Emmanuel Macron est l’invité ce jeudi de TF1 et France 2 jeudi soir, à 20 heures, pour une interview menée conjointement par les deux chaînes. Dans un contexte où le chef de l’Etat multiplie les alertes sur les tensions géopolitiques, Il y sera notamment question de la situation internationale et de ses répercussions sur le quotidien des Français.

L’annonce en a été faite dimanche soir. Emmanuel Macron sera l’invité de TF1 et France 2 ce jeudi 24 septembre, à 20 heures, pour une interview menée conjointement par les deux chaînes, en direct du palais de l’Élysée. Le président de la République répondra aux questions des journalistes, Gilles Bouleau et Caroline Roux.
Le chef de l’État sera interrogé sur le contexte actuel, marqué par les tensions géopolitiques et ses conséquences sur les prix des carburants. Un moyen pour le président de parler “directement“ aux Français de “ce qui les concerne“. Tout en martelant le message que “ce qui se passe est grave“ et ainsi “alerter ceux qui veulent prendre la suite de ce qui les attend“, indiquait dimanche soir un de ses conseillers.
🔴 𝐈𝐧𝐭𝐞𝐫𝐯𝐢𝐞𝐰 𝐝𝐮 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞
🗣️ Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) sera l'invité du JT de 20H de @TF1 et France 2 ce jeudi 24 septembre
▶️ Le chef de l'Etat répondra aux questions de @GillesBouleau (TF1) et de @Caroline_Roux… pic.twitter.com/Vtk5kMDL12
— TF1Info (@TF1Info) September 20, 2026
La dernière fois que le président s’est prêté à cet exercice d’une double interview TF1-France 2, c’était le 6 juin 2024, trois jours seulement avant les élections européennes et l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale.
Mettre l’accent sur la gravité de la situation internationale et de ses répercussions
Emmanuel Macron devrait insister lors de cette séquence sur la prise de conscience, nécessaire selon lui, de la gravité de la situation internationale et de ses répercussions sur le quotidien de la population. Un message qu’il estime ne pas être suffisamment entendu par les Français, alors que la colère gronde face aux hausses des prix et que le gouvernement se retrouve sous pression pour accroître ses aides, malgré une marge de manœuvre budgétaire réduite à peau de chagrin.
L’interview accordée aux deux chaînes ce jeudi, s’inscrira à ce titre dans la droite ligne du rendez-vous de la semaine dernière. Le locataire de l’Élysée avait convié vendredi chefs de partis et candidats à la présidentielle pour partager “les informations en sa possession (…) sur les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine et leurs conséquences sur la sécurité et les approvisionnements en énergie de la France“. Dans la foulée, lors d’une conférence de presse, le président de la République avait alerté sur la dangerosité de la menace “hybride“ russe et,, évoqué la question “angoissante“ du prix des carburants. Il avait notamment indiqué, avoir demandé au gouvernement de préparer un plan de protection des infrastructures critiques et des sites sensibles.
🔴 🗣 “Ces dernières semaines la menace hybride russe à l’égard des Européens et de la France s’est intensifiée", prévient Emmanuel Macron. "Depuis cet été la Russie a multiplié les attaques : l’attaque de drone sur un train reliant Kiev à Varsovie, la tentative d’attaque à… pic.twitter.com/YvR3sAm1yr
— L'Echiquier social (@EchiquierSocial) September 18, 2026
Une posture en surplomb
À sept mois de la prochaine présidentielle, et de la fin de son mandat, Emmanuel Macron s’est fixé un rôle de “garant“ du scrutin, ce qui n’implique pas d’être “un commentateur de notre vie publique“, en jugeant “si ceci ou cela est au niveau“ a prévenu le 18 septembre, le chef de l’État. “Je suis à la fois le garant, j’oriente et j’accompagne les travaux que le gouvernement conduit chaque jour (…) et j’agis dans la compétence qui est la mienne au niveau international pour protéger les Français“, a t-il ajouté.
« Pas un commentateur » : Emmanuel Macron explique le rôle qu’il veut jouer dans la campagne présidentiellehttps://t.co/fzlKkH2imc
— Le HuffPost (@LeHuffPost) September 18, 2026
Adoptant cette posture en surplomb, il s’est ainsi fait un point d’honneur à décrire les mécanismes reliant la flambée des prix à la pompe à la guerre au Proche et Moyen-Orient, assurant que la France cherchait à “sécuriser (ses) volumes et approvisionnements“ concernant le gaz et certains types de carburants.