet de loi relatif à “l’adaptation de nos outils de gestion de la crise sanitaire“, qui contient les nouvelles mesures anti-Covid, entame aujourd’hui son parcours législatif.  Au total cinq jours tout juste pour boucler un texte hautement sensible.

Dès ce mardi, le texte sera examiné à l’Assemblée nationale, d’abord en commission où il sera discuté et le ministre de la Santé Olivier Véran auditionné, puis dans l’hémicycle le lendemain. Jeudi et vendredi, ce sera au tour du Sénat de se pencher sur le texte, d’abord en commission, puis dans l’hémicycle. Le parcours législatif s’arrêtera vendredi si les deux chambres trouvent un compromis, ce qui paraît peu probable. Plus vraisemblablement, une commission mixte paritaire devra être réunie dans le week-end pour que députés et sénateurs se mettent d’accord sur un nouveau texte, qui sera examiné puis voté en nouvelle lecture.

Le Conseil d’Etat qui a rendu son avis lundi soir a largement validé le périmètre proposé dans l’avant-projet de loi relatif à “l‘adaptation de nos outils de gestion de la crise sanitaire“  tout en retoquant purement et simplement l’élargissement du pass sanitaire aux grands centres commerciaux.

Dans leur avis, les Sages ont en effet retoqué l’utilisation du pass sanitaire pour tous les centres commerciaux, jugeant que “cette mesure porte une atteinte disproportionnée aux libertés des personnes concernées au regard des enjeux sanitaires poursuivis.“ Ils estiment qu’appliquer le pass aux centres commerciaux pourrait constituer un problème pour l’accès aux produits de première nécessité. Après les réserves émises par le Conseil d’Etat, le gouvernement a “décidé d’adapter la rédaction“ du projet de loi. Le texte prévoit bien l’application du pass sanitaire pour les centres commerciaux qui dépassent un “seuil qui sera défini par décret“, a indiqué lundi soir le porte-parole du gouvernement. “Il sera appliqué dès lors que sera garanti l’accès des personnes aux biens et produits de première nécessité à l’échelle du territoire“, a t-il précisé.

En Savoir plus sur le projet de loi

Sommet France-Océanie @ Palais de l'Elysée
Juil 19 Jour entier

Avant un Conseil des ministres décalé dans l’après-midi, Emmanuel Macron, participe en visioconférence, depuis l’Elysée, au 5ème Sommet France-Océanie. Ce sommet a lieu en amont du déplacement du président de la République en Polynésie française ce samedi, après sa participation au lancement des Jeux Olympiques au Japon.

Instauré par Jacques Chirac en 2002, le dernier Sommet France-Océanie avait eu lieu les 27 et 28 novembre 2015, peu de jours avant la COP 21 de Paris.

Autour de la table se trouveront des représentants de 16 pays et territoires en Océanie, dont l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Au menu : la gestion, l’usage et la conservation des océans, le changement climatique et les réponses aux catastrophes naturelles, la reprise économique post-COVID et les infrastructures. “Ce Sommet sera l’occasion de donner une nouvelle impulsion à la coopération avec les États et les territoires du Pacifique, en lien avec nos collectivités d’outre-mer, afin de surmonter les grands enjeux mondiaux au premier rang desquels l’épidémie de COVID-19 et ses conséquences, y compris économiques, le changement climatique, la protection de la biodiversité, la gestion des océans et le développement durable du Pacifique“, a indiqué l’Elysée.

Conclusion du sommet France-Océanie

 

Juil
20
mar
Primaire à droite : les 5 prétendants à la présidentielle se retrouvent @ Paris
Juil 20 Jour entier

Les cinq candidats putatifs à la primaire de la droite se retrouvent ce mardi 20 juillet à 15h30 autour du “Monsieur Primaire“ des Républicains, Jean Leonetti, ainsi que du patron du parti, Christophe Jacob, et du président de la chambre haute,  Gérard Larcher, a révélé Le Figaro. Parce qu’il leur fallait un lieu neutre, cette rencontre se tiendra non pas au siège de LR, ni au Sénat, mais dans un hôtel parisien.

L’objectif de la réunion? Que tous “se parlent“, pour ne pas arriver désunis à la présidentielle indique Jean Leonetti. Ce n’est pas un débat sur l’organisation de la primaire, assure-t-il, mais un dialogue collectif“, assure le maire d’Antibes. Et c’est mal parti : Xavier Bertrand, candidat déclaré, ne devrait pas participer à la réunion. Malgré les nombreuses sollicitations, le président de la Région Hauts-de-France a en effet décliné l’invitation.

