Jean Castex annonce le versement d’une “indemnité inflation“ pour 38 millions de français

Invité du 20h de TF1, le Premier ministre Jean Castex, annonce le versement d’une “indemnité inflation“ de 100 euros pour quelque 38 millions de français percevant moins de 2000 euros nets par mois. Une aide ponctuelle qui sera versée pour la majorité d’entre eux au mois de décembre, afin de leur redonner du pouvoir d’achat face à la flambée des prix à la pompe. 

 

Ses annonces étaient particulièrement attendues. Invité du 20h de TF1, ce jeudi, le Premier ministre, Jean Castex, a livré les arbitrages de l’exécutif, pour redonner du pouvoir d’achat aux Français face à la flambée des prix aux stations-service. Après l’annonce d’un bouclier tarifaire sur le gaz et l’électricité, le chef du gouvernement a déjoué les pronostics en annonçant la mise en place d’une “indemnité inflation“.

Une indemnité “classe moyenne

Une “indemnité-inflation de 100 euros sera versée aux Français qui gagnent moins de 2 000 euros net par mois“, a indiqué Jean Castex. “Une indemnité classe moyenne en quelque sorte“, a précisé le Premier ministre. “Ces 2000 euros correspondent au salaire médian. Cela concerne 38 millions de Français“  a t-il expliqué.

Quels bénéficiaires ?

Cette indemnité s’adressera aux français qui gagnent moins de 2000 euros nets par mois, sans distinction entre les automobilistes et les usagers d’un autre moyen de transport. La mesure ne sera pas réservée aux seuls actifs (y compris les apprentis). Elle bénéficiera ainsi aussi aux travailleurs indépendants, aux retraités (l’aide versée concernera les pensions inférieures à 1943 euros) aux agriculteurs, aux personnes en situation de précarité, aux bénéficiaires du RSA ou de l’Allocation adulte handicapé (AAH).

Ce bonus de 100 euros va également concerner “les chômeurs en recherche active d’emploi qui ont ces problèmes d’inflation. Ils peuvent aussi avoir besoin de leur véhicule pour aller chercher du travail“, a précisé Jean Castex. Quant aux étudiants boursiers et fiscalement autonomes, ils pourront eux aussi être concernés par “l’indemnité inflation“, a précisé ce jeudi le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, sur France 2. Au total, ce sont quelque 38 millions de français qui seront les heureux bénéficiaires de ce dispositif. A la clé, une ardoise pour le gouvernement estimé à 3,8 milliards d’euros.

Comment sera évalué le revenu de référence ?

Interrogé par Les Echos, le gouvernement précise que c’est le salaire avant prélèvement à la source qui sera scruté pour déterminer si vous êtes éligible. “L’idée est de prendre un mois type“, a-t-on indiqué au quotidien économique. Le mois de novembre pourrait être ainsi retenu. A noter que pour un couple, ce n’est pas le revenu combiné des deux membres du ménage  qui importe pour déterminer l’éligibilité, mais bien celui de chaque individu. Si chacun perçoit séparément un salaire inférieur à 2000 euros nets par mois, les deux membres du foyer toucheront la prime de 100 euros.

Quel montant ?

L’indemnité s’élève à 100 euros.  “Cela correspond au surcoût moyen pour le paiement du carburant d’une personne qui réalise 14 000 kilomètres par an“, a indiqué Matignon à la presse, pour justifier ce montant, à l’issue de l’entretien de Jean Castex au 20 heures de TF1, jeudi soir. Cette indemnité défiscalisée et sans charges, et ne sera versée qu’une fois. Ce bonus aux classes moyennes n’est en effet pas mensuel et n’a pas vocation à devenir pérenne.

Quelles modalités ?

Pour percevoir ce chèque, les français concernés n’auront “rien à faire“ car “ce sera automatique“ a précisé le Premier ministre. “On passera par différents circuits“. Dans les faits, l’aide sera versée directement par les employeurs à la fin de l’année. Le coût sera nul pour eux : ils sera compensé quasi-simultanément assure Matignon, par une baisse des cotisations patronales. S’agissant des autres catégories de bénéficiaires, les Urssaf, la MSA pour les agriculteurs, Pôle emploi et les caisses de retraite feront de même. Ce bonus sera versée à partir du mois de décembre pour les salariés, en janvier 2022 pour “les employés de la fonction publique“ et “un peu plus tard pour les autres“, a précisé Jean Castex.

Les prix du gaz gelés en 2022

Les prix du gaz seront par ailleurs gelés tout au long de l’année 2022 (et non plus jusqu’à l’été), a également annoncé le chef du gouvernement. Les experts “nous disent que vraisemblablement la décrue“ des prix “sera plus lente“ que prévue et “donc nous avons pris nos responsabilités, en maintenant le blocage des prix sur tout le long de l’année 2022“, a expliqué le Premier ministre. Une mesure dont le coût viendra s’ajouter à d’autres, annoncées au cours des dernières semaines : la  revalorisation du chèque énergie de 100 euros (600 millions en 2021), le  blocage des prix du gaz et de l’électricité ( 5,1 milliards d’euros pour 2022).

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