L’agenda politique

Mai
28
mar
Macron à Bruxelles pour un sommet informel des chefs d’état @ Bâtiment Europa
Mai 28 Jour entier

Un peu plus de 24 heures après l’annonce de la seconde place de sa liste Renaissance  aux européennes, Emmanuel Macron sera ce mardi à Bruxelles pour une série de rencontres. Objectif : préparer le terrain pour les grandes manœuvres post-électorales. Elles ont commencé ce lundi et devraient se poursuivre jusqu’à l’élection, mi-juillet, du successeur de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission. Le président Macron s’est d’ailleurs entretenu avec Angela Merkel dès dimanche soir et a reçu lundi à dîner le chef du gouvernement espagnol socialiste Pedro Sanchez, sorti grand vainqueur du scrutin, qu’il voit comme un allié crucial sur la scène européenne.

L’heure sera aux tractations à Bruxelles. « Il y a un acte II en France. Il y aura un acte II en Europe » : c’est par ce type de déclarations, très volontaristes, que l’entourage du président Macron pose l’ambition du chef de l’Etat sur la scène européenne. A l’image de ce qu’il a fait en France, le président français veut surfer sur la recomposition du paysage à Bruxelles. « Il faut acter la nouvelle situation politique après les élections« , explique un conseiller du président. Quelques heures avant le sommet informel qui réunira  dans la soirée les chefs d’État et de gouvernement des 28, le chef de l’état déjeunera avec des partenaires fidèles comme le premier ministre belge Charles Michel, ses homologues portugais Antonio Costa, néerlandais Mark Rutte et espagnol Pedro Sanchez. Puis il s’entretiendra avec les dirigeants du groupe de Visegrad (Slovaquie, République tchèque, Pologne, Hongrie), bastion du camp nationaliste. Avant de rencontrer le président du Conseil, Donald Tusk, et Angela Merkel.

Déclaration du Président Emmanuel Macron à son arrivée au Conseil européen

EN DIRECT | Déclaration du Président Emmanuel Macron à son arrivée au Conseil européen pour le dîner informel des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne.

Publiée par Élysée – Présidence de la République française sur Mardi 28 mai 2019

 

 

Se déroulera ensuite un dîner de travail très stratégique des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne. L’organisation de ce dîner en dit beaucoup de la stratégie que le président français va tenter de poursuivre avec l’espagnol, Pedro Sanchez. Si les deux hommes ne vont pas envoyer leurs eurodéputés siéger dans les mêmes groupes, ils auront sur le papier des intérêts communs. Autour de Nathalie Loiseau, les parlementaires macronistes seront la clé de voûte d’un groupe centriste libéral construit sur les cendres de l’ancien groupe ALDE. Les Espagnols seront pour leur part dans le groupe PSE des socio-démocrates, tout comme les Portugais proches d’Antonio Cos.

 

Juin
11
mar
Journée de mobilisation et de grève dans les hôpitaux
Juin 11 Jour entier

Quatre organisations syndicales de la santé publique (CGT, FO, SUD et CFE-CGC) appellent à une « journée de mobilisation » et de grève nationale dans les hôpitaux le mardi 11 juin. L’intersyndicale espère que la journée de mobilisation va permettre « d’élever le rapport de force, initier des assemblées générales dans tous les établissements, afin de s’organiser pour que cette journée soit l’occasion avec les salariés de se faire entendre« . Les mouvements sociaux se sont succédé ces derniers mois dans les hôpitaux psychiatriques, les centres IVG, les EHPAD et bien sûr dans les Urgences. Sans vrais résultat, affirment les syndicats. Ils veulent donc marquer le coup, le jour où le Sénat organise le vote solennel du projet de loi Santé.

Les organisations syndicales « exigent l’ouverture de négociation sur les services d’urgences », et plus largement sur « l‘augmentation des effectifs (et) des salaires » et « l‘abandon des projets de loi » sur la santé et la fonction publique. Plus précisément, elles réclament notamment :  la défense et l’amélioration du statut général des fonctionnaires, l’arrêt des suppressions de postes dans les établissements, la titularisation des contractuels, l’abandon de l’enveloppe fermée, l’attribution de financements supplémentaires pour les établissements et le système de sécurité sociale, la prise en compte de la pénibilité par un départ anticipé à la retraite, l’arrêt de la fermeture de services et de lits ainsi que d’établissements, l’augmentation des effectifs, l’augmentation des salaires et l’abandon des projets de loi « ma santé 2022 » et de la loi dite « de transformation de la fonction publique ».

La ministre Agnès Buzyn a proposé jeudi dernier quelques pistes, sans grand succès. Elle annonce confier une mission au Conseil national de l’Urgence Hospitalière et à un député En Marche. Le rapport sera prêt à l’automne. D’ici là, il faut « accompagner financièrement les services en crise plus directement et plus spontanément », dit Agnès Buzyn mais sans donner aucun chiffrage. D’où la déception des personnels mobilisés depuis 3 mois qui élargissent leur mouvement.

Juin
14
ven
Emmanuel Macron à Malte pour le Med 7
Juin 14 Jour entier

Emmanuel Macron sera en déplacement à Malte le vendredi 14 juin, pour le 6sommet des pays du sud de l’Union européenne (Med7). Le groupe Med 7 regroupe sept pays méditerranéens membres de l’Union européenne : la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Grèce, Chypre et Malte.

