Alors que le mouvement des lycéens n’a cessé de s’étendre depuis une semaine, deux syndicats, l’Union étudiante et l’Union syndicale lycéenne, appellent à un “acte 3 “ de la mobilisation, “y compris par la grève“. Des manifestations sont organisées partout en France, ce mardi 6 octobre.

Le bras de fer ne faiblit pas entre les lycéens mobilisés et le gouvernement. En l’espace de quelques jours, la colère a quitté la banlieue parisienne pour gagner le reste de l’Île-de-France, puis l’ensemble du territoire national. Après une hausse radicale des violences urbaines le 29 septembre, la contestation a atteint son point culminant le jeudi 1er octobre, avec plus de 900 actions comptabilisées à travers le pays. Un mouvement qualifié par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, d’“entreprise d’attaque et de destruction du service public de l’éducation“.
🔴 Blocage des lycées 🗣️ "Il y a très clairement une entreprise d'attaque et de destruction du service public de l'éducation" affirme @EdouardGeffray , ministre de l'Éducation nationale pic.twitter.com/SYSBg8tqNz
— L'Echiquier social (@EchiquierSocial) October 1, 2026
Un appel à la mobilisation
Les organisations lycéennes ont appelé vendredi à poursuivre le blocage des établissements scolaires, faute de “mesures concrètes“ et donné rendez-vous pour un “acte III“ mardi, ont-elles annoncé à l’issue d’une réunion avec Edouard Geffray. “L’Union syndicale lycéenne appelle à continuer la mobilisation, à continuer les manifestations, et à rejoindre le mouvement de l’acte III mardi“, journée de grande manifestation nationale, à laquelle la CGT et Solidaires vont se joindre, a déclaré le président de l’USL Ryad Rani.
Blocage des lycées : les organisateurs appellent à poursuivre le mouvement Le Monde www.lemonde.fr/societe/vide…
— Philippe Watrelot (@philippewatrelot.bsky.social) 2026-10-03T08:23:52.718Z
Quelles revendications ?
Dans leur communiqué, les syndicats, l’Union étudiante et l’USL, justifient la reconduction du mouvement par “la précarité et la sélection sociale et raciste“ qui toucheraient lycées et universités. Ils dénoncent des “classes surchargées“, des effectifs d’AED “réduits de moitié“ et pointent, dans le supérieur, la sélection via Parcoursup et MonMaster ainsi que la “multiplication par 16 des frais d’inscription“ pour les étudiants étrangers. Ils critiquent également le gel des APL annoncé par Sébastien Lecornu et le conditionnement du repas à 1 euro “au vote d’un budget qu’il s’apprête à présenter“. “Cette situation est la conséquence des choix budgétaires et politiques imposés par les différents gouvernements d’Emmanuel Macron“, écrivent-ils, avant de dénoncer “le choix fait par le gouvernement aux abois, de répondre à la colère de la jeunesse, par la force et la répression policière.“
Blocus des lycées : les syndicats lycéens appellent à poursuivre la mobilisation. Faute de mesures concrètes", annoncées, les représentants lycéens ont annoncé poursuivre leur mobilisation et donnent rendez-vous ce mardi 6 octobre pour une manifestation. Le communiqué pic.twitter.com/gn7biuJyFe
— Florence Labbé (@flolabbe) October 4, 2026
Un très large soutien interprofessionnel
Les syndicats de l’Éducation et au-delà
🔥🚨FLASH – Les appels syndicaux, locaux et nationaux, à rejoindre les lycéens se multiplient ! Ici les communiqués de la CGT Education, du SNEP, du SNES-FSU et du SNUEP-FSU pic.twitter.com/G7RUR1KOOG
— Informations Ouvrières (@InfosOuvrieres) October 1, 2026
Les syndicats de salariés et agents publics
Le 6 octobre, la CGT sera aux côtés des lycéen·nes et étudiant·es ! 🤝
Depuis plusieurs jours, partout en France, des dizaines de milliers de lycéennes et les lycéens se mobilisent pour faire entendre leur colère et leurs revendications.
Comme cela a été porté lors des grèves… pic.twitter.com/daaG5ZDZ0F
— La CGT (@lacgtcommunique) October 2, 2026
La Confédération paysanne appelle elle aussi sur son compte Instagram à “rejoindre les mobilisations en tracteur“, pour “faire converger [les] colères“, arguant que les revendications des jeunes sont “justes et légitimes“.
