Ukraine : ce qu’il faut retenir du sommet du G7 d’Elmau

Au 123e jour de guerre, le sommet du G7 s’est ouvert en Allemagne, au coeur des Alpes bavaroises. Promettant de nouvelles sanctions contre la Russie, le club des 7 grandes puissances mondiales a affirmé sa détermination à  soutenir l’Ukraine et à rester à ses côtés “aussi longtemps qu’il le faudra“.

Les dirigeants du G7 (Allemagne, Etats-Unis, France, Canada, Italie, Japon, Royaume-Uni), réunis en sommet dans le sud de l’Allemagne, ont réaffirmé lundi leur aide à l’Ukraine. Les sept grandes puissances mondiales ont notamment promis “de continuer à fournir un soutien financier, humanitaire, militaire et diplomatique“ à l’Ukraine “aussi longtemps qu’il le faudra“, promettant de resserrer la pression sur les finances russes avec de nouvelles sanctions qui incluent une proposition pour plafonner le prix du pétrole russe.

Le G7 va continuer à accroître la pression sur le président russe Vladimir Poutine, a assuré le chancelier allemand Olaf Scholz dans un tweet à l’adresse du président ukrainien Volodymyr Zelensky. “En tant que G7, nous sommes unis aux côtés de l’Ukraine et nous continuerons à la soutenir. Pour cela, nous devons tous prendre des décisions difficiles, mais nécessaires. […] Nous continuerons à accroître la pression sur Poutine. Cette guerre doit prendre fin“, a écrit l’hôte du sommet.

Le double objectif des dirigeants du G7 a été de viser directement les revenus de Poutine, notamment par le biais de l’énergie, mais aussi de minimiser les retombées et l’impact sur les économies du G7 et le reste du monde“, a déclaré un responsable américain en marge de le sommet du G7.

Le G7 interdit l’or russe

C’est le premier signal de soutien à l’Ukraine envoyé par le G7 dimanche, au premier jour de sommet. “Ensemble, le G7 va annoncer que nous allons interdire l’or russe, une source d’exportation majeure, ce qui privera la Russie de milliards de dollars“, a tweeté le président américain Joe Biden.

Les sept grandes puissances  formaliseront leur engagement à l’issue de la réunion mardi, mais Washington, Londres, Ottawa et Tokyo s’y sont d’ores et déjà ralliés. Cet embargo sur l’or nouvellement extrait en Russie, sans viser celui déjà vendu, frappera “directement les oligarques russes et s’attaquera au cœur de la machine de guerre de Poutine“, a assuré le Premier ministre britannique Boris Johnson.

Inquiétudes sur les céréales et le nucléaire

Le G7 a également appelé la Russie à permettre les exportations de céréales depuis l’Ukraine pour éviter d’exacerber la crise alimentaire mondiale. “Nous appelons de toute urgence la Russie à cesser, sans condition, ses attaques contre les infrastructures agricoles et de transport et à permettre le libre passage des marchandises agricoles depuis les ports ukrainiens de la mer Noire“, ont déclaré les dirigeants des sept pays.

Dans une déclaration commune publiée lors de ce sommet, les sept grandes puissances ont également exprimé leur “vive inquiétude“ après l’annonce par la Russie qu’elle pourrait transférer des missiles à capacité nucléaire en Biélorussie, et exigé le retour “immédiat“ des Ukrainiens emmenés “par la force“ en Russie.

Une proposition pour plafonner le prix du pétrole russe

Le G7 a par ailleurs promis de resserrer la pression sur les finances russes, avec de nouvelles sanctions qui incluent une proposition pour plafonner le prix du pétrole russe. L’annonce est intervenue après que le président Volodymyr Zelensky, s’adressant en visioconférence aux sept dirigeants, ait demandé de renforcer encore les sanctions contre la Russie, “en limitant les prix du pétrole“ exporté par Moscou.

“Pour nous, une position cohérente des pays du G7 concernant les sanctions est importante. Elles doivent être renforcées encore, en limitant les prix du pétrole exporté par l’agresseur“, a écrit sur son compte Telegram le dirigeant ukrainien. Les pays du G7 réfléchissent à un “mécanisme pour plafonner au niveau mondial le prix du pétrole russe“  a précisé ce lundi un haut responsable de la Maison Blanche. Un tel mécanisme, qui reste donc à définir, passerait par les “services“ entourant l’exportation de pétrole russe, a déclaré cette même source.

La France de son côté a appelé lundi les pays producteurs de pétrole à augmenter leur production de “manière exceptionnelle“, afin de freiner l’envolée des prix à la pompe provoquée par la guerre en Ukraine.

Le président ukrainien a par ailleurs exhorté le G7 à “faire le maximum“, pour mettre fin à la guerre dans son pays d’ici la fin de l’année, déclarant que “le temps de la négociation avec la Russie n’était pas venu“, et que l’Ukraine devait d’abord consolider ses positions.

Le texte de la déclaration du G7 sur le soutien à l’Ukraine

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