 

Jan
4
lun
Covid-19 : tirage au sort des 35 citoyens chargés de suivre la vaccination @ France
Jan 4 Jour entier

Le tirage au sort des 35 membres du futur “collectif de citoyens“ chargé de se prononcer sur la stratégie vaccinale française contre le Covid-19 débute ce lundi 4 janvier, comme annoncé par le Conseil économique, social et environnemental (Cese) au Journal du dimanche.

C’était une promesse d’Emmanuel Macron. Lors de son allocution du 24 novembre, le chef de l’État avait indiqué qu’un “collectif de citoyens“ serait “mis en place pour associer plus largement la population“ à la campagne de vaccination en France contre la Covid-19. Objectif : tenter de dissiper les doutes autour de cette dernière.

Ce recours au tirage au sort n’est pas sans susciter quelques critiques au sein de la classe politique. “On va donc tirer au sort 35 Français pour qu’ils expliquent (…) l’échec de la stratégie vaccinale“ d’Emmanuel Macron, a raillé sur Twitter le député LR, Fabien Di Filippo. “Le contrôle ce n’est pas 35 Français tirés au sort, c’est quoi cette nouvelle Mélenchonade encore ? Il faut que ce soit les députés qui fassent ce contrôle, c’est leur métier, et que chacun prenne ses responsabilités“, a jugé  sur BFM TV, le maire LR de Meaux, Jean-François Copé.

Bronca également du côté des écologistes. “L’Assemblée est laissée de côté, mais pour faire croire à la démocratie on tire au sort 35 citoyennes et citoyens. C’est du foutage de gueule, il n’y a pas d’autre mot. Nous sommes en plein désordre démocratique“, a fustigé pour sa part l’eurodéputé EELV Yannick Jadot, sur Radio Classique

La composition de l’instance

Ces citoyens composant cette instance devront être représentatifs de la société, et dépeindre toutes les opinions des Français sur le vaccin, des plus méfiants aux plus convaincus. Le panel formé respectera ainsi des critères d’âge, de genre, de région de résidence, de niveau de diplôme, de catégorie socioprofessionnelle et de type de domicile, a expliqué le Conseil économique et social (CESE), qui hébergera les travaux.

Pour assurer une bonne représentativité des positions des personnes tirées au sort, celles-ci devront avoir répondu de manière variée à la question suivante, sur une échelle de 1 à 5 : “Avez-vous l’intention de vous faire vacciner dans l’année 2021 contre le Covid-19 ?“ Selon le Cese, “cette expression de leur position permettra de ­constituer a posteriori les équilibres au sein du collectif de citoyens, afin d’avoir des avis et des recommandations reflétant les positions en présence au sein de la société française“.

Outre ce collectif de citoyens, le Cese a installé en son sein une commission temporaire pour “piloter le dispositif“, visant à recueillir et relayer les “préoccupations, observations et interrogations des citoyens et de la société civile organisée“. Une plateforme numérique de consultation du grand public sera également lancée au mois de janvier.

Début des travaux le 16 janvier

L’instance qui sera saisie dans les prochains jours par le Premier ministre Jean Castex, sera notamment en charge d’héberger les travaux des citoyens et d’organiser la tenue des débats. La première réunion de ce groupe de travail aura lieu selon Gabriel Attal, le samedi 16 janvier. Dans un entretien accordé dimanche au Parisien, le porte-parole du gouvernement a assuré que “leurs membres pourront poser toutes les questions, faire toutes les observations et interpeller Olivier Véran ou le professeur Alain Fischer (le « Monsieur Vaccin » du gouvernement) » . Les travaux se ­poursuivront tout au long de la ­campagne de ­vaccination, en vue d’un bilan cet été, après le mois de juillet.

Jan
11
lun
One Planet Summit @ Paris
Jan 11 Jour entier

Emmanuel Macron organise, lundi 11 janvier, à Paris une quatrième édition du One Planet Summit dédié à la biodiversité, avec pour objectif de relancer une diplomatie verte mise à l’arrêt par le Covid-19.

À l’occasion du One Planet Summit, le Forum de l’investissement pour la Grande muraille verte s’est tenu dans la matinée. Ce forum rassemble les acteurs de la finance publique et privée, les décideurs politiques et représentants du secteur privé, afin de favoriser la création d’une coalition d’acteurs prêts à s’engager à la réalisation des objectifs 2030 de la Grande muraille verte.

Une trentaine de personnalités doivent intervenir lors de principalement par visioconférence en raison de la crise sanitaire. Parmi elles, le secrétaire général des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, le président de la Banque mondiale, David Malpass, l’héritier du trône britannique, le prince Charles, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, la chancelière allemande, Angela Merkel, les premiers ministres britannique, Boris Johnson, et canadien, Justin Trudeau, le président du Costa Rica, Carlos Alvarado, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, ou le patron de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Quatre thèmes clés pour la préservation du vivant vont être abordés lors de cette nouvelle édition, organisée en concertation avec les Nations unies et la Banque mondiale :

  • la protection des écosystèmes terrestres et marins  qui constitue un pilier essentiel de l’action en faveur de la biodiversité. Les aires protégées, et la conservation des espèces qui y vivent, jouent en effet un rôle clef dans la protection et la restauration de la biodiversité et seront un facteur déterminant pour parvenir à inverser la tendance actuelle ;
  • la promotion de l’agro-écologie qui permet de protéger la diversité des écosystèmes en réduisant les pollutions tout en permettant plus de création d’emplois et en agissant pour la sécurité alimentaire. Le sommet mettra l’accent sur l’accélération de la mise en œuvre de la Grande Muraille Verte pour le Sahara et le Sahel ;
  • la mobilisation des financements pour la biodiversité, notamment avec les nouveaux engagements de financements innovants et les initiatives permettant d’orienter davantage d’investissements publics et privés vers des projets de protection, de gestion durable et de restauration des écosystèmes ou de la convergence nécessaire des financements publics du climat et de la biodiversité ;
  • et enfin, le lien entre déforestation, espèces et santé humaine, au coeur de l’actualité.