Les partis de la gauche aux côtés des lycéens
Au-delà des syndicats, la mobilisation lycéenne est également soutenue par plusieurs partis politiques, à commencer par La France insoumise, qui sera présente dans les différents cortèges. Le message est identique du côté du Parti Socialiste, comme l’a déclaré lundi matin sur France 2, le patron du PS, Olivier Faure. Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a lui aussi donné “rendez-vous dans la rue“ le 6 octobre. “je serai aux côtés des lycéens ce mardi 6 octobre. J’appelle à ce qu’on le soit tous. Je veux que tout le pays et en particulier le gouvernement entende les revendications des lycéennes et lycéens“, a t-il déclaré.
🗣️ "Nous devons être aux côtés des lycéennes et des lycéens, protéger ces manifestations."
🔴 @faureolivier, Premier secrétaire du Parti socialiste et candidat à la primaire, relaie l'appel officiel du PS à manifester.#Les4Vérités pic.twitter.com/KAmznXEwQg
— Telematin (@telematin) October 5, 2026
Des mouvements de grève et de blocage
🔥🚨FLASH – Les appels syndicaux, locaux et nationaux, à rejoindre les lycéens se multiplient ! Ici les communiqués de la CGT Education, du SNEP, du SNES-FSU et du SNUEP-FSU pic.twitter.com/G7RUR1KOOG
— Informations Ouvrières (@InfosOuvrieres) October 1, 2026
Des manifestations dans la plupart des villes de France
#Lycéens Alors que le mouvement des lycéens n'a cessé de s'étendre depuis une semaine, l'Union étudiante et l’Union syndicale lycéenne, appellent à un “acte 3 “ de leur mobilisation mardi 6 octobre. Des manifestations seront organisées partout en France. A Paris, rendez-vous… pic.twitter.com/36GnjXXosL
— L'Echiquier social (@EchiquierSocial) October 4, 2026
Des rassemblements sont également prévus dans les grandes villes. Rendez-vous est donné à :
- Bordeaux : 11h, porte de Bourgogne. Le parcours déposé par l’intersyndicale en préfecture va traverser le centre-ville sous forme de boucle, via les axes centraux et l’hôtel de ville. Un autre cortège est indiqué au départ à 10h30 de la poste de Mériadeck ;
- Lille : 12h00, place Déliot ;
- Lyon : 10h00, place Bellecour, en direction de la place Guichard (3e), via la place Raspail (7e) ;
- Marseille : 10h30 aux Réformés ;
- Montpellier : 13h00, place du Peyrou ;
- Nantes : 10h30, Miroir d’Eau ;
- Nice : 14h00, place Garibaldi ;
- Rennes : 11h00, esplanade Charles-de-Gaulle ;
- Strasbourg : 14h00, place Kléber, en direction de la place de la République, via les quais sud ;
- Toulouse : 11h, place Saint-Sernin, en direction de Saint-Cyprien : pl. Saint-Sernin > pl. Jeanne-d’Arc > bds du centre-ville > pont des Catalans > Saint-Cyprien.
Des manifestations sont également prévues dans des villes de moindre importance :
- Auch 11h00, départ de la gare
- Béziers : 10h00, lycée Jean Moulin ;
- Brest : 11h00, place de la Liberté ;
- Carcassonne : 10h30 portail des Jacobins, vers la direction des services départementaux de l’Éducation nationale ;
- Chambéry : 13h00, préfecture ;
- Chartres : 10h00, devant le théâtre ;
- Draguignan : 8h00, Jean Moulin,
- Evreux : 10h00, préfecture de l’Eure ;
- Le Mans : 14h00, République ;
- Metz : 14h00, place de la Gare,
- Rouen : 9h30, hôtel de ville ;
- Saint-Brieuc : 10h30 parc des Promenades, en direction de la pl. des Droits de l’Homme et arrivée devant la Préfecture ;
- Saint-Étienne : 10h30, place Jean Jaurès ;
- Saint-Nazaire : 10h00, cité scolaire Aristide-Briand / Brossaud-Blanch, en direction de la sous-préfecture ;
- Vannes : 12h00, sur le port ..
La liste des manifestations en France