Reste que les deux présidents de Région, Pécresse et Wauquiez, comme le chef des sénateurs LR, Retailleau, et le maire de La ­Garenne-Colombes, Juvin, ont déjà pris position en faveur d’un système de départage, quand l’ex négociateur européen du Brexit, Barnier, y est réticent. Seule participante à ne pas être membre des Républicains, Valérie Pécresse devrait de nouveau plaider pour une primaire le plus ouverte possible, et insister sur la nécessité d’associer l’ensemble des mouvements de la droite et du centre à ce processus.

Le parti s’est donné jusqu’au 25 septembre pour trancher sur le mode de désignation de son candidat. Les prétendants devront s’être manifestés avant le lancement, fin août, d’une vaste enquête qualitative de l’Ifop auprès de 15.000 sympathisants de la droite et du centre.

Projet de loi relatif à la crise sanitaire: audition d’Olivier Véran @ Assemblée nationale
Juil 20 Jour entier

Mardi 20 juillet à 14 heures, le ministre de la Santé, Olivier Véran, est auditionné par la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République de l’Assemblée nationale, sur le projet de loi relatif aux outils de gestion de la crise sanitaire. Le texte qui contient les nouvelles mesures anti-Covid, a été adopté lundi en Conseil des ministres, après avis du Conseil d’État. Il arrive en commission à l’Assemblée nationale ce mardi après-midi, puis dans l’hémicycle, mercredi. Le Sénat l’examinera dans la foulée, jeudi et vendredi prochains. S’il n’est pas voté dans les mêmes termes par les sénateurs, une commission mixte paritaire réglera les derniers détails samedi 24.

Audition du ministre de la Santé, Olivier Véran

Juil
21
mer
Étape 1 de l’entrée en vigueur du pass sanitaire @ France
Juil 21 Jour entier

Déjà exigé pour voyager ou pour participer à des événements de plus de 1 000 personnes, le pass sanitaire devient obligatoire à partir de ce mercredi 21 juillet dans tous les lieux de loisirs et de culture accueillant plus de 50 personnes.

Les lieux concernés

Concrètement, ce laissez-passer sera exigé pour aller, au théâtre, au cinéma, assister à un concert, pratiquer un sport ou aller nager en piscine, mais aussi, fréquenter les chapiteaux, salles de jeux, parcs d’attraction, expositions, foires ou salons…. Cette obligation vaut tant pour les clients de ces lieux et évènements, que pour les salariés des établissements publics qui les proposent.

Le port du masque sera t-il exigé dans ces lieux ?

C’est une information importante, que l’on retrouve dans le décret du 19 juillet 2021 publié au JO du 20 juillet. Ce texte indique : “Les obligations de port du masque prévues au présent décret ne sont pas applicables aux personnes ayant accédé aux établissements, lieux et événements dans les conditions prévues au présent article.“ Ce qui signifie que dans ces lieux, même clos, le masque n’est plus censé être obligatoire si les participants ont présenté un des documents du pass sanitaire. “Le port du masque peut toutefois être rendu obligatoire par le préfet de département lorsque les circonstances locales le justifient, ainsi que par l’exploitant ou l’organisateur“, précise le décret.

Certains lieux publics ont en outre décidé de maintenir en intérieur le port du masque. C’est le cas notamment des cinémas Mk2 qui l’indiquent sur Twitter.

A partir du 1er août, et après promulgation de la loi en ce sens, ce laissez-passer sera exigé dans les cafés, restaurants, bars, centres commerciaux, hôpitaux et maisons de retraite (pour les visites)  ainsi que pour les transports de longue distance.

En Savoir Plus

Les exemptions

Adolescents de 12 à 17 ans

Seront dispensés jusqu’au 30 août de présenter un pass sanitaire, les adolescents âgés de 12 à 17 ans, comme l’a confirmé le 3 juillet, le ministre de la Santé, Olivier Véran . Cette tranche d’âge n’est en effet éligible à la vaccination que depuis le 15 juin. Beaucoup de jeunes n’ont donc pas encore eu le temps d’obtenir un schéma vaccinal complet. Un peu plus tôt dans la journée, Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement avait lui aussi convenu qu’il était “hors de question d’imposer un été infernal aux moins de 18 ans et à leurs parents“.