Chacun des participants devrait présenter des initiatives ou prendre des engagements concrets autour de ces quatre thèmes. Sur le premier, le Premier ministre britannique Boris Johnson, présent en visio-conférence, devrait appeler à l’approfondissement de la « haute ambition pour la nature et les Hommes », une initiative lancée conjointement par le Costa Rica, la Grande-Bretagne et la France pour promouvoir la protection de 30% de la surface terrestre de la planète d’ici 2030. Emmanuel Macron devrait pour l’occasion rappeler que la France devrait atteindre cet objectif de 30% d’aires protégées sur son territoire métropolitain et outremer dès 2022. Sans pour autant lever l’ambigüité dénoncée par les scientifiques, sur la réalité de cette protection.

Le programme

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Suivre le sommet en direct

 

 

 

 

 

Jan
13
mer
Séminaire gouvernemental de rentrée @ Palais de l'Elysée
Jan 13 Jour entier

Le gouvernement va se réunir en séminaire de rentrée, mardi 13 janvier, pour établir l’agenda “des six premiers mois“ de 2021, a annoncé lundi 21 décembre, Emmanuel Macron. Une annonce confirmée le  6 janvier dernier à l’issue du premier conseil des ministres de l’année, par le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.

Il s’agira de “discuter de l’agenda des six premiers mois de l’année“, de “ses grandes priorités“ parce que “nos concitoyens attendent de nous, légitimement, (…) d’en faire une année utile, c’est-à-dire une année de combat, de relance, d’ambition“, a indiqué Emmanuel Macron.

Jan
30
sam
Nouvelles manifestations contre la proposition de loi “sécurité globale“ @ France
Jan 30 Jour entier

À l’appel du collectif #StopLoiSécuritéGlobale et d’autres coordinations engagés dans la mobilisation contre la proposition de loi sur la “sécurité globale“, de nouveaux rassemblements ont lieu ce samedi en France pour obtenir l’abandon du texte.

Votée en première lecture à l’Assemblée nationale en novembre 2020, la proposition de loi  arrivera au Sénat mi-mars avant de revenir devant les députés.

Dans un communiqué publié le 26 janvier, le collectif indique : “Depuis bientôt trois mois, nous disons non à la loi « Sécurité Globale », à la surveillance généralisée, au fichage généralisé et aux drones, à l’interdiction de filmer et diffuser les interventions des forces de l’ordre. La majorité en place organise une entreprise de démolition des libertés publiques fondamentales, à travers la multiplication de décrets et de lois liberticides. Sourd aux mises en garde des organisations internationales, aveugle aux principes fondamentaux de la République, le gouvernement n’a de cesse d’être dans la surenchère répressive. Tant que ces textes liberticides ne seront pas abandonnés, nous défendrons sans relâche nos libertés !“

La coordination Stop Loi Sécurité Globale affirme qu’avec la proposition de loi votée en première lecture à l’Assemblée, “viendrait tout un arsenal d’outils pour restreindre les libertés publiques et amplifier la répression“, comme par exemple “empêcher de filmer les pratiques policières, la surveillance généralisée par drone et par caméra piéton, l’octroi de dangereux pouvoirs aux entreprises privées de sécurité“.

Un rassemblement statique dans la capitale

Il n’y aura cette fois pas de manifestation prévue à Paris. Un rassemblement se tiendra à 13 h00, place de la République, avec des scènes vivantes et des prises de paroles de représentants d’organisations, l’intervention d’artistes et de musicien(nnes) “pour proclamer la liberté de créer, d’exercer, de jouer pour un public résolument vivant“. ““A l’heure d’un reconfinement annoncé et d’un janvier glaçant, ce rendez- vous est une étape. Pour souffler. Pour danser. Et affûter armes et mobilisations des semaines à venir, notamment début mars avec le retour au Sénat de la loi dite de « Sécurité globale“, précise le collectif Stop Loi Sécurité Globale.

Les sympathisants des dernières “marches de libertés organisées depuis fin 2020, les collectifs de « gilets jaunes » sont eux aussi appelés à rejoindre le mouvement.

De nombreux rassemblements en régions

La coordination nationale Stop Loi Sécurité Globale appelle à la mobilisation sur tout le territoire. De nombreux rassemblements sont prévus sur tout le territoire le samedi 30 janvier

La carte des manifestations du 30 janvier 2021

Pour ne citer que quelques uns des rassemblements. Rendez-vous est donné ce samedi 30 janvier :

  • Lille : 14h000, porte de Paris
  • Arras : 11h00, place du théâtre
  • Le Havre : 15h00, place de l’hôtel de ville
  • Rennes : 11h00, esplanade Charles de Gaulle
  • Le Mans : 15h00, place de la préfecture
  • Nantes : 14h30, nefs de l’île
  • Tarbes : 10h00, marché Brauhauban
  • Montpellier : 11h00 devant la préfecture
  • Toulon : 10h00, place de l’Opéra
  • Nice : 14h00 devant la gare SNCF
  • Lyon : 13h00, place du maréchal Lyautey
  • Dijon : 14h00, place de la Libération
  • Strasbourg : 13h00, place de la République
  • Nancy : 14h30, place Maginot
  • Reims : 14h00, square Colbert

