Le Premier ministre Sébastien Lecornu a convié à Matignon les formations politiques ce mercredi 11 mars, pour évoquer l’état de la menace et du positionnement de la France dans un contexte de crise et de guerre au Moyen-Orient.

Sébastien Lecornu, convoque ce mercredi 11 mars une réunion exceptionnelle à Matignon avec les partis politiques ainsi que les présidents des deux chambres et des commissions parlementaires concernées, afin de faire le point sur “l’état de la menace et du positionnement de la France“, face à la guerre au Moyen-Orient, a annoncé Matignon.
Cette rencontre rassemblera les présidents de partis représentés à l’Assemblée nationale et au Sénat, les présidents de groupes parlementaires, ainsi que les présidents des commissions Défense et forces armées, Affaires étrangères et Affaires européennes. Elle inclura également des membres des hautes autorités militaires et civiles, a précisé Matignon. Le Premier ministre, qui a assisté hier soir à l’Elysée à un nouveau conseil de défense sur la guerre au Moyen-Orient, les informera, “dans un cadre confidentiel“, de “l’état de la menace et du positionnement de la France“, douze jours après le déclenchement du conflit.
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Selon son entourage, ce rendez-vous, où les téléphones ne seront pas autorisés, portera précisément sur les “répercussions“ du conflit sur le territoire national, en matière énergétique et de sécurité. Mais aussi à l’extérieur, sur le plan diplomatique et militaire. C’était une demande de plusieurs partis d’opposition. Le Rassemblement national et le PS avaient en effet demandé à Emmanuel Macron de réunir les formations politiques pour les informer de la situation. LFI et les Ecologistes avaient de leur côté réclamé l’organisation d’un débat parlementaire.
Cette réunion à Matignon marque une étape importante dans la coordination entre l’exécutif et le législatif pour définir la posture française dans une région où les tensions militaires s’intensifient. Elle a été programmée, alors que plusieurs bases militaires françaises ont été touchées dans le Golfe et que le porte-avions Charles de Gaulle a été déployé en Méditerranée. Des avions militaires américains de soutien ont également été autorisés à opérer depuis la base française d’Istres.