Salariés des entreprises privées

Les salariés concernés par l’obligation du pass sanitaire sont ceux des établissements recevant du public (ERP). N’étant donc pas considérées comme des ERP, les entreprises ou usines du secteur privé dans lesquelles travaillent plus de 50 personnes ne seront pas tenues d’exiger le pass sanitaire de leurs salariés à l’entrée de leurs établissements, a précise vendredi 16 juillet le ministère du Travail. Dans la même logique, ce dernier ne sera pas exigé pour accéder aux cantines et autres restaurants d’entreprise, selon toujours le ministère du travail.

Les sanctions

Les sanctions prévues s’appliquent à la fois aux établissements publics tenus de contrôler le pass sanitaire, et aux salariés et clients de ces établissements.

Etablissements publics

Dans la version initiale du projet de loi,  les sanctions prévues pour les établissements publics qui ne contrôleraient pas le pass sanitaire étaient particulièrement lourdes : un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. Bruno Le Maire avait insisté pour que soient appliquées des sanctions “dissuasives“ mais avait jugé celles fixées par le projet de loi, disproportionnées.

Après l’avis du Conseil d’Etat ce lundi, le non-contrôle du pass sanitaire donnera lieu à une amende de 1.500 euros. Un montant relevé à 9000 euros, assorti d’une peine qui peut aller jusqu’à un an de prison, au bout de la “troisième réitération“. Pour une personne morale, ce sera 7500 euros d’amende pour les premières transgressions, 45.000 euros et un an d’emprisonnement ensuite.

Clients et salariés des établissements

Les clients des établissements soumis au pass sanitaire qui ne justifieront pas de ce dernier, s’exposent selon le projet de loi à une sanction pouvant aller jusqu’à 6 mois de prison et 10.000 euros d’amende. Quant aux salariés de ces établissements, l’obligation du pass sanitaire entrera en vigueur au 30 août. À cette date, chaque employé d’un bar ou d’un cinéma, par exemple, devra avoir été complètement vacciné ou bien disposer d’un test négatif de moins de 48 heures ou bien encore d’un test positif attestant du rétablissement du Covid-19 datant d’au moins onze jours et de moins de six mois. Si le salarié ne respecte pas ce dispositif, un délai pouvant atteindre huit semaines lui sera accordé afin de se mettre en conformité. Pendant cette période, son contrat sera suspendu et il ne sera pas rémunéré. À l’issue de ce délai, le licenciement sera possible.

Jean Castex invité du JT de 13 H de TF1 @ TF1
Juil 21 Jour entier

Le Premier ministre, Jean Castex, est l’invité du 13 heures de TF1 ce mercredi 21 juillet. Il prendra la parole à l’issue du Conseil de défense sanitaire qui se tiendra dans la matinée, alors que l’on observe en France “une augmentation de la circulation du virus de l’ordre 150% sur une semaine“, comme l’a indiqué mardi à l’Assemblée nationale, Olivier Véran. Un tiers des département est en effet passé au-dessus du seuil d’alerte (50 cas pour 100.000 habitants) et le nombre de contaminations a bondi à 18.000 nouveaux cas ces dernières 24 heures, contre moins de 7.000 une semaine auparavant, s’est alarmé hier le ministre de la santé. Une hausse jamais vue, selon ce dernier.

Le chef du gouvernement devrait détailler le dispositif de pass sanitaire, dont la première étape de mise en oeuvre s’ouvre ce mercredi et, présenter les mesures contenues dans le projet de loi qui pourra être définitivement adopté vendredi.  Il devrait commenter la décision de l’exécutif de soumettre l’ensemble du texte au Conseil constitutionnel, comme il l’a indiqué mardi devant les députés.

Jean Castex devrait notamment revenir sur les modalités du contrôle du pass sanitaire dans les centres commerciaux et apporter des précisions sur la mise en oeuvre de ce dernier, notamment pour les personnes chez lesquelles la vaccination est déconseillée (personnes allergiques aux substances contenues dans le vaccin).

 

Juil
22
jeu
Affaire Pegasus : Macron convoque un conseil de défense « exceptionnel » @ Palais de l'Elysée
Juil 22 Jour entier

Face aux révélations en cascade concernant Pegasus , la France réagit : le président Emmanuel Macron réunit ce jeudi matin à l’Elysée, un conseil de défense “exceptionnel dédié à l’affaire Pegasus et à la question de la cybersécurité“, a annoncé le porte-parole du gouvernement. “Le président de la République suit au plus près ce dossier et prend cette affaire très au sérieux“, a souligné Gabriel Attal sur France Inter, en rappelant que la France poursuivait ses investigations après les révélations sur la présence des téléphones d’Emmanuel Macron parmi les cibles potentielles du logiciel espion.