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Fév
10
mer
Le projet de loi « Climat-résilience » présenté en conseil des ministres @ Palais de l'Elysée
Fév 10 Jour entier

Le projet de loi “Climat-résilience“ issu des travaux de la Convention citoyenne va occuper le devant de la scène au cours de ce mois de février. Dernière grande loi du quinquennat sur le climat, de l’aveu même du gouvernement, le texte est présenté ce mercredi 10 février en conseil des ministres. Il sera débattu au cours du premier semestre au Parlement, pour une adoption à la fin de l’été, c’est-à-dire fin septembre, plutôt que fin juillet comme prévu initialement.

Un peu moins dense qu’imaginé au départ, le projet de loi comprend 65 articles et 6 titres. Il reprend une cinquantaine de mesures d’ordre législatif issues des propositions de la convention citoyenne. Cinq titres couvrent les cinq thèmes sur lesquels les 150 membres de la Convention ont planché  : consommer, produire et travailler, se déplacer, se loger et se nourrir. Un sixième titre comportant trois articles, qui ne figurait pas dans la première version  concerne la justice environnementale.

Selon la ministre de la Transition écologique, ce texte, qui a suscité nombre de remous, permet de mettre la France “sur les rails“ pour respecter ses engagements. “L’écologie va devenir quelque chose de familier“  assure t-elle. A ceux qui jugent cette loi trop timorée, Barbara Pompili rétorque qu’“elle fait l’objet d’un compromis et que pour faire baisser les émissions de gaz à effet de serre, on ne peut pas se contenter d’un seul outil.“

Qualifiée par la ministre de “dernière grande loi du quinquennat sur ce sujet“, le projet de loi vient selon elle amplifier toutes les lois prises auparavant et s’ajouter aux 30 milliards “verts“ du plan de relance. “Tout cela mis bout-à-bout nous donne les moyens d’atteindre nos objectifs à l’horizon 2030“, assure Barbara Pompili.

Censé mettre la France sur le bon chemin pour réduire le réchauffement climatique, ce texte est critiqué par certains pour la faiblesse de ses ambitions. Ecologistes et ONG gouvernementales, le trouvent notamment insuffisant.

Fév
26
ven
Huitième et ultime session de travail des membres de la Convention climat @ Virtuel
Fév 26 Jour entier

Les membres de la Convention citoyenne pour le climat (CCC) tiennent virtuellement une huitième et dernière session de travail, de ce vendredi 26 février  jusqu’au dimanche 28, pour discuter du projet de loi Climat et Résilience, porté par la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili. Concrètement, le groupe de 150 citoyens doit évaluer et noter la façon dont le gouvernement a traduit certaines de ses 149 propositions dans la loi.

Un vote sur chacun des 6 grands thèmes examinés

Les 150 membres de la convention vont passer en revue, lors de cette dernière session de travail, les six grands thèmes sur lesquels ils ont travaillé (consommer, produire et travailler, se déplacer, se loger, se nourrir et renforcer la protection judiciaire de l’environnement) et répondre à quatre questions plus générales. “ Quelle est votre appréciation de la prise en compte par le gouvernement des propositions de la Convention ? “. En quoi les mesures du gouvernementpermettent de s’approcher de l’objectif de diminuer d’au moins 40 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 dans un esprit de justice sociale ?, “conformément au mandat fixé à la CCC. “Dans quelle mesure la CCC a été utile à la lutte contre le changement climatique en France ? “ Les Conventions citoyennes peuvent-elles “améliorer la vie démocratique de notre pays“ ? Ils voteront sur chaque point avec un système de note de 0 à 10.

Emmanuel Macron s’était engagé à soumettre “sans filtre“ les propositions des 150 citoyens de la Convention Climat : soit au Parlement, soit par référendum, soit par application réglementaire. Sur 149, le chef de l’état a finalement écarté trois propositions : la limitation de la vitesse à 110km/h sur autoroute, l’instauration d’une taxe de 4 % sur les dividendes, et la réforme du préambule de la Constitution. Il a en revanche promis un référendum pour intégrer la protection de l’environnement dans l’article 1 de la Constitution.

Un scepticisme général

Élaboré à partir des propositions de la Convention citoyenne, le projet de loi pour le Climat suscite une levée de boucliers, à commencer par les membres de cette Convention. Interrogée par le gratuit 20 minutes, sa présidente, serait “verte de dépit“. Elle critique en tout cas un projet de loi qui “manque d’ambition“. Selon elle, “le compte n’y est pas“, car si le texte “reprend un grand nombre des mesures (avancées par son association), il en réduit la portée, ou n’en prend qu’une partie“.

Même scepticisme de la part des 150 membres de la convention, tirés au sort. L’une des participantes, Vita Evenat, pointe notamment des manques sur la protection de la biodiversité, des forêts ou encore sur la réduction de l’impact environnemental du secteur numérique. Ce week-end, elle entend bien mettre le gouvernement face à ses responsabilités : “Je veux alerter tout le monde (…) mettre sur la table et montrer les mesures qui ont disparu“, a-t-elle déclaré.

Le projet de loi a été également accueilli par une pluie de critiques de la part des ONG, de l’opposition de gauche, mais aussi du CESE et du Haut Conseil sur le Climat qui pointe son manque d’ambition. Il affirme qu’en l’état, le texte ne permettra pas d’atteindre l’objectif français de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40% d’ici à 2030 (par rapport aux niveaux de 1990).

