En l’absence de consensus lors de son conseil national, le Parti Socialiste consulte ses militants sur le mode de désignation de leur candidat à la présidentielle. Deux options s’offrent à eux lors du vote organisé ce jeudi 9 juillet. Et la question est loin de faire consensus.

Réuni le mardi 30 juin, le Conseil national du PS, sorte de parlement du parti, n’a pas réussi à se mettre d’accord sur une proposition unique à soumettre au vote des militants, pour trancher la manière de choisir leur candidat à la présidentielle.
Incapables de s’accorder sur une solution commune, les socialistes soumettront donc au vote des militants ce 9 juillet, deux options : une primaire interne dite “ouverte“ portée par Olivier Faure, ou un départage “fermé“, défendu par ses opposants. L’objectif de cette consultation étant de trouver le moyen de réunir le PS, le leader de Place publique, Raphaël Glucksmann, voire toutes les forces de la gauche non-mélenchoniste. Et ce, alors que les candidatures maison se multiplient (le député Jérôme Guedj et le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane ont déjà officialisé les leurs, les ex-PR et ex-PM François Hollande et Bernard Cazeneuve se tâtent de moins en moins officieusement, sans oublier Olivier Faure lui-même).
Présidentielle : primaire fermée ou ouverte, le PS soumettra deux options à ses militants le jeudi 9 juillet, en l’absence d’accord en Conseil national https://t.co/Hd4HmbwuqD pic.twitter.com/E6L2n4kV7V
— Florence Labbé (@flolabbe) July 8, 2026
Option 1 : une primaire “ouverte“ aux sympathisants
C’est l’option portée Olivier Faure, dont le texte d’orientation (le “TOA“) plaide pour une primaire interne dite “ouverte“ aux militants et aux sympathisants. Concrètement, le premier secrétaire du PS qui est partisan d’une primaire avec Les Écologistes et le reste de la gauche hors LFI, propose “que la candidature de notre famille politique soit désignée à travers un vote ouvert aux militants du Parti socialiste et de Place publique ainsi qu’à nos sympathisants, moyennant pour ces derniers une participation de 2 euros au scrutin“.
Il faut que le corps électoral soit “le plus large possible pour créer un élan populaire“, martèle Olivier Faure. “Ce n’est pas un congrès, c’est une désignation qui doit transcender et dépasser nos propres rangs“, ajoute t-il. Pour le premier secrétaire, la désignation sociale-démocrate ne serait que le premier étage de la fusée. Le vainqueur aurait ensuite la possibilité de se présenter à une primaire plus large, cette fois-ci avec les écologistes et les ex-Insoumis.
En cas d’échec au vote des militants PS ce 9 juillet, Olivier Faure n’entend pas démissionner et a indiqué “Voir à ce moment“.
🗣️ "Je me bats pour gagner jeudi."
🔴 En cas d'échec au vote des militants PS le 9 juillet, @faureolivier, Premier secrétaire du Parti Socialiste, ne démissionnera pas nécessairement et indique "voir à ce moment". #Les4V pic.twitter.com/VkiYiqpQtC
— Telematin (@telematin) July 7, 2026
Option 2 : un départage “fermé“
Face au patron du parti, les deux courants d’opposition, dont en premier celui de Boris Vallaud, ont fait cause commune pour porter une autre option auprès des militants le 9 juillet. Leurs textes d’orientation (TOB & TOC) proposent la désignation d’un candidat “par les militants du Parti socialiste et des organisations politiques se reconnaissant comme faisant partie du pôle socialiste“. Ce qui laisse la porte ouverte au leader de Place publique Raphaël Glucksmann et plus largement à Bernard Cazeneuve, qui a quitté le PS pour fonder le mouvement “La Convention“. La crainte des anti-Faure : que le processus soit noyauté par des militants d’autres formations. Les adversaires du Premier secrétaire pensent pouvoir convaincre le reste de la gauche non mélenchoniste de se rassembler derrière leur candidat une fois qu’il sera désigné, en négociant un contrat de gouvernement et un accord législatif.