Nous allons regarder ça de très près, compte-tenu de la gravité potentielle“, a pour sa part assuré le Premier ministre, Jean Castex,  mercredi au 13H de TF1, indiquant que le président de la République avait déjà “ordonné toute une série d’investigations“.

L’Affaire

Depuis dimanche 18 juillet, le “Projet Pegasus“ derrière lequel se cache un consortium international de journalistes- dévoile la liste de personnalités publiques -politiques, militants ou journalistes- potentiellement visées par des attaques informatiques du logiciel espion Pegasus, du géant israélien de cybersécurité NSO.

Le président français Emmanuel Macron figure sur la liste des cibles potentielles de Pegasus, tout comme plus de 180 journalistes à travers le monde qui auraient été espionnés par différents Etats ayant eu accès au logiciel de la société NSO, selon les éléments apportés par Le Monde et Radio France, qui ont eu accès à la liste obtenu par Forbidden Stories. Outre le président de la république, du côté des responsables politiques, les téléphones de l’ancien Premier ministre Edouard Philippe et de 14 membres du gouvernement, figurent également “dans la liste des numéros sélectionnés par un service de sécurité de l’Etat marocain, utilisateur du logiciel espion Pegasus, pour un potentiel piratage“.

Une information démentie mercredi 21 juillet par NSO. Le président français Emmanuel Macron ne ferait pas partie des 50.000 numéros de téléphone surveillés par le logiciel israélien Pegasus a soutenu un haut responsable du groupe israélienChaïm Gelfand, qui a déclaré à la chaîne I24 news, basée à Tel-Aviv: “Je peux vous affirmer avec certitude que le président Macron n’était pas une cible […] Il y a certains cas qui ont été révélés, qui nous gênent.“

 

Juil
23
ven
Emmanuel Macron à la cérémonie d’ouverture des JO @ Tokyo
Juil 23 Jour entier

Première étape de son séjour dans le Pacifique, avant une tournée en Polynésie française,  Emmanuel Macron est attendu à Tokyo vendredi 23 juillet, pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques  (JO) d’été.

Le chef de l’état sera accompagné lors de ce déplacement de Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports et de Tony Estanguet, Président du Comité d’Organisation des Jeux de Paris 2024 (COJO) et membre du Comité International Olympique (CIO) pour encore quelques semaines. Pour sa part, l’ancienne nageuse, actuelle ministre déléguée aux Sports, Roxana Maracineanu, devrait faire le déplacement un peu plus tard, afin d’encourager les athlètes de la délégation tricolore d’une part, et assister à la Cérémonie de clôture, en présence sans doute, du Premier Ministre et ex-Délégué Interministériel en charge des Jeux de 2024 (DIJOP), Jean Castex.

Ces Jeux Olympiques se dérouleront sous haute surveillance : public restreint et masqué notamment. Les organisateurs des JO  ont limité le nombre de spectateurs à 50 % de la capacité d’accueil de chaque site. Ils respecteront par ailleurs un plafond maximal de 10.000 personnes dans les plus grandes enceintes. Des restrictions sanitaires qui n’ont pas empêché la formation d’un cluster“ au village olympique, confronté dimanche à un premier foyer de contamination.

Cet événement sera surtout l’occasion pour la Maire de Paris, Anne Hidalgo, de recevoir le drapeau olympique des mains de la Gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike, et ce, à l’issue d’un spectacle d’une quinzaine de minutes symbolisant la transmission entre la Ville Hôte des Jeux de 2020 et la cité organisatrice des JO 2024.

Le programme

Vendredi 23 juillet, le président français se rend à 14h30 (7h30, heure française) à une réception donnée par l’Empereur du Japon Naruhito, puis à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques (13 heures, heure française). Samedi 24, le chef de l’état s’entretiendra avec le Premier ministre japonais Yoshihide Suga puis, avec des dirigeants de grandes entreprises japonaises. Il assistera également aux compétitions de judo et de basket-ball, avant de s’envoler pour la Polynésie française.

La présence de dignitaires étrangers

Le président français  assistera à la cérémonie d’ouverture des JO, vendredi 23 juillet en compagnie de plusieurs autres responsables étrangers et dirigeants de fédérations sportives. Pour l’occasion, plusieurs dignitaires étrangers ont annoncé leur venue, même si les mesures sanitaires adoptées par les autorités nippones pourraient freiner certaines délégations. Côté Union Européenne, le président polonais Andrzej Duda sera seul à faire le déplacement.