Ce vendredi matin sur les ondes d’Europe 1, Barbara Pompili a balayé ces critiques. “Le projet de loi climat est lancé et c’est un beau projet. La Convention citoyenne laissera un impact démocratique et écologique considérable“, a déclaré la la ministre de la transition écologique.

Suivre en Direct la 8ème session de travail

Les républicains tiennent leur conférence annuelle avec Trump @ Orlando
Fév 26 @ 3:51 – Fév 28 @ 4:51

Les républicains tiennent leur conférence annuelle d’action politique conservatrice (CPAC), à Orlando, en Floride. Donald Trump doit y  prononcer un discours liminaire ce dimanche, sa première apparition publique majeure depuis son départ de la Maison Blanche, le 20 janvier. Un événement qui pourrait offrir une première fenêtre sur la course présidentielle du parti en 2024.

2024 en ligne de mire

Selon plusieurs médias américains, l’ancien président américain devrait  s’exprimer sur “l’avenir du Parti républicain et du mouvement conservateur“. On s’attend également à ce que Donald Trump attaque les mesures prises par son successeur Joe Biden lors de son discours. .“Nous attendons avec impatience dimanche“, a déclaré le fils du milliardaire américain.J’imagine que ce ne sera pas ce que nous appelons un discours de basse énergie, et je vous assure que cela solidifiera Donald Trump et tous vos sentiments sur le mouvement Maga [Make America great again], en tant que futur du parti républicain“.

D’éminents conservateurs du Congrès, notamment les sénateurs Ted Cruz, Tom Cotton et Josh Hawley, et les représentants Steve Scalise et Matt Gaetz, qui ont partie des fidèles de Trump, devraient également prendre la parole à Orlando. De même que plusieurs vétérans de l’administration Trump, dont l’ancien secrétaire d’État Mike Pompeo, l’ancien secrétaire au logement et au développement urbain Ben Carson et l’ancienne attachée de presse de la Maison Blanche Sarah Huckabee Sanders. Le fils de l’ancien président, Donald Trump Jr., et sa petite amie et assistante de campagne du milliardaire, Kimberly Guilfoyle, interviendront également.

La conférence qui est l’un des rassemblements annuels les plus importants pour les conservateurs, intervient à un moment où le débat est croissant au sein du Parti républicain sur l’opportunité de se distancier de l’ancien président ou de continuer à lier l’avenir des conservateurs au sien. Au total, 17 membres du GOP (parti Républicain) au Congrès ont voté pour destituer l’ancien président ou le condamner pour incitation à l’insurrection. Certains républicains de premier plan, dont le chef de la minorité au Sénat, Mitch McConnell, l’ont critiqué pour son rôle dans l’assaut du Capitole. Pour autant, de plus en plus de membres du parti expriment toujours leur soutien à l’ancien président. Des dizaines de conservateurs ce week-end se sont ainsi hérissés du label républicain, ont fustigé la direction actuelle du parti au Congrès et ont juré de quitter complètement le parti. si M. Trump décide de ne pas briguer un second mandat en 2024.

Trump au centre des projecteurs

Le culte de la personnalité à l’égard de l’ancien président est loin d’être tari. Il s’est manifesté dans les autocollants, chapeaux, T-shirts, masques faciaux et autres marchandises de Trump avec des slogans tels que “Trump 2024“ et “Miss me yet?“ (me manque encore).

Mais le clou de la convention a été une statue géante de couleur or de plus de 6 pieds de haut du 45e président, vêtu d’une veste, d’une cravate rouge et d’un short de boxe Stars-and-Stripes et brandissant une baguette étoilée. Autant de symboles montrant qu’il reste une force politique républicaine malgré les scènes de violence à Washington le mois dernier. La statue  a fait tourner les têtes alors qu’elle était transportée dans le Hyatt Regency.

Mar
1
lun
La CGT Spectacle appelle à manifester @ France
Mar 1 Jour entier

Dans un communiqué publié lundi 22 février, la Fédération CGT du Spectacle appelle “à amplifier la mobilisation unitaire et à tenir des rassemblements sur tout le territoire“, jeudi 4 mars. Parmi ses revendications, le syndicat demande au ministère de prolonger le dispositif d’année blanche mis en place en faveur des intermittents.

L’année blanche, annoncée en mai dernier par Emmanuel Macron, correspond à la prolongation des droits d’indemnisation jusqu’au 31 août 2021 pour les intermittents arrivant en fin de droits entre le 1er mars 2020 et le 31 août 2021.

Les semaines se succèdent et nous ne voyons rien venir. Alors que la ministre de la Culture a annoncé dans la presse la mise-en-place de deux concerts tests en mars-avril à Paris et Marseille, les perspectives d’une réouverture et d’une reprise de l’activité pour nos secteurs demeurent encore très incertaines », alerte le syndicat. “Nos professions sont à l’arrêt pour une longue durée encore et la reprise de nos activités interviendra dans tous les cas de manière très dégradée. Les dernières annonces sur les festivals le démontrent (formes réduites, programmation réduite). La question que toutes les travailleuses et tous les travailleurs de nos secteurs se posent est de savoir comment tenir jusqu’au retour à la normale de nos activités.

