Législatives 2022 : lancement de la campagne électorale officielle

La campagne officielle des législatives débute ce lundi pour les 6.293 candidats en lice. Affichage électoral, moyens de propagande, campagne et de temps de communication audiovisuelle. Ce que change le début de cette période.

Ce lundi 30 mai marque le début de la campagne officielle des élections des législatives. Quelque 6293 candidats  dont le dossier a été validé par le ministère  de l’Intérieur, ont douze jours avant le week-end du premier tour des scrutins pour tenter de convaincre les électeurs de les choisir comme député dans l’une des 577 circonscriptions représentées à l’Assemblée nationale, dont onze réservées aux Français établis à l’étranger.

Parmi eux, 55,8 % sont des hommes (3.514) et 44,2 % sont des femmes (2.779). Une proportion féminine en légère hausse :  en 2017, on comptait un peu plus de 42 % de femmes en lice. Cette période “officielle“ s’achèvera le vendredi 10 juin à 23h59 avant l’entrée en vigueur d’une période de réserve pour tous les acteurs médiatiques ou politiques.

Une baisse de 20% des candidats

Le nombre total de candidats est en baisse de 20 % par rapport au scrutin de 2017, où 7.882 prétendants s’étaient présentés. Un recul qui s’explique par l’accord national conclu à gauche entre LFI, EELV, PS, PCF, rassemblés derrière la bannière de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES), sans oublier l’accord conclu au sein de la majorité présidentielle entre Renaissance (ex-LREM), le Modem et Horizons, rassemblés sous l’étiquette Ensemble !

Parmi ces candidats, pas moins de 14 ministres, dont la première d’entre eux Elisabeth Borne, dans le Calvados, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, dans le Nord, le nouveau ministre des comptes publics, Gabriel Attal dans la 10ème circonscription des Hauts de Seine, ou encore sa consoeur, Amelie de Montchalin, candidate à sa réélection sur la 6e circonscription de l’Essonne, pour n’en citer que quelques uns. Des candidatures non sans risques : en cas d’échec, les ministres concernés devront en effet démissionner du gouvernement.

L’ouverture de la campagne officielle permet à la fois le déclenchement de l’affichage électoral et l’ouverture du temps de parole audiovisuel pour les formations politiques.

Affichages de campagne

Les moyens classiques de propagande

Concrètement, l’ouverture de la campagne officielle permet à chaque candidat de disposer des panneaux d’affichage mis en place par les mairies. Tout affichage électoral est interdit en dehors de ce cadre légal. Les affiches imprimées sur papier blanc ou celles comprenant une combinaison des couleurs bleu, blanc, rouge sont prohibées. Comme pour l’élection présidentielle, les emplacements d’affichage sont attribués après tirage au sort (cet ordre est également retenu pour la disposition des bulletins de vote le jour de l’élection).

Les candidats peuvent également organiser comme ils le souhaitent des réunions publiques. Ils peuvent aussi faire envoyer aux électeurs leur profession de foi, dont le coût d’impression est remboursé par l’Etat, par la commission de propagande du ministère de l’Intérieur. Elles sont ensuite être rendues publiques sur le site Internet du ministère.

La campagne de communication audiovisuelle

La campagne officielle va se dérouler sur les antennes publiques de télévision et de radio du 30 mai au 10 juin pour le premier tour. Chaque parti représenté par un groupe à l’Assemblée ou chaque parti présentant au moins 75 candidats peut bénéficier de ce temps d’antenne. La décision de l’Arcom, gendarme de l’audiovisuel, qui fixe la durée et le nombre des émissions a été publiée au Journal officiel du 26 mai 2022.

L’Arcom accorde ainsi à chaque formation politique à laquelle au moins soixante-quinze candidats se disent rattachés, un créneau de télévision de sept minutes avant le premier tour de scrutin. Les partis politiques représentés par un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale disposent, tous ensemble, d’un total de deux heures d’émission pour le premier tour (1 heure pour le second). Les temps d’antenne sont ensuite répartis en deux parts égales entre la majorité parlementaire et l’opposition. Puis, le temps d’antenne de chaque parti politique est déterminé par accord des présidents des groupes parlementaires.

 Contrairement à l’élection présidentielle, il n’y a pas d’égalité du temps de parole durant la campagne électorale des législatives. L’Arcom exige simplement que les personnalités politiques candidates ou leur soutien aient un “accès équitable à l’antenne“ des chaînes de télévision ou des stations de radio. Concrètement, lorsqu’il sera question d’un candidat dans une circonscription donnée, chaque média aura l’obligation de présenter à l’écran l’ensemble de ses adversaires.

 

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