Pour ce qui est de la représentation américaine, la Maison Blanche et les autorités tokyoïtes ont annoncé la venue de Jill Biden, épouse du président américain, pour la Cérémonie d’ouverture. Au-delà de la soirée inaugurale, la “First Lady“ devrait par ailleurs s’entretenir avec les officiels nippons, à commencer par le Premier Ministre, Yoshihide Suga.

Une tradition : en 2012, la Première Dame d’alors, Michelle Obama, avait conduit la délégation américaine et représenté son époux pour la Cérémonie d’ouverture des JO de Londres en 2012. L’absence du Président des États-Unis ne constitue pas en soit une réelle surprise, lorsque l’on connaît l’importance des moyens logistiques entourant chaque déplacement international du leader de la première puissance mondiale.

Juil
24
sam
Manifestations contre le pass sanitaire ce samedi @ France
Juil 24 Jour entier

Après avoir mobilisé 18.000 personnes le 17 juillet, les opposants au pass sanitaire se mobilisent de nouveau alors que le projet de loi  sanitaire a été voté à l’Assemblée nationale dans la nuit de jeudi à vendredi.

De nombreuses manifestations sont à nouveau prévues ce samedi 24 juillet dans toute la France, contre l’extension du pass sanitaire et la vaccination obligatoire pour certaines professions. Selon les autorités, près de 110.000 manifestants sont attendus sur l’ensemble du territoire.

Ces rassemblements interviennent alors qu’une très large majorité de Français (76%) approuve la décision du Président Emmanuel Macron de rendre obligatoire la vaccination pour les personnels soignants et d’autres professions, avec sanctions à la clef, selon un sondage Elabe pour BFMTV le 13 juillet.

Trois manifestations dans la capitale

À Paris, trois manifestations ont été déclarées auprès de la préfecture. Une première partira de la Place Malraux (Palais Royal 2e arrdt) en direction de la place de Fontenoy (7e arrdt), où se situent les locaux de la défenseure des Droits et de l’Unesco. La manifestation est organisée par deux partis d’extrême droite, Les Patriotes de Florian Philippot et l’UPR de François Asselineau. Les différents groupes de Gilets jaunes appellent à se joindre à ce cortège.

Un deuxième cortège partira à 14h00 depuis la place de la Bastille (11e arrdt) jusqu’à la porte de Champerret (17 arrdt) et un rassemblement est prévu à 14H30 au Trocadéro à l’initiative de l’ex-numéro deux du FN, Florian Philippot. “Venez tous ! Liberté !“, a tweeté mercredi le président des Patriotes

De nombreuses mobilisations en régions

Des centaines de rassemblements sont également prévus dans toute la France. A Lyon où la mobilisation démarrera à 15H00 depuis la place Bellecour (2e arrondissement). À la suite des violences”survenues samedi dernier en marge d’un rassemblement anti-pass sanitaire “illégal“sur la place Bellecour, deux périmètres d’interdiction de manifestations ont été établis par la préfecture du Rhône, de 12H00 à 21H00.

Dans la région Grand Est, un rassemblement est organisé dès 13H00 sur la place Kléber à Strasbourg pour dire “Non au pass sanitaire et à la réforme des retraites“. À Toulouse, le rendez-vous est fixé à 14H00 dans le centre-ville, malgré l’interdiction “à tout rassemblement revendicatif non déclaré“ émis par la préfecture. A Marseille, rendez-vous est donné à 14h sur le Vieux port.

D’autres appels ont à manifester ont été lancés, entre autres, à Lille, Belfort, Nantes, Besançon ou Colmar, à chaque fois dans l’après-midi.

Emmanuel Macron en Polynésie @ Polynésie
Juil 24 – Juil 27 Jour entier

Après un détour par Tokyo, au Japon, pour la cérémonie d’ouverture des JO, Emmanuel Macron est attendu en Polynésie, du 24 au 27 juillet.  Si le programme complet du séjour du président en Polynésie française reste à compléter de façon officielle, le chef de l’état devrait visiter trois archipels en trois jours. La dernière visite d’un président de la République remonte à février 2016, avec la venue de François Hollande.