“La profession a besoin en urgence de travailler“ alerte la CGT Spectacle qui reproche son inaction au ministère de la Culture en matière de sauvegarde de l’emploi. “Mme Roselyne Bachelot s’est engagée devant les médias à la prolongation d’une nouvelle année blanche pour les intermittents du spectacle. Pourtant, en coulisse ce scénario n’est pas privilégié“, explique t-elle.

Des manifestations sur tout le territoire

La CGT Spectacle appelle à tenir des rassemblements sur tout le territoire. A Paris, rendez-vous est donné à 12h00 place de la République, pour une manifestation en direction de la place de la Madeleine. De nombreux évènements sont également prévus en région.

La carte des manifestations

Le communiqué

Communique CGT Spectacle Mobilisation 4MARS
Mar
23
mar
Interview d’Emmanuel Macron dans C dans l’air, sur France 5 @ France télévision
Mar 23 Jour entier

Une interview du chef d’Etat français Emmanuel Macron sera diffusée mardi 23 mars sur France 5 lors d’une soirée spéciale “C dans l’air“ consacrée au président turc Recep Tayyip Erdogan.

L’émission de débat de France 5 animée par Caroline Roux, proposera dès 20h50 un documentaire réalisé par Marie Lorand intitulé “Erdogan: le sultan qui défie l’Europe“.  Ce documentaire qui s’intéresse aux ambitions et aux actions du président turc, intègre une interview du président Macron par la journaliste, de France 5. D’une durée de 90 minutes, cet entretien a été enregistré le 2 mars dernier à l’Elysée “à l’issue d’un appel téléphonique entre le président français et son homologue turc“, rapporte l’AFP. Des interventions d’experts et de personnalités politiques ponctueront ce reportage, avec notamment le point de vue de l’ancien président de la république, Nicolas Sarkozy ou encore de l’ancien ministre de François Hollande, Manuel Valls,  qui apporteront leur vision sur la géopolitique turque.

Dès 22h20, Caroline Roux prendra le relais en plateau dans sa quotidienne C dans l’air pour débattre sur le cas de Recep Tayyip Erdogan.

 

Mar
25
jeu
Sommet européen les 25 et 26 mars @ Viruel
Mar 25 – Mar 26 Jour entier

En raison d’une accélération de la pandémie de Covid-19, le sommet européen prévu les 25 et 26 mars à Bruxelles aura finalement lieu par vidéoconférence, a indiqué ce week-end, le porte-parole, Barend Leyts. Selon des diplomates européens, certains dirigeants parmi les vingt-sept ont appelé la semaine dernière Charles Michel, à annuler la tenue physique du sommet, alors que le président du Conseil européen espérait pouvoir éviter un nouveau recours à la vidéoconférence en renforçant les mesures sanitaires.

Les dirigeants européens ne se sont rencontrés face à face que rarement depuis le début de la pandémie, notamment lors d’un sommet-marathon de quatre jours en juillet pour acter un plan de relance économique pour  l’Union Européenne, de 750 milliards d’euros.

Au programme de ce sommet, notamment, la dégradation de la situation sanitaire dans l’UE, la désorganisation de la réponse des Etats-membres face à la pandémie ainsi que les relations UE-Turquie et donc les questions migratoires.

Le “feuilleton“ AstraZeneca

L’Elysée a indiqué à la presse que la révision du mécanisme d’autorisation des exportations, face aux manquements contractuels supposés de l’entreprise AstraZeneca, devrait être sur la table de ce sommet, ainsi que les questions de solidarité à l’échelle internationale et le certificat vert numérique présenté par la Commission la semaine dernière.

Le feuilleton AstraZeneca pourrait ainsi se dénouer lors de cette réunion, où les vingt-sept vont devoir trancher sur les suites à donner à leurs menaces de bloquer les exportations de vaccins vers le Royaume-Uni.  Latente depuis ce week-end, la menace est désormais claire. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a décidé de proposer mercredi de durcir les restrictions à l’exportation de vaccins de l’UE afin de donner à Bruxelles plus de pouvoir pour bloquer les expéditions, en particulier vers le Royaume-Uni et d’autres pays producteurs de vaccins qui n’autorisent pas les expéditions internationales de doses, ont déclaré des responsables et des diplomates.

Le ton était monté dimanche, en réaction à l’ultimatum de l’union européenne. Le secrétaire d’Etat britannique à la Défense, Ben Wallace avait alors indiqué que bloquer les exportations serait “contre-productif”, demandant aux européens de se comporter comme des “adultes“.

A quelques jours du sommet européen, Boris Johnson se disait toutefois prêt selon le “Times , à ouvrir des négociations avec l’UE pour partager les stocks de d’une usine d’AstraZeneca, à Leiden, aux Pays-Bas. Le Premier ministre serait également prêt à travailler avec Bruxelles à renforcer la production de cette usine.

Joe Biden, invité du Conseil

Joe Biden sera l’invité surprise du Conseil européen ce soir, pour tourner la page Trump, et mobiliser un front occidental face à la Chine, en pleine tension avec Pékin.Une vidéo-conférence entre le nouveau président des Etats-Unis et les 27 chefs d’Etats et gouvernants européens se tiendra ce soir à 20h45, dans le cadre du Conseil de l’UE.

