En campagne pour l’élection présidentielle de 2027, Gabriel Attal est en meeting à Lyon ce samedi 10 octobre. Le candidat Renaissance veut faire de ce rendez-vous un temps fort de sa rentrée politique. Il mise en particulier sur l’affrontement avec Jean-Luc Mélenchon pour relancer sa campagne

Depuis l’annonce de sa candidature à Mur-de-Barrez, le 22 mai dernier, il a parcouru tout l’été le pays à la rencontre des Français. Ce 10 octobre marque une nouvelle étape importante dans la campagne pour l’élection présidentielle de 2027, de l’ancien Premier ministre macroniste. Comme il l’a précisé le 16 juillet dernier, Gabriel Attal est en meeting à Lyon ce samedi.
“Notre prochain grand meeting aura lieu le 10 octobre à Lyon“, avait annoncé le président du parti Renaissance. “Ce sera une nouvelle démonstration de force comme on sait le faire“, avait-il déclaré, assurant que ses soutiens seraient “très nombreux“. Ce deuxième meeting présidentiel, après celui du 30 mai, à Paris, à l’occasion duquel Gabriel Attal a présenté sa vision et son ambition, vise à ouvrir la dernière ligne droite avant 2027. Le candidat y dévoilera son projet présidentiel. D’autres meetings sont prévus dans les semaines suivantes dans plusieurs régions, mais celui de Lyon revêt, selon le candidat du centre, une importance particulière. Il s’agit du premier grand rassemblement de rentrée annoncé dans son espace politique.
S’imposer comme leader du camp présidentiel
Ce meeting intervient alors que Gabriel Attal cherche à s’imposer comme le candidat du bloc central, en misant sur une stratégie de terrain, face à Édouard Philippe, un autre ancien de Matignon. Ce duel à distance entre les deux anciens Premiers ministres s’est intensifié au cours des dernières semaines, mettant en lumière des choix stratégiques divergents pour séduire l’électorat du centre et de la droite. La rivalité s’est cristallisée début octobre 2026 autour de l’espace politique à occuper.
Dans une interview au Parisien le 3 octobre, Gabriel Attal s’est dit sceptique sur l’offre politique proposée par le maire du Havre, avertissant que “le retour de l’UMP paverait la voie à l’arrivée du RN“ en 2027. Pour se démarquer, il appelle à une union plus large, s’étendant “de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine“. Une proposition toutefois rejeté dimanche par le camp Glucksmann, qui y voit dans cette proposition, un “coup de communication“. Gabriel Attal cherche également à pousser l’idée d’une primaire élargie, une proposition accueillie avec froideur par le camp philippiste.
🗳️ Le candidat Renaissance à la présidentielle, à la peine dans les sondages, appelle à une « grande coalition » pouvant rassembler des électeurs « de la gauche sociale-démocrate à la droite républicaine ». ➡️ https://t.co/hyyIbuWe4L pic.twitter.com/HBoeEoYPMs
— Les Echos (@LesEchos) October 4, 2026
Un retard persistant dans les sondages
L’équipe de Gabriel Attal est toutefois optimiste : “On sème un positionnement politique, des propositions de fond, on sème aussi sur sa personnalité, son enthousiasme. A un moment, tout ça va se cristalliser ; il y a une phase où on récoltera“, prédit-elle.
Mettre en scène la rivalité avec Jean Luc Mélenchon
D’un côté, Gabriel Attal à Lyon samedi ; de l’autre, Jean-Luc Mélenchon à Clermont-Ferrand dimanche. Les deux candidats à l’élection présidentielle vont mettre en scène leur face-à-face ce week-end et se défier par meeting interposé.
Présidentielle: ce week-end, Gabriel Attal et Jean-Luc Mélenchon se défient par meetings interposés https://t.co/YqQbQ5qJJ3
— LCP (@LCP) October 10, 2026
Et le candidat du parti Renaissance entend bien mettre en scène une rivalité avec le leader de La France insoumise. Car l’Insoumis représente une menace électorale pour les prétendants du bloc central : il pourrait les supplanter en accédant au second tour face à la candidate du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen. Le mot d’ordre de son secrétaire général est clair : “Montrons notre force ! Ne laissons pas la France à ceux qui prêchent le chaos. Avec un objectif : se démarquer de LFI qui “instrumentalise“ la jeunesse, mais aussi du Rassemblement national qui “l’essentialise“. “C‘est plutôt eux [LFI] qui installent le match“ entre les deux meetings du week-end, estime aussi l’équipe de campagne de Gabriel Attal, qui finalement s’en félicite : “Cela prouve qu’il est un candidat sérieux. Le pire dans une campagne est l’indifférence. Je n’ai pas le sentiment que c’est ce que notre campagne provoque.“
Présidentielle 2027 : @GabrielAttal mise sur l’affrontement avec @JLMelenchon pour relancer sa campagne. Le candidat Renaissance tient un meeting à Lyon, samedi, où il compte mettre en scène une rivalité avec le leader de La France insoumise https://t.co/IeAguCnpnP
— Florence Labbé (@flolabbe) October 10, 2026
Suivre le meeting
Le meeting samedi 10 octobre 2026, se tiendra de 14h00 à 17h00 (ouverture des portes prévue dès 13h30) à la Cité internationale, dans le 6e arrondissement de Lyon. Il peut être suivi en direct sur le réseau social X (compte de Gabriel Attal et de Renaissance), ainsi que sur You Tube.