Le détail de la visite présidentielle

Dimanche 25 juillet

Au lendemain de son arrivée à Tahiti, samedi 24 juillet, le chef de l’état est attendu aux Marquises, à Hiva Oa. Une visite qui permettra d’aborder le thème de la culture et du patrimoine, avec la candidature de l’archipel au patrimoine mondial de l’Unesco. Ou encore l’inscription du matatiki (l’art graphique marquisien, que l’on retrouve sur les sculptures artisanales, les tatouages ou le tapa) au patrimoine culturel immatériel français. Les questions de continuité territoriale pourraient en outre être évoquées. De même que certains projets structurants qui demandent l’appui de l’État comme l’aéroport régional de Nuku Hiva, inscrit au schéma d’aménagement de la Polynésie, et qui doit permettre des liaisons avec Hawaii.

Lundi 26 juillet

Le Président de la République devrait atterrir en milieu de journée à Manihi, pour une séquence consacrée entre autres à la résilience et la protection des atolls contre les changements et les phénomènes climatiques. La délégation présidentielle est attendue pour l’inauguration d’une centrale électrique hybride financée par l’État, et la pose de la première pierre d’un nouvel abri anticyclonique.

Mardi 27 juillet

Le président devrait s’envoler vers Tahiti dans l’après-midi de ce lundi, avec, plusieurs rendez-vous programmés le 27 juillet. Le chef de l’état est attendu pour la visite du port de Papeete, où seront abordées les thématiques d’emploi et bien sûr de pêche, mardi matin. Entre autres séquences également évoquées, la visite du Centre Hospitalier de Polynésie Française (CHPF) pour une rencontre avec les personnels soignants, pour aborder la sortie de crise ou encore le financement du système de santé polynésien.

C’est ensuite à Moorea, l’île sœur, qu’Emmanuel Macron se rendra pour l’inauguration du Fare Natura. L’écomusée consacré aux écosystèmes polynésiens, a été financé par les contrats de projets État-Pays. Le timing tombe à pic : si les activités extérieures de l’établissement ont commencé voilà déjà presque un an, le chantier, lui, doit être officiellement livré le 21 juillet.

Emmanuel Macron attendu sur la question des essais nucléaires

A quelques jours de la visite présidentielle, plus de 2 000 personnes ont manifesté à Papeete samedi 17 juillet, pour demander au gouvernement d’assumer les conséquences des essais nucléaires, d’abord atmosphériques, puis souterrains, réalisés pendant trente ans en Polynésie française (de 1966 à 1996) sur les atolls de Moruroa et de Fangataufa.

193 essais ont été réalisés entre 1966 et 1996 dans l’archipel polynésien, exposant 170 000 de ses habitants à des radiations et causant des troubles sanitaires importants. D’après la Caisse de prévoyance sociale, les femmes polynésiennes d’entre 40 et 50 ans ont le taux le plus important du monde de cancer de la thyroïde, en tête de la liste des maladies pouvant résulter des essais nucléaires français, listées dans un décret du Conseil d’État.

Une demande de pardon écartée par la France

Après le chef de l’Etat jeudi 1er juillet, trois ministres se sont engagés vendredi 2 dans leurs domaines respectifs de la Santé, des Armées et des Outremers, à la vérité et à la justice, lors d’une table ronde de deux jours sur les conséquences des 193 essais nucléaires en Polynésie française.

Au terme de cette réunion, Geneviève Darrieussecq, ministre chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, a indiqué : “La Polynésie française a grandement contribué à la construction de notre force de dissuasion et il convient d’assumer toutes les conséquences, humaines, sociétales, sanitaires, environnementales et économiques“.

La ministre a par ailleurs évoqué la possibilité de “permettre à tous les Polynésiens d’accéder à leur histoire, aux archives et aux données de santé, en toute transparence, pour objectiver ce qui s’est passé durant cette période, tout en préservant certains secrets qui pourraient permettre à des puissances étrangères de progresser vers l’acquisition de l’arme nucléaire.“ Selon le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, le chef de l’Etat devrait annoncer une ouverture des archives à l’occasion de son déplacement à Tahiti.

Pour autant, l’éventualité d’une demande de pardon de la France pour les essais réalisés et leurs conséquences sociales, sanitaires et environnementales attendue par les indépendantistes, les associations anti-nucléaire, a été écartée. “Ça permettrait pourtant aux Polynésiens de sentir que les conséquences des essais nucléaires et les souffrances qui en découlent sont reconnues“, affirme Patrice Bouveret, directeur de l’Observatoire des armements.