Cette toute première conversation du mandat de Joe Biden aura pour thème “les relations transatlantiques.“ La Maison Blanche a publié un communiqué cadrant les sujets qui seront abordés : “à l’invitation du président du Conseil européen, Charles Michel, le président Biden participera à une session de la réunion au sommet prévue des dirigeants de l’UE. Il s’entretiendra avec les dirigeants de l’Union européenne de son désir de revitaliser les relations entre les États-Unis et l’UE, de travailler ensemble pour lutter contre la pandémie et faire face au changement climatique, et d’approfondir la plus grande relation du monde en matière de commerce et d’investissement. Il discutera également des intérêts communs en matière de politique étrangère, notamment la Chine et la Russie.“

L’un des thèmes discutés sera vraisemblablement la taxe sur les multinationales, en cours de négociation à l’OCDE et sur laquelle l’UE a prévu de prendre des mesures si les négociations internationales devaient échouer. Problème, le projet de l’UE est de taxer uniquement les multinationales du numérique, dont la plupart son américaines.

La question migratoire

Au programme également de ce sommet, les relations UE-Turquie. Les pays en première ligne, Chypre, l’Espagne, la Grèce, l’Italie et Malte se sont réunis vendredi soir et samedi à Athènes pour demander une nouvelle fois plus de solidarité en matière migratoire. Ils demandent notamment une meilleure répartition des migrants arrivés en Europe.

Mar
29
lun
Vaccin AstraZeneca : l’EMA convoque un groupe d’experts @ Agence européenne des médicaments
Mar 29 Jour entier

L’Agence Européenne des Médicaments veut poursuivre l’évaluation des cas de thrombose signalés chez des personnes ayant reçu le vaccin AstraZeneca, sans lien avéré à ce stade.

Ces cas isolés avaient conduit à la suspension temporaire par plusieurs pays européens, dont la France, de l’injection du vaccin britannique.

L’EMA avait établi la semaine dernière que le vaccin AstraZeneca est “sûr et efficace“ et n’est pas lié à un risque plus élevé de caillots sanguins. L’agence basée à Amsterdam avait toutefois indiqué ne pas être en mesure d’“exclure définitivement“ un lien entre le vaccin et des troubles de la coagulation rares.  Le comité de sécurité de l’agence “poursuit son évaluation des cas signalés. Dans ce contexte, l’EMA convoque un groupe d’experts ad hoc le 29 mars pour apporter une contribution supplémentaire à l’évaluation“, a déclaré jeudi le régulateur européen dans un communiqué.

 

Mar
31
mer
Régionales : remise par l’exécutif d’un rapport sur la tenue des élections @ Matignon
Mar 31 – Avr 1 Jour entier

Le Conseil scientifique a formellement remis lundi 29 mars, au Premier ministre, son rapport sur la tenue des élections régionales et départementales en juin et sur l’éventualité d’un nouveau report du scrutin. Un document  “strictement sanitaire“ insistent ses auteurs.

Les élections régionales et départementales, initialement prévues en mars, ont déjà été décalées aux 13 et 20 juin en raison de l’épidémie de coronavirus. La loi permettant ce premier report sollicitait cependant une analyse du Conseil scientifique “sur l’état de l’épidémie de covid-19, sur les risques sanitaires à prendre en compte et sur les adaptations nécessaires à la tenue des scrutins et des campagnes électorales les précédant“.

Dans cet avis de 16 pages avec ses annexes, le Conseil pèse le pour et le contre de la tenue des élections à la mi-juin, en identifiant “cinq types de risques“ : pour les candidats et équipes de campagne ; pour les électeurs allant voter; pour les « personnes participants aux opérations de vote et en particulier lors du dépouillement“ ; mais aussi “des risques liés à l’utilisation des locaux, notamment scolaires“; et ceux liés “à une reprise de l’épidémie“ après les élections “sous forme de clusters ou d’une petite vague“.  Le Conseil effectue également une série de préconisations. D’abord pour la campagne électorale, durant laquelle il faut “encourager au maximum l’usage des moyens dématérialisés“, mais aussi pour le jour du vote, en recommandant que les bureaux soient tenus par des personnes vaccinées ou que des plages horaires soient réservées “pour les personnes vulnérables“.

Mais ce même Conseil se garde bien de se prononcer clairement sur l’organisation des élections régionales. Il renvoie même explicitement la balle au gouvernement : “les autorités publiques prendront les décisions qui leur incombent, lesquelles sont éminemment politiques s’agissant de l’organisation de scrutins électoraux“, peut-on y lire dans le rapport remis à l’exécutif.

Quelle suite maintenant ? La décision est entre les mains du gouvernement qui doit rendre un rapport au Parlement d’ici le jeudi 1er avril. “Comme prévu par la loi, le gouvernement remettra au Parlement d’ici le 1er avril un rapport sur la base de cet avis, qui donnera lieu également à une consultation des formations politiques“, a fait savoir lundi, Matignon. Officiellement, l’heure est donc à la rédaction par les services du Premier ministre d’un nouveau document concocté sur la base de l’avis du Conseil.

Le Premier ministre n’y exprimera pas nécessairement une position claire et pourrait même “sortir le parapluie“.  L’idée étant de consulter  les chefs de file de partis. C’est à dire en réalité, obliger les oppositions — vent debout au nom du nécessaire non-confinement de la démocratie — à se prononcer, elles aussi, sur l’enjeu sanitaire. Pas question en effet pour l’exécutif d’endosser seul la responsabilité de cette décision, qu’il s’agisse d’un maintien, avec le risque judiciaire qui lui est lié, ou d’un report à l’automne.

 

 

Août
28
sam
Manifestations partout en France contre le pass sanitaire @ France
Août 28 Jour entier

Pour la septième semaine consécutive, les opposants au pass sanitaire battront le pavé ce samedi 28 août, sur tout le territoire. Malgré une mobilisation qui s’étiole au fil des manifestations, et même si les deux précédentes journées se sont déroulées sans incidents majeurs, quelques 3000 représentants des forces de l’ordre seront déployés dans la capitale. Un dispositif “sensiblement identique“ à celui mis en place le samedi 21 août.

D’après la note des agents du Renseignement, que BFMTV a pu consulter ce vendredi, on doit s’attendre à une stabilisation voire à un nouveau tassement du mouvement qui, la semaine dernière, n’avait rassemblé que 175.503 personnes en France selon le ministère de l’Intérieur, après les 214.845 du 14 août, un cortège déjà en recul par rapport aux 237.000 individus dans la rue sept jours auparavant.

Quatre cortèges déclarés dans la capitale

Comme la semaine passée, quatre rassemblements sont prévus à Paris.

Port-Royal- Colonel Fabien (gilets jaunes)

Le groupe “Gilets jaunes et citoyens en colère“ a annoncé sur Twitter avoir déposé une déclaration de manifestation pour ce samedi 28 août, Le cortège partira de l’avenue de l’Observatoire, angle boulevard de Port Royal (14e). Déclarée par Nejeh Ben Farhat, le rassemblement commencera à 13 heures pour un départ de la marche dès 14h30 en direction de la place du Colonel Fabien (19e). Itinéraire : bd du Port Royal > bd Saint-Marcel > bd de l’hôpital> bd Diderot > pl. de la Nation > bd Ménilmontant > bd de la Villette.

Place Denfert-Rochereau-Duroc (collectif Paris pour la liberté)

Le collectif Paris pour la liberté appelle ce samedi à une “marche citoyenne pacifique“. Le rendez-vous est fixé à midi, place Denfert-Rochereau (14e), pour un départ du cortège à 14h30, en direction de Duroc (15e). Le parcours : Place Denfert puis Boulevard Raspail, du Montparnasse et Duroc. Dispersion à 19h selon la volonté du préfet. Cette manifestation perçue comme la plus sensible, mobilisera en conséquence le dispositif policier le plus conséquent

Place de la Bourse-Palais Royal (gilets jaunes)

Organisé à l’initiative de Sébastien Philippart, proche des “gilets jaunes“, un troisième cortège, susceptible selon le Figaro de rassembler le plus de monde, partira de la place de la bourse (2e), direction la place du Palais royal. Rendez-vous est donné à 13h30, pour un départ : 14h30.  Itinéraire : Rue Réaumur > rue Beaubourg > rue du Renard > rue de Rivoli.

Place Joffre- place de Fontenoy (Les Patriotes)

Comme les semaines précédentes, Florian Philippot, fondateur du mouvement Les Patriotes et candidat à l’élection présidentielle de 2022, appelle à la mobilisation Le cortège s’élancera à 14h30 depuis la place Joffre, devant l’Ecole militaire (7e), en direction de la place de Fontenoy, proche du ministère de la santé. Pour l’heure, l’itinéraire de la manifestation n’a pas été communiqué.

Attention ! Un sit-in était prévu ce samedi aux Invalides à Paris, mais n’a pas obtenu pas l’autorisation de la préfecture de police.

200 actions sur tout le territoire

Ailleurs en France la contestation se fera aussi entendre dans la rue. Côté régions, c’est à Montpellier (où l’on table sur 9000 participants) et  à Toulon (où l’on escompte 5500 personnes) que les cortèges devraient être les plus importants selon les services de la Place-Beauvau qui relèvent par ailleurs un risque d’incidents à Montpellier, avec la possibilité d’affrontements entre membres de l’ultra gauche et membres de l’ultra droite.

Des manifestations sont notamment prévues pour ce 7e samedi de protestation, dans les grandes agglomérations suivantes :

  • à Marseille : 14h au Vieux Port ;
  • à Toulon : 14h Place de la Liberté ;
  • à Nice :  11h Place Massena en direction de la Place Garibaldi. Manifestation à 14h Place Garibaldi ;
  • à Toulouse : 14h métro Jean Jaurès ;
  • à Montpellier : 14h, Place de la Comédie.
  • à Lyon : 13h30 à l’Hôpital Edouard Herriot (Métro Grange Blanche et à 14h sur la Place Sathonay) ;
  • à Nantes : 14h à la croisée des trams ;
  • à Rennes : 14h Place de la République.
  • à Bordeaux :  14h Place de la Bourse ;
  • à Strasbourg : 13h Place Kléber et à 14h Place de la République ;
  • à Lille : 3h-14h Place de la République…

A Montpellier, le préfet de l’Hérault a décidé une nouvelle fois par arrêté :

  • dinterdire les manifestations dans le centre-ville ce samedi 28 août, entre 10h et 20h, en dehors d’un itinéraire déterminé ;
  • de modifier l’itinéraire qui se compose des axes suivants : Place de la Comédie → Rue de la Loge → Rue Foch → Boulevard Henri IV → Boulevard Pasteur → Boulevard Louis Blanc → Boulevard Sarrail → Esplanade Charles de Gaulle.

De nombreuses manifestations sont également prévues dans des villes de plus petite taille, notamment, à Évreux (14h30 au Bel ébat), à Figeac (10h, Jardin de l’Hôpital), à Fréjus (14h, mini-golf de St-Raphael), à Saint-Brieuc (14h, place Duguesclin) ou encore à Saint-Lô (11h, place Saint-Croix), pour n’en citer que quelques unes.

La liste des rassemblements samedi 28